Noisey

Laissez tomber, les Sparks seront toujours plus jeunes (et plus drôles) que vous

Le plus grand groupe pop du monde nous parle de son excellentissime nouvel album « Hippopotamus », de son amour pour la France et de ses projets avortés avec Jacques Tati.

par Pascal Bertin
14 Septembre 2017, 8:49am

Membre de l'amicale pop-rock, ça fait trente ans qu'on te prend pour un jambon. Tu as moins de 30 ans ? On s'est toujours foutu de toi. Tout ce qu'on t'a fourgué comme du produit frais n'est que contrefaçon. Vaccines, Haim, Kooks, Embrace (oh putain, Embrace), Cage The Elephant, Temples, Razorlight. Bon, on va s'arrêter là. Toute cette belle confrérie n'est qu'une vaste blague, de la copie singapourienne du Velvet, de Lee Hazlewood, des Standells, de Fleetwood Mac ou des Beach Boys. Mais libre à chacun de préférer les Lemon Twix (deux doigts qui coupent la faim de musique) ou le Jake Bugg de l'an 2015. Et Tobias Jesso Jr, c'est l'héritier de Randy Newman tant qu'on y est ? Soyons sérieux. Même Céline Dion et Muse ont plus révolutionné le bouzin. Tout ça, c'est même pas moi qui le dit, c'est le critique rock anglais Simon Reynolds qui crachait déjà le morceau (et au passage dans une partie de la soupe pop actuelle de son pays) dans son excellent bouquin Retromania.

C'était donc un devoir professionnel de rencontrer le groupe qui était là avant tout le monde : avant les synthés, avant le disco, avant le glam, avant le punk, avant la nouvelle chanson française, avant la fin du monde. Avant Blue Öyster Cult même. Encore que non, le groupe brouillon des Sparks, Halfnelson, a été créé en 1968, soit un an après le bon BOC. La singularité des frangins Mael tient alors à pas grand-chose. Russell et Ron aiment la vague rock anglaise, des Who aux Kinks en passant par Syd Barrett, et détestent le folk local qu'ils jugent sinistre. C'est ainsi qu'après avoir écumé le Whisky A Go Go pour y goûter la crème de la scène psyché locale, ils montent leur propre groupe, d'abord à cinq dès 1972, puis à deux sur le devant de l'affiche deux ans plus tard, à partir du chef d'œuvre Kimono My House. Jamais avant-gardiste mais toujours en avance, ultra-modernes sans sombrer dans l'expérimental indigeste, leur duo va faire le bonheur des premiers vendeurs de synthétiseurs, tirer les marrons du feu disco et annoncer les duos new-wave affairés derrière leurs claviers. Et par la même, essuyer les plâtres pour la génération synth-pop des Pet Shop Boys et Human League, à l'image de la pochette d' In Outer Space où Ron se fait entarter.

2017, voilà les frérots septuagénaires de retour avec une pochette où un hippopotame nage dans leur piscine et un 25e album fascinant où la pop de chambre croise l'électro variété dans les toilettes d'un cabaret de Montmartre, où la coolitude californienne tente de faire picoler le classicisme british dans une excentricité baroque devenue leur marque de fabrique. Le plus grand groupe pop du monde, tout simplement. Et on vous prend pas pour un jambon.


Noisey : Qu'est-ce que travailler avec Franz Ferdinand a changé pour vous ?
Ron : Ça nous a pas mal inspirés pour un retour à des structures de chansons que nous avions laissé tomber. Ce projet FFS a fait renaitre cette excitation de revenir à des chansons pop au sein d'un groupe et de pouvoir à nouveau jouer live. L'enregistrement s'est déroulé de façon différente pour nous car très rapidement dans un studio très cher. A l'inverse, nous préférons passer beaucoup de temps sur les chansons. Un studio onéreux peut provoquer des blocages chez nous. Des délais imposés peuvent être néfastes à notre créativité.

C'est grâce à FFS qu' Hippopotamus contient quinze chansons qui possèdent chacune leur atmosphère propre, avec du cabaret, de la pop orchestrée, un final presque classique ?
Ron : On peut s'aventurer dans pas mal de genres dans la mesure où nous en avons exploré beaucoup par le passé. On espère juste que ça ne sonne ni rétro ni nostalgique mais d'un point de vue stylistique, une chanson peut être arrangée de plein de façons différentes : orchestrée, électronique, avec une approche de groupe bien sûr…

Russell : Chaque chanson est une unité en soi, pas nécessairement liée aux autres. Cette variété fait sens, sachant que nous étions heureux que la maison de disques choisisse une chanson plutôt peu conventionnelle, « Hippopotamus », pour lancer l'album, même si elle n'en est pas totalement représentative. C'est donc une situation étrange. L'esprit de la chanson s'inscrit dans l'album mais au niveau des textes, de la musique, de la mélodie, elle n'a rien à voir avec les autres. Et nous en sommes fiers.

En écoutant l'album, après H vient K et Hippopotamus a enchainé direct sur Kimono My House, et ça m'a frappé comme les chansons y étaient simples face à celles bien plus complexes d'Hippopotamus.
Ron : Ça fait plaisir que tu dises ça car souvent, on est un peu sur la défensive quand quelqu'un nous dit qu'il aime tel album de 1973.

Mais je l'aime toujours !
Ron : Je comprends mais c'est juste qu'on veut être remarqués pour ce qu'on fait maintenant. Ton ressenti est donc encourageant car nous pensons aussi qu'il y a plus de complexité et de profondeur dans notre musique que par le passé.

C'est un paradoxe car vous vous produisez vous-mêmes alors que vous avez travaillé dans le temps avec des producteurs renommés comme Todd Rundgren, Tony Visconti ou Muff Winwood…
Russell : Oui et on adore cette façon de travailler. On a beaucoup appris de ces producteurs que tu mentionnes et on sent qu'on peut désormais être les meilleurs juges des chansons qui marchent et de celles qui ne marchent pas. On a les capacités techniques pour le studio où je fais office d'ingénieur du son et de mixeur. On peut donc être une entité autonome et on aime ça. On se sent désinhibés et capables de pousser les choses plus loin sans se soucier de ce que les gens vont penser. Quand on enregistre, seul compte l'avis de l'autre.

Ron : Il fut un temps où on travaillait avec des producteurs, des gens qu'on respectait mais qui jugeaient les morceaux et on écrivait presque dans le but d'avoir assez de chansons qui aillent dans le sens de leurs critiques. Maintenant, on est plus sévères sur notre travail vu qu'il n'y a plus personne pour le juger à part nous.

Vous ne vous imposez pas de deadline ?
Russell : Non ! C'est un luxe de nous accorder autant de temps car nous disposons de mon studio à Los Angeles où nous passons le temps que nous voulons jusqu'à ce que le résultat nous plaise. On n'avait même pas de label quand on travaillait en studio. BMG nous a signés sur l'album fini. Personne donc pour nous mettre la pression.

Ron : Personne n'a demandé de changement, d'ailleurs.

Ça aurait été stupide de leur part.
Russell : Parfois, certains sont stupides !

Ron : Le truc qui revient souvent, c'est : « j'aime bien mais… ». Alors que là, BMG a pris l'album tel quel, ce qui nous a surpris au final. Quinze chansons, c'est plus que n'importe quel autre de nos albums. Une fois fini, on a senti qu'on tenait quelque chose d'où il aurait été compliqué d'enlever un titre sans changer l'équilibre de l'ensemble. Mais on reste critiques de notre propre travail. C'est quelque chose sur lequel nous avons progressé avec le temps en travaillant avec différents producteurs. On est capables de revenir sur des disques du passé avec un œil critique là où nous pensions avant que tout ce que nous réalisions était bon. Ce sont des décisions difficiles à prendre mais nous nous améliorons.

Une chose ne change pas, c'est votre humour à l'image de « I Wish You Were Fun ».
Russell : Oui, ça parle d'un type qui aime vraiment tout chez sa copine sauf un truc. « Tu es vraiment incroyable en tous points. À part que tu n'es pas drôle ». C'est une situation tout à fait possible. Alors le gars lui demande de lui faire un saut périlleux pour le surprendre et prouver qu'il a tort.

Ron : Mais il comprend aussi que c'est une perte de temps car les gens ne changent pas et ne deviennent pas ce qu'on voudrait, ça n'arrive pas.

Ça vous parait impossible d'aimer quelqu'un qui n'a pas d'humour ?
Ron : Oui.

Russell : Tu vois, notre personnage essaie mais n'y arrive pas.

Dans la chanson « Edith Piaf (Said It Better Than Me) » vous chantez « live fast and die young, too late for that », c'est une réflexion que la vie vous inspire ?
Russell : Dans un sens, oui. La chanson parle plus spécifiquement d'un personnage qui évoque son expérience de vie en se référant à Edith Piaf qui dit qu'elle ne regrette rien de ce qu'elle a fait. Contrairement à elle, lui n'a rien d'excitant dans sa vie qu'il pourrait regretter. Il a eu une existence totalement vide à l'opposé de tout ce qu'Edith Piaf a pu traverser. Il la regarde donc à travers cette chanson et aimerait aussi pouvoir dire « je ne regrette rien ».

Qu'est-ce que vous regrettez de toute votre carrière ?
Ron : On aurait pu travailler avec Jacques Tati sur son dernier film et c'est vrai que c'est dommage que ce projet n'ait pas vu le jour, en partie pour des motifs de santé, en partie pour des raisons économiques. Ce n'est pas quelque chose que nous regrettons car ce n'était pas de notre fait mais c'est quelque chose qu'on aurait aimé finir et qui reste en suspens. Ça fait partie de ces moments dont on se demande ce qu'ils auraient donné.

Russell : Musicalement, nous nous reconnaissons dans l'idée de « je ne regrette rien ». Il y a plusieurs années, nous avons joué nos 21 albums chronologiquement sur 21 concerts à Londres et l'exercice nous a permis de nous retourner et d'évaluer tout notre travail. Ça nous a rendus plutôt fiers de réécouter nos chansons dans ce contexte.

Et le sens primaire de la chanson « Missionary Position », ce serait donc que le plus simple reste le meilleur ?
Ron : Ha ha ha ! Oui, c'est son thème: pourquoi se défaire de ce qui a été testé et qui marche ? Mais rien que prendre la position du missionnaire sur le plan littéral était un truc un peu spécial et attaquait un terrain où peu de groupes se sont aventurés.

Vous avez un lien fort avec la France qui se sent encore ici.
Russell : Effectivement, notre relation remonte à loin, dans les années 70 où on aurait pu travailler avec Jacques Tati comme on le disait, quand on a produit le groupe Bijou, travaillé avec les Rita Mitsouko, et plus récemment, avec Grand Popo Football Club.

Ron : Sans parler de « When I'm With You » qui a été un tube en France comme nulle part ailleurs, phénomène que nous sommes bien incapables d'expliquer. Il nous a donné la possibilité de rester un an à Paris alors qu'il sortait de nulle part. On comprend donc bien la France, et ça remonte même à l'époque de la fac où on allait voir les films français, ce qui était cool pour les étudiants à l'époque. Tout ce qui touchait à la Nouvelle Vague était à la mode et tout ce qui venait de France a fini par nous inspirer.

D'où venait cette attirance ?
Ron : Un truc tout simple : pour être cool, il fallait écouter une certaine musique, s'intéresser au cinéma étranger. On aimait vraiment tout ça, la Nouvelle Vague donc mais aussi le néo-réalisme italien. Ça devenait presque automatique quand tu faisais partie des étudiants cool, un peu comme les groupes que tu allais voir.

Justement, pourquoi cette autre attirance pour les groupes anglais dès votre adolescence ?
Ron : Ils avaient quelque chose de fascinant. Ils étaient flashy, scéniquement attractifs, tandis que leurs chansons étaient plus précieuses dans le bon sens du terme, que celles des groupes américains, beaucoup plus sérieux et centrés sur leurs problèmes. Ce n'était pas une question de musique car tous les américains étaient d'excellents musiciens. Mais bon, on n'a pas décidé un jour de ce qu'on allait aimer, ça nous a juste attrapé comme ça. Tout spécialement à cet âge. Inversement, quand on a commencé à jouer live, on n'a jamais dit qu'on était anglais et pourtant, vu que notre style s'en rapprochait, il y a eu confusion.

Vous dites précieux mais vous vous êtes aussi approprié l'excentricité des Anglais là où beaucoup d'Américains comme le Velvet Underground, les Doors, étaient plus dark.
Ron : En même temps j'adorais le Velvet Underground car bien qu'américains, ils étaient tellement extrêmes et inventaient un monde obscur. Une chanson comme « Sister Ray » reste juste incroyable mais ce groupe reste une exception. La façon dont ils jouaient était tellement stylisée aussi…

La récompense c'est qu'en retour, l'Europe vous a aimés avant les Etats-Unis.
Russell : Oui, une belle réciprocité ! Les Anglais nous ont acceptés, ce qui était déjà énorme. Nous avons senti de l'amour et c'est un peu inexplicable : pourquoi une même musique est-elle reçue différemment à deux endroits du monde ?

Comment avez-vous traversé le moment crucial de votre carrière où vous êtes passé du groupe rock dans son époque à celui en avance sur son temps avec les synthétiseurs ?
Ron : Il y a toujours eu une curiosité et un esprit aventureux pour nous guider et nous aider à porter notre musique ailleurs. Car il y aura toujours des éléments des Sparks qui resteront, comme ma façon de chanter ou le style mélodique et l'écriture de Russell. C'est comme si on avait toujours cherché de nouvelles façons de présenter ça et de garder notre fraicheur. En nous demandant toujours ce qu'on allait faire ensuite afin de préserver cette singularité tout en avançant dans notre univers. C'est pour ça qu'on a travaillé avec Georgio Moroder à la fin des années 70. Ce choix s'est fait de façon erratique mais s'est avéré gagnant et nous a fait devancer pas mal d'autres groupes qui ont compris que travailler en duo pouvait marcher, avec l'électronique et des rythmes dance, sans rester figé dans une tradition rock à laquelle on n'a jamais trop appartenu, surtout quand on travaillait avec Georgio. Pour répondre simplement à ta question, on a toujours essayé de trouver de nouveaux contextes dans lesquels placer notre musique, qu'il s'agisse d'orchestrations classiques ou d'électronique. Sur Lil' Beethoven, on s'est par exemple débarrassés du schéma rock guitare, basse, batterie, pour le remplacer par des cordes et des voix très agressives. On a remplacé l'énergie rock par cette autre force.

Est-ce que certaines figures vous ont montré la voie, comme Brian Eno ou Kraftwerk ?Ron : On voyait la musique sous un angle plus pop que ces artistes-là. Georgio Moroder a donc été plus influent par la façon dont il a utilisé l'électronique pour « I Feel Love », qui correspondait plus à ce qu'on recherchait plutôt que l'ambient ou même Kraftwerk, que j'adore par ailleurs, mais qui est un truc différent. Nous, on adorait ce que la combinaison des synthés d'« I Feel Love » avec notre façon de chanter apporterait de nouveau. Ce charme nous a amené à contacter Georgio pour qu'il travaille avec nous.

Comment avez-vous vécu l'explosion de la musique synthétique dans les années 80 ?Ron : Déjà, on a pris toutes les insultes à la place de ces artistes qui n'ont pas eu à les subir ! Car même pour l'album N°1 in Heaven, les critiques se sont montrés sauvages, et spécialement en Angleterre, car personne ne comprenait comment un groupe formaté rock pouvait se débarrasser de sa structure rock pour utiliser l'électronique. Mais bon, l'album a fini par générer trois hits. Du coup, quand on a entendu d'autres groupes adoptant ce format, on était à la fois heureux de les avoir influencés tout en se retrouvant à l'écart des sujets sur les groupes électroniques importants du moment.

Comment avez-vous eu l'idée de votre look si spécial ?
Ron : Très tôt, on s'est inspirés des groupes anglais et chacun s'est attribué un rôle. En tant que clavier, c'était plus compliqué pour moi. Je n'aimais pas Rick Wakeman de Yes et sa façon de sauter derrière ses claviers. Il n'y avait rien que je puisse faire d'aussi flamboyant que les autres Sparks. J'ai donc décidé d'être totalement stoïque et ça m'a valu autant d'attention que les autres, spécialement quand nous avons débarqué pour la première fois en Angleterre. Top of the Pops était un show super important et les gros plans avaient un effet énorme. En faisant ce que je pensais être rien, ça a eu un effet incroyable.

Russell : C'est quand d'autres nous l'ont dit qu'on s'en est rendu compte. Moi-même, je n'y ai pas fait attention et pourtant, cette approche à contre-courant s'est révélée positive.

Ron : Les gens nous pensent plus méthodiques que nous l'étions. On n'a jamais eu de réunions pour décider de tout ça ! Ça s'est fait comme ça et ça a été un choix gagnant.

Brian Eno est un autre exemple de clavier dont le look et l'attitude tranchaient avec ceux du chanteur.
Ron : On a vu Roxy Music aux tous débuts, Eno était encore dans le groupe et effectivement, totalement incroyable !

Vous étiez aussi de grands fans de Syd Barrett, mais pas de Pink Floyd ?
Russell : On aime bien les premiers albums. On les a d'ailleurs aussi vus la première fois qu'ils sont venus en Amérique. Ils ont vite évolué vers quelque chose de complètement différent là où Syd Barrett apportait un charme unique à leurs chansons avec sa voix étonnante. (Il se met à chanter « I've got a bike. You can ride it if you like. It's got a basket, a bell that rings and things to make it look good. »). Si tu compares ça au Pink Floyd version stade, ça n'a rien à voir, c'était bien plus excitant.

J'aurais dû vous demander de m'écrire un livre sur tous les concerts que vous avez vus.
Ron : On a eu de la chance car il y avait tellement de bons concerts à l'époque à Los Angeles. On ne se rendait pas compte que c'était exceptionnel mais ça l'était. Au Whisky A Go Go bien sûr mais aussi au Shrine Exposition Hall où tu pouvais voir trois groupes anglais un soir toutes les semaines.

Vu que je n'ai aucune chance de les voir, j'ai un service à vous demander : est-ce que vous pouvez me raconter un concert des Byrds ?
Russell : On les adore nous aussi.

Ron : Je les ai vus assez tôt dans le gymnase de la Fairfax High School. En général, on préférait les groupes anglais mais ils étaient immenses.

Russell : Les harmonies vocales… même leurs reprises de Bob Dylan, ils s'arrangeaient pour les faire sonner comme leurs propres chansons. Leur son était très impressionnant aussi. Quand tu prends une chanson comme « Eight Miles High »…

Ron : L'intro était dingue, influencée par John Coltrane. Sans parler des chansons plus populaires comme « Mr Spaceman », je l'adore.

Russell : On les écoute encore, tu vois. Très bon choix.

Et dans les années 70, avec votre succès disco, quelles ont été vos liens avec le punk dont il était un peu l'ennemi ?
Russell : On a eu la preuve qu'on était dans le vrai sur l'album N°1 in Heaven quand on a rencontré bien plus tard Steve Jones, l'ex-guitariste des Sex Pistols, un groupe que nous adorions. Sur le moment, nous savions que nous n'avions pas la même attitude alors qu'en fait, si. Nous n'étions juste pas dans la même musique. Et Steve Jones était un de nos grands fans. A l'époque, les Sex Pistols écoutaient les Sparks, eh oui. Il n'y avait donc pas tant d'écart entre nous et les punks. On était aussi très amis avec Joey Ramone et je chante sur deux morceaux des Ramones. Il y avait une vraie connexion entre nous.


Hippopotamus est sorti le 8 septembre sur BMG.

Les Sparks seront en concert à Paris, à la Gaité Lyrique, le 1 er octobre.

Pascal Bertin préfère Hippopotamus à Elephant. Il est sur Twitter.