
Dre Skull: J’ai jamais pris de bonnes résolutions, donc je peux pas trop m’y tenir. Comment se passe la tournée? Il t’arrive des trucs marrants?
Attends que je réfléchisse… Bon, en ce moment, je tourne tout seul, mais il y a quelque temps, j’ai joué avec des gens vraiment cool, Dexplicit à Londres, Surkin le week-end dernier. Ah si, je sais pour les trucs drôles, je me suis fait un jacuzzi avec Goon & Koyote à Providence, Rhode Island. Un jacuzzi? Un de ces moments genre il est quatre heures du matin et tu te dis: «Merde ça fait des heures qu’on se fait chier dans cet hôtel alors qu’en fait y’a un jacuzzi!»
Ouais, comme ça mais en mieux. C’était chez la mère du peintre Michael William. Je suis sûr que Koyote va se mettre à lui acheter des toiles, tellement c’était bien. Et à L.A., il t’est arrivé des trucs scandaleux?
Non, je suis surtout allé à la plage, je me suis plutôt reposé en fait. J’y ai fait deux shows. C’était cool de rencontrer Surkin—on a fini par parler de vieux classiques house à une after. Il m’a fait écouter son nouvel EP, il est vraiment bien. T’as toujours eu un faible pour la house, ou ça t’est venu avec le temps?
En fait, j’ai découvert ça sur le tard. C’est un peu une conséquence de l’amour que j’avais pour le disco quand j’étais au lycée. T’étais comment au lycée, un nerd obsédé par la musique?
Pour tout te dire, j’avais fondé une «Société des Amis du Disco et de la Funk». L’idée, c’était que des élèves s’asseyent dans une classe avec un poste et un prof pour disséquer un disque, style un album de Funkadelic. On avait pas mal de membres, mais on n’a jamais fait de réunion digne de ce nom. Comment ça se fait? Trop de weed et de sexe?
Ben y’a pas mal de raisons, mais la principale c’est que j’ai changé de lycée avant de pouvoir organiser la première réunion. C’est vraiment dommage, il y avait de l’idée. Le maxi «Center Stage» de Juiceboxxx et Dre Skull est sorti sur Vicious Pop. myspace.com/dreskull