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Etats-Unis

Larges victoires pour Trump et Clinton : tout ce qu’il faut retenir du « Super Tuesday »

Étape cruciale dans la course aux primaires américaines, le Super Tuesday a donné ses résultats ce mercredi matin et semble dégager deux grands vainqueurs en vue des présidentielles de novembre prochain.
2.3.16
Photo par Michael Vadon / Wikimedia Commons

Étape cruciale dans la course aux primaires américaines, le Super Tuesday a donné ses résultats ce mercredi matin, heure française, et semble dégager deux grands vainqueurs en vue du vote du 8 novembre prochain, qui décidera du nouveau président des États-Unis. Côté républicain, le milliardaire Donald Trump a triomphé face à Ted Cruz et Marco Rubio, alors que chez les Démocrates, Hillary Clinton l'a emporté face au sénateur Bernie Sanders.

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Ce mardi 1er mars, douze États (et les Démocrates de l'étranger) étaient appelés à se prononcer côté démocrate, et onze États côté républicain, dans cette phase importante des primaires, en raison du nombre de votes concentrés au même moment.

Clinton et Trump ont chacun de leur côté remporté sept États et pris un ascendant certain sur leurs concurrents. Pour ce seul mardi, les Démocrates désignaient 1 017 délégués — soit 20 pour cent du total — alors que les Républicains nommaient 595 délégués — soit un quart de ceux qui se retrouveront à la convention de Cleveland en juillet pour l'investiture du candidat républicain.

« Super Trump Day »

Donald Trump l'a emporté dans l'Arkansas, l'Alabama, la Géorgie, le Tennessee, la Virginie, le Vermont et le Massachusetts, alors que Ted Cruz est parvenu à gagner dans son fief, le Texas, et dans l'Oklahoma voisin. Le troisième homme de la course républicaine, Marco Rubio, s'est quant à lui imposé dans l'État du Minnesota. Ce mercredi matin, heure française, on ne savait pas encore qui l'a emporté dans l'Alaska — pour le moment Cruz et Trump sont aux coudes à coudes.

Trump a donc récupéré 203 délégués supplémentaires pour porter son total à 285 — prenant une avance certaine sur Cruz et ses 160 délégués (qui a vu son total augmenter de 143 ce mardi). Rubio s'accroche tant bien que mal avec ses 87 délégués. Pour remporter l'investiture républicaine, il faut 1 237 délégués — et selon la plupart des observateurs, Trump sera difficilement rejoint.

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Le milliardaire américain a réussi ce mardi à gagner dans des États très différents les uns des autres : l'Alabama n'est pas le Massachusetts ni la Virginie. Depuis Palm Beach en Floride, Trump a alors célébré sa victoire en déclarant être un « rassembleur », alors que des médias n'hésitaient pas à titrer « Super Trump Day » en Une de son site.

Trump semble désormais convaincu que son prochain combat ne se fera pas contre un Républicain mais contre une Démocrate : Hillary Clinton. « Une fois que tout cela sera fini, je vais m'attaquer à une personne : Hillary Clinton, » a déclaré Trump depuis Palm Beach. Pour le moment, les sondages donnent largement gagnante la candidate démocrate en cas d'un affrontement Clinton - Trump.

Ted Cruz s'est quant à lui posé comme seul rempart contre Trump, dont la victoire ferait vaciller le Great Old Party (le GOP, le parti républicain) selon Cruz. La nomination de Trump serait « un désastre pour les Républicains, les conservateurs et pour la nation, » a déclaré Cruz depuis Stafford dans le Texas.

Marco Rubio n'a jamais été aussi près de la sortie — seule sa victoire dans le Minnesota semble le maintenir en vie dans la course aux primaires. « Les experts disent qu'on est des outsiders, j'accepte ça. Nous avons tous été des outsiders dans notre vie. Nous sommes une communauté d'outsiders. Nous sommes une nation d'outsiders. Nous sommes un pays d'outsiders, mais nous allons gagner, » a assuré Rubio à l'issue des votes de ce mardi.

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Hillary dans un fauteuil

De son côté, Hillary Clinton a remporté le Texas, l'Arkansas, le Tennessee, l'Alabama, la Géorgie, la Virginie et le Massachusetts — soit les États les plus richement dotés en délégués. Le sénateur de 74 ans, Bernie Sanders, s'est lui imposé dans le Colorado, l'Oklahoma, le Minnesota et dans son fief du Vermont.

Comme le notait ce matin le New-York Times, Clinton a reçu ce mardi le soutien de minorités, notamment des Afro-Américains, dans plusieurs États — ce qui va compter dans la suite des primaires et en vue de la présidentielle.

Dans son discours d'après-victoire prononcé depuis Miami, Clinton s'en est pris à Donald Trump — une manière de dire que la primaire était jouée et que l'affrontement final opposerait le milliardaire new-yorkais à l'ancienne Secrétaire d'État. « L'Amérique n'a jamais cessé d'être grande [Ndlr, faisant référence au slogan de Trump, « Make America Great Again »], » a déclaré la candidate démocrate.

De son côté, Bernie Sanders estime que la route est encore longue, notant que 35 États doivent encore voter, alors qu'il peut toujours compter sur l'électorat jeune — 71 pour cent des 17-29 ans ont par exemple voté pour lui dans le Minnesota.

À lire : Si Trump gagne, des Américains pensent s'installer sur une île au Canada


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Photo par Michael Vadon / Wikimedia Commons