« The Coming » de Busta Rhymes vu par les rappeurs français

Nikkfurie, Eloquence, Hippocampe Fou, Feini-X-Crew et Greg Frite se souviennent du premier album du new-yorkais.
10.10.16

On peut trouver certains torts à Busta Rhymes. Ces derniers temps, il est parfois un peu satisfait, souvent moins fulgurant et imprévisible qu'il y a dix ans, et son rôle de producteur pour des MC's comme O.T. Genasis ne l'honore pas toujours. Pourtant, qu'on le veuille ou non, on ne cesse de trouver chez lui des choses passionnantes. Jusqu'à la publication de Genesis en 2001, c'était même systématiquement le cas. À commencer par The Coming, publié en 1996 et produit par des mecs aussi balèzes que J Dilla, DJ Scratch, Easy Mo Bee ou The Ummah. Avec ses tubes qui ont séduit le grand public, son sens de l'absurde, son flow fulgurant et ses propos moins graves et sentencieux que ceux de ses contemporains, ce premier forfait était aussi allumé que clair et incisif, et imposait alors l'ex-Leaders Of The New School comme l'un des fous furieux de la scène hip-hop, celui qui était la personnification de l'adjectif trublion, à côté de ses compères Redman et Ol' Dirty Bastard.

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Vingt ans après sa sortie, The Coming est toujours un album fondamental, l'un de ces disques que l'on adore d'autant plus que les autres, les ringards, les radios, les magazines, semblent continuellement l'oublier au moment de faire les comptes – contrairement à All Eyez On Me de 2Pac, The Score des Fugees ou Reasonable Doubt de Jay-Z, sortis la même année. Eloquence, Lucio Bukowski, Nikkfurie, Greg Frite ou encore Demi Portion, eux, n'ont pas oublié. Ils savent à quel point The Coming a pu traumatiser toute une génération et encourager des rappeurs en herbe à prendre le mic. On leur a demandé de témoigner.

NIKKFURIE (LA CAUTION)

J'ai d'abord connu Busta Rhymes à travers le groupe qui l'a révélé, Leaders Of the New School, au début des années 90. À l'époque, ils étaient peu connus du grand public mais étaient invités sur le hit d'A Tribe Called Quest, « Scenario », et Busta focalisait déjà l'attention sur lui par son style nerveux, technique et fun. Ce qui a précipité ses velléités de solo et créé de la discorde dans le groupe. Du coup, on attendait grave son premier album solo, The Coming, ne serait-ce que pour voir comment sa folie de flow pouvait se décliner sur tout un opus… Et le résultat était MONSTRUEUX ! L'un des ultimes classiques du hip-hop, sans l'ombre d'un doute.

Les beats de DJ Scratch, Easy Mo Bee ou J Dilla étaient lourds de chez lourds, « obèses », et collaient parfaitement à son flow. Granuleux à souhait ! Et niveau MCing, on avait affaire à un virtuose. Sur ce disque, son flow est instinctif et particulier avec ses sonorités de démence ou de psychopathie. Au niveau technique, sa manière de saccader les syllabes est exceptionnelle - « Everything Remains Raw » en est l'apogée, au point de créer le style de son cousin Rampage. Ses variations de rythmes, accélérations, ralentissements, sont des modèles du genre également. Certains (surtout en France) pourraient chipoter sur la profondeur de ses lyrics mais cela n'a aucun sens. Après tout, comment, en rappant comme un ouf sorti de l'asile, le mec pourrait donner des leçons de morale ou dire des trucs tristes ? [Rires]__

Mais par dessus tout, Busta maîtrise à la perfection ce que peu de MC's calculent en premier lieu : le « timbre ». Il en change à des moments inattendus, l'adapte aux mélodies du son et passe du flow « criard » au « smooth chuchoté » de manière incroyablement fluide. Bref, un monstre. Avec Hi-Tekk, on a d'ailleurs usé cet album, même s'il est moins easy listening et fédérateur que les albums de 2Pac ou des Fugees, sortis la même année. D'ailleurs, en France ce n'est pas étonnant qu'il ait moins marché que les disques de ces deux entités : ça sonnait trop hardcore pour les petites oreilles des non initiés qui, du rap, n'appréciaient que les morceaux légers n'agressant jamais leurs délicats tympans.

Ce qui est marrant, malgré tout, c'est qu'il y a eu de nombreux Busta en herbe. Dans chaque concert à cette époque, t'en avais un [rires] ! Beaucoup imitaient le "rendu", le côté psycho alors que le style de Busta était exceptionnel par sa technique, en tout cas pour nous. Et nous concernant, je pense qu'au niveau apprentissage on a grave bénéficié d'une sorte de « compétition rapologique » non avouée entre Busta, son nouveau crew le Flipmode Squad et le crew de Redman, le Def Squad. D'ailleurs, ça a donné le « Flipmode Squad Meets Def Squad » dans l'album, un morceau fabuleux et plein d'inspiration pour les jeunes MC's que nous étions ! Mais on a eu cette acuité pour savoir décoder et non pas pomper, grosse influence à nos débuts en tout cas.

ELOQUENCE

En 1991, j'avais de la famille à New York et j'ai eu l'occasion d'aller là-bas. Ce voyage m'a rendu accroc au rap de la East Coast. Quelques temps après, j'ai fait pas mal de conneries, notamment un peu de placard, et on m'a renvoyé au bled en 1996. À l'époque, il n'y avait pas Internet, mais je m'étais débrouillé pour squatter Yo! MTV Raps et différentes cassettes de 2Pac, Biggie et A Tribe Called Quest. C'est comme ça que j'ai fini par entendre parler de Busta Rhymes. Et ça été un impact immédiat. Mes premiers raps dans les MJC ont été faits sur les instrus de « Woo Hah!! Got You All in Check ». Ce titre, c'était un truc de dingue. Il avait des centaines de remixes et il passait constamment en soirée. Pareil pour « It's A Party », ça tournait partout.

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Cela dit, je ne saurais même pas dire si ce sont mes deux morceaux préférés. Je sais que « Everything Remains Raw » et « Filpmode Squad Meets Def Squad » ont été de grosses claques également, des sortes de gros freestyles totalement fous, mais la force de The Coming c'est quand même d'être excellent de bout en bout. Aujourd'hui, ça paraît inconcevable parce que les albums ne sont plus que des collections de singles où trois-quatre titres se démarquent, mais là on parle d'une époque où on savait faire des disques. Quand tu écoutes All Eyez On Me de 2Pac, Ready To Die de Biggie, Illmatic de Nas ou The Coming de Busta Rhymes, il n'y en pas un qui rappe de la même façon, qui aborde les mêmes thèmes, qui pose sur le même genre d'instrus. Et pourtant, tous ont réussi à combiner le succès commercial à la reconnaissance des spécialistes du hip-hop.

Dans le cas de Busta Rhymes, il a réussi l'exploit de faire appel à des producteurs très underground, comme J Dilla et Easy Mo Bee, et à rendre le tout très pop. Il y avait bien sûr cette accumulation de cris et de nervosité, quelque chose que l'on a retrouvé ensuite chez Ludacris ou, en France, chez Busta Flex, mais The Coming était un album très mélodieux. En France, il a peut-être était éclipsé par la sortie des albums de 2Pac et de Biggie au même moment, et par la rivalité East Coast/West Coast qui en découlait, mais ça n'en reste pas moins un album très créatif. D'ailleurs, là où All Eyez On Me et Life After Death sont très bons du point de vue des lyrics, The Coming est sans doute un album plus imprévisible, avec des morceaux de plus de sept minutes et avec un rappeur pouvant autant poser ses textes sur des instrus à 50bpm que 15bpm. Pour résumer, Busta Rhymes pouvait tout se permettre à cette époque et, à égalité avec Genesis en 2001, The Coming reste clairement son meilleur album.

LUCIO BUKOWSKI

En 1996, j'avais 13 ans. J'écoutais surtout Akh, Doc Gynéco et mes seules références US étaient 2Pac et Redman. Lorsque j'ai entendu Busta Rhymes, ça n'a pas été le coup de cœur immédiat. J'aimais le flow, mais pas autant que celui de Redman. À vrai dire, c'est même Extinction Level Event qui m'a foutu une grosse claque, d'un point de vue musical et expérimental, et m'a poussé à réécouter The Coming. Après tout, je me disais que c'était sa carte de visite, l'album qui annonçait ce qui allait suivre.

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Sur The Coming, on retrouvait le même minimalisme que chez 2Pac, Biggie ou A Tribe Called Quest, la signature de Marley Marl en gros, comme si Busta souhaitait prouver qu'il savait lui aussi le faire histoire de passer à autre chose ensuite. Il faut aussi préciser que c'est difficile d'extraire un ou deux morceaux de ce disque, tant il a été construit comme un album à part entière, même si j'ai un petit faible pour les titres produits par Easy Mo Bee, où l'on entend Busta rapper sur des beats plus lents, ce qui le met en valeur – sans pour autant négliger ses titres de huit ou dix minutes, où l'on sent l'influence du funk et du rock chez lui, avec ses mélodies exécutées sans contraintes de temps ou de format. Et puis il a aussi réalisé quelques beats lui-même, ce qui est assez osé pour un premier effort.

Pour moi, c'est clair, Busta participe à la fin de cette ère 96. Dès 1997, le hip-hop passe complètement à autre chose, et c'est pareil pour Busta. Il a fini par sampler la B.O. de K2000, a développé sa propre personnalité, a prouvé qu'il savait s'entourer – ce qui est quand même le propre d'un bon rappeur -, a imposé sa signature vocale de dingue, qui en fait, selon moi, le Screamin' Jay Hawkins du rap. Enfin, si je devais poser une théorie, je dirais que Redman et lui, dans un monde normal, auraient dû être l'équivalent de 2Pac et Biggie, des mecs qui n'ont pas appris à rapper mais qui ont des leçons à donner à beaucoup de monde.

FEINI-X-CREW

C'est par Genesis que j'ai découvert Busta Rhymes, et j'ai tout de suite accroché à son côté déjanté, que ce soit dans le flow ou dans son interprétation. Je n'étais pas anglophone à l'époque, mais il transmettait une force, une énergie, un goût de la performance et une musicalité qui apportaient davantage de relief au rap, là où des mecs comme Nas sont plus des kickeurs. Même ses clips sont complètement dingues : le côté cartoonesque, par exemple, de « Gimme Some More » est fascinant. On peut couper le son et se rendre compte à quel point ce mec est fou furieux, totalement en dehors des clous. Il a un magnétisme et une aura qui casse l'écran.

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Par la suite j'ai redécouvert The Coming et on sent qu'il y a mis tout ce qu'il avait. Il a ramené son crew (Leaders Of The New School), il a posé des morceaux de sept minutes et on sentait qu'il en voulait ou qu'il n'avait aucune intention de flirter avec le business – et ce, même s'il était moins street que les autres. Avec mon frère, ça nous a fasciné. D'ailleurs, on utilise l'instru de « Woo Hah!! Got You All in Check » lors d'un medley que l'on fait sur scène. Ça nous permet de faire monter la sauce [rires]. Après tout, il suffit de mettre le début de ce morceau pour que le style Busta Rhymes soit résumé : ses vocalises, son énergie, tout y est. Le plus dingue, c'est qu'il reste malgré tout un rappeur sous-estimé. Lorsque j'ai su qu'il passait à Lille en 2008 ou 2009, j'ai été surpris qu'il ne fasse « que » l'Aéronef, là où des mecs comme Snoop Dogg font le Zénith… Pareil dans le public, on sentait que c'était assez restreint, on avait l'impression d'être entre « connaisseurs ». C'est dommage parce que ça reste sans doute le concert le plus marquant de ma vie. Tout ce que je voyais dans les clips, tout l'univers que je pouvais m'imaginer dans ses chansons, tout était réuni. Même Spliff Star était là et, crois-mois, les mecs ont fait jumper la foule du début à la fin. Il avait pourtant pris de sacrés kilos à ce moment-là, mais il assurait encore physiquement le bonhomme [rires].

HIPPOCAMPE FOU

J'ai découvert le rap très tard, et c'est pareil pour Busta Rhymes. Je pense que la première fois que j'ai vraiment entendu parler de lui, c'était au moment de la sortie du clip « Break Ya Neck » où il se bat contre un bélier et j'ai fini par me demander qui pouvait bien être ce mec qui se tourne en ridicule et débite ses mots comme une mitraillette. Un pote qui avait une discographie de malade a fini par me prêter ses albums et j'ai voulu creuser son parcours, savoir d'où il venait, connaître le crew dont il était issu, etc. Et ce qui m'a fasciné d'emblée, c'est sa façon de se mettre perpétuellement en péril, d'être toujours dans le défi et l'évolution. C'est devenu une obsession : je ne compte même plus le nombre de fois où il est intervenu dans un de mes rêves. Parfois, j'étais sur scène avec lui, parfois j'assurais sa première partie et, une fois, il était même à mes côtés lors d'une attaque de zombies…

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Je peux me tromper, mas j'ai l'impression que c'est à Busta Rhymes que l'on doit l'apparition des gimmicks, des cris et des bruitages dans le hip-hop. Ça a donné un truc ultra vivant et riche en ambiance dont le Saïan s'est sans doute inspiré. Pour ma part, c'est un peu pareil. Je ne suis pas aussi fou que Busta, je n'ai sans doute pas la même dextérité et la même capacité d'accélérer ou de décélérer, mais je suis toujours dans cette idée de faire vivre mes couplets. ODB était aussi taré que lui, mais Busta avait l'avantage de rapper beaucoup plus vite et d'être plus technique en utilisant aussi bien la langue et les lèvres pour apporter certaines nuances à ses mots – c'est aussi ce qui le différenciait d'un Tech N9ne. Sur « Keep It Movin' », par exemple, il a invité ses anciens potes des Leaders of the New School, mais on sent bien qu'ils sont nettement plus dans les codes que lui. Avec Busta, tu ne sais jamais quand va tomber l'accent rythmique, ce qui fait que tu as tendance à bouger la tête de gauche à droite plutôt que de haut en bas, comme c'est souvent le cas avec les autres rappeurs.

Aujourd'hui, il est plus dans l'accompagnement de jeunes artistes ou dans la consommation d'alcool, mais j'écoute toujours ses albums avec autant de plaisir. Après tout, même si c'était bien entendu plus prononcé sur The Coming, j'adore sa façon de changer de flow d'un beat à l'autre, d'aborder ses instrus avec une recherche formelle dans l'utilisation de la voix et de conserver un côté dansant dans chacun de ses morceaux. Dans une vidéo, on le voit en studio avec Timbaland et lorsqu'il entend une instru, tu sens qu'il ne peut s'empêcher de bouger la tête. Il n'a qu'une envie à ce moment-là, c'est de poser un texte dessus. C'est pour ça que c'est probablement le rappeur le plus inventif au niveau de la forme et le plus expérimental dans l'approche du flow. C'est comme s'il avait fait le choix de prendre des instrus classiques pour montrer aux autres ce qu'il pouvait en faire. Si tu écoutes The Return Of The Dragon, son dernier projet, tu te rends compte qu'il est toujours à la recherche de nouvelles idées dans sa façon de rallonger les deux-trois dernières syllabes. Ce n'est certes pas le lyriciste le plus dingue, mais il y a Brassens, Barbara ou MC Solaar si on veut du texte [rires].

Personnellement, le manque de profondeur dans ses propos ne m'a jamais dérangé. Avec des potes, on s'amusait à reprendre ses couplets – très difficiles à apprendre, soit dit en passant - et à débattre sur la plupart des ses morceaux. « Ill Vibe », par exemple, il ne lâche pas la rime et s'amuse à la garder tout un couplet. C'est très Busta ce genre de rimes multisyllabiques et d'énergie ultra rock, finalement. Ça et ses délires autour du bug de l'an 2000. Dans « Everything Remains Raw », il dit d'ailleurs qu'« il ne reste plus que cinq ans ». Et cinq années plus tard, il pond Genesis, son dernier grand album. C'est peut-être bête, mais j'aime le côté symbolique du propos.


GREG FRITE

J'ai découvert Busta Rhymes via Leaders Of The New School que j'avais découvert via A Tribe Called Quest, que j'avais découvert via De La Soul, etc. Au début des années 90, il se démarquait déjà par son attitude, plein d'emphase, là où tous les groupes que je viens de te nommer étaient tous très calmes. Lui était énervé, excité, capable de multiplier les allitérations. Malgré tout, je pense que le buzz autour de The Coming est en grande partie dû à « Woo Hah!! Got You All in Check ». En France, on l'entendait sur toutes les radios, que ce soit Nova ou Génération 88.2. En soirée, c'était pareil : les DJ's coupaient le son au moment du fameux « Woo Hah » pour permettre aux gens de le hurler. Certains DJ's le passaient même plusieurs fois dans la même soirée. Comme il n'y avait pas Internet à l'époque, un single avait une vie plus longue que maintenant. À titre d'exemple, je m'étais fait de mon côté une face de 30 minutes sur une cassette avec « Woo Hah!! Got You All in Check » et tous les remixes possibles de ce titre. Je l'ai écouté deux semaines non stop. Même le remix avec ODB était impressionnant, et avait le mérite de réunir les deux MC's les plus excentriques, facétieux et fascinants du game.

Si Busta Rhymes a toujours eu pour lui d'arriver avec différentes propositions de flow, quitte à devancer d'une petite dizaine d'années la trap où tout est basé sur les gimmicks, il faut aussi préciser qu'il doit lui-même beaucoup à la culture dancehall et à ses racines jamaïcaines. Étant moi-même Antillais, j'ai toujours été très sensible à ça, à ce mélange entre ragga et rap. Lui, il a réussi à mixer ces deux cultures et à mettre en forme de vrais propos, même si ça reste assez convenu. En y repensant, il fait d'ailleurs partie de ces rappeurs qui m'ont encouragé à développer mon approche du texte, à fluidifier mes paroles, ce qui est loin d'être facile avec le français où l'on a nettement moins de mots de deux syllabes que les américains.

The Coming, je ne l'ai pas survolé, mais les autres titres paraissent plus anecdotiques, moins imprévisibles, même s'il y a des morceaux très forts, qui ne ressemblent à aucun autre rappeur de l'époque. Comme « Flipmode Squad Meets Def Squad » et « Keep It Movin' », où il invite tous ses potes pour des morceaux très longs. Franchement, tu te mets ces morceaux et tu es certain d'avoir gagné ta journée. On parle moins de Busta Rhymes aujourd'hui, et c'est bien dommage. Il y a deux ans, il y a une vidéo d'un freestyle qu'il a donné dans l'émission de radio Big Boy's Neighborhood qui a été publiée sur YouTube, et on le voit enchainer pendant presque dix minutes ses plus grands succès de façon aléatoire. Tu prends tellement cher quand tu vois ça. Le mec est tout gros, mais il est encore capable de varier les interprétations, d'enchaîner les morceaux à l'énergie et d'envoyer le pâté.