FRANCE

Aulnay-sous-Bois : L'IGPN retient la thèse de l'« accident » et non du viol

Plusieurs médias français rapportent ce jeudi matin que la police des polices pencherait pour la thèse d’une « opération qui tourne mal ».
9.2.17
Aulnay-sous-Bois, le 22 janvier 2015. REUTERS/Gonzalo Fuentes

Chargée de l'affaire de l'arrestation de Théo à Aulnay-sous-Bois, l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, retient la thèse de l' « accident » plutôt que celle du viol, rapportent plusieurs médias français ce jeudi matin.

LCI révèle que l'IGPN pencherait pour la thèse d'une « opération qui tourne mal » dans son rapport rendu à la juge d'instruction du parquet de Bobigny le week-end dernier. S'appuyant sur des images de vidéosurveillance, l'IGPN indique que Théo aurait refusé de se laisser menotter, ce qui aurait déclenché une bagarre avec trois policiers.

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Aucun policier n'aurait baissé le pantalon de Théo pour lui introduire la matraque. Pour l'IGPN, il n'y aurait pas eu viol parce qu'il n'y « avait pas intention de commettre un crime sexuel, » indique de son côté la radio RTL, qui a aussi eu accès au rapport. L'IGPN ne contesterait pas la gravité des faits, parlant d'un « accident grave et réel », mais rejette la thèse du « viol délibéré ».

BFM indique que le rapport de l'IGPN estime que le policier a frappé le dos de Théo d'un coup de matraque mais qu'il n'avait « pas l'intention de causer une blessure à l'anus. » Les rapports médicaux indiquent que Théo a subi une « plaie longitudinale du canal anal, profonde de 10 cm et d'une section muscle sphinctérien. » Le jeune homme a eu une incapacité totale de travail (ITT) de 60 jours.

Si ce rapport a fuité ce jeudi dans la presse, la juge d'instruction en charge de l'affaire en avait pris connaissance avant même de qualifier les faits. Un policier avait été mis en examen pour viol et les trois autres pour violences volontaires. Seule la juge d'instruction peut donc décider de requalifier les faits, précise RTL.

Suite à l'arrestation de Théo, des violences éparses ont eu lieu à Aulnay-sous-Bois et dans d'autres villes de la banlieue parisienne. Ce mercredi, six personnes ont comparu au tribunal de Bobigny, suite à leur interpellation ce lundi soir pour des faits d' « embuscade ». Deux jeunes ont été condamnés à des peines de 6 mois de prison ferme et trois autres à 6 mois de prison avec sursis.


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