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Vice Blog

PLUSIEURS CONSEILS POUR ÉVITER D'INGÉRER DES DROGUES COMME UN ABRUTI FINI

04 novembre 2010, 4:46pm

COCAÏNE

Ne touchez pas à la cocaïne. Pourquoi ? Parce que l'effet ne dure que trois minutes, il vous viendra ensuite une envie urgente de chier et la descente dure 24 heures. La coke est aussi très mauvaise pour votre cœur, contrairement à cette (glorieuse) drogue qu'est l'amphétamine. Je pourrais vous expliquer précisément pourquoi la cocaïne est nocive pour votre cœur mais c'est légèrement compliqué et implique des symptômes tels que le blocage des canaux sodium, donc faites-moi confiance. Si votre appréciation de la coke est intimement liée à son image glamour particulièrement dépassée, je vous conseille vivement de reconsidérer la chose. La coke est bon marché, par conséquent elle n'a rien de glamour. De plus, elle rend les gens démoniaques. Il n'y a rien de plus inélégant qu'une personne qui cherche désespérément de la coke comme un toxico de dessin animé. Si votre objectif est d'impressionner les gens avec une drogue chère et exotique, ramenez du xénon en soirée, ou sniffez de la Ritalin comme un adulte. Je crois que je vais finir là-dessus.

PSYCHÉDÉLIQUES

Comment se fait-il que la catégorie de drogues la plus fascinante de l'univers soit presque exclusivement adoptée par des gens extrêmement chiants ? Permettez-moi de répondre à cette question épineuse de la façon la plus succincte possible. Une prise de drogue psychédélique accroît l'estime personnelle, ce qui permet aux gens qui se sentent marginalisés par notre superficielle société capitaliste de trouver leur place divine dans le contexte de l'humanité. Ce n'est pas une très bonne chose en soi, car les gens qui ont constamment besoin de cette affirmation psychédélique pour se sentir humainement valides sont en général des aberrations anatomiques, ou des thérapeutes de quarante ans aux corps huilés qui jouent du sitar. En prenant ça en compte, les outsiders rapprochent par erreur les psychédéliques de la culture pourrie qui les entoure, et finissent par déprécier ces drogues. Ce qui est stupide, compte tenu des effets cosmiques de ces drogues-là. Fumez du DMT et jugez-en par vous même, mais en faisant très attention. Si vos intentions sont impures, vous serez foudroyé par le dieu aztèque champignon qui vous bannira éternellement de son royaume.

HÉROÏNE

Déprimant. Je déteste écouter les gens parler d'héroïne et malheureusement, beaucoup de jeunes héroïnomanes se la pètent. Parler d'héroïne, c'est un peu la version pharmacologique de parler des abus sexuels que vous avez subis quand vous étiez petit ; ça met tout le monde mal à l'aise, il est donc préférable de garder cette pratique secrète. Et comme chacun le sait, prendre de la drogue en secret = avoir un problème de drogue, donc l'héroïne est en effet un problème.

CANNABIS ET CANNABINOÏDES

Il y a du vrai dans les stéréotypes récurrents qui concernent le syndrome de perte de motivation causé par le cannabis ; manque de volonté, procrastination, impact négatif sur l'attitude. Toutes ces choses sont vraies, désolé. Un abus de weed vous transformera en polochon humain infirme et en quête de confort. Si vous fumez la nuit, l'architecture de votre sommeil se coupe. Vous ne rêvez plus, et le matin, vous vous extirperez d'un sommeil sombre et comateux. Vous serez énervé et n'aurez envie que d'une chose : replonger dans un autre sommeil comateux. Votre journée ne sera pas productive, et lorsque la nuit tombera, vous aurez envie de tout recommencer. Voici une astuce : ne fumez jamais pendant deux jours consécutifs. Tant que vous suivez cette règle, vous restez quelqu'un de dynamique qui cueille le jour. Mais attendez ! Ça ne couvre que la moitié du problème puisque l'herbe (comprendre, la plante) est essentiellement obsolète. La weed a été remplacée par un large éventail de cannabinoïdes synthétiques à base d'indole, qui ont inondé le marché « légal ». On peut trouver une douzaine de produits, et je les ai tous essayés. Certains, comme le JWH-073, sont des drogues incroyables qui surpassent la weed naturelle de toutes les façons possibles : elles sont stimulantes, psychédéliques et hilarantes. Cela dit, leur toxicité est inconnue donc je vous déconseille d'en abuser. D'autres, comme le JWH-250 ne présentent pas d'avantages sur la weed, donc vous pouvez tirer un trait dessus.

VALIUM, PROZAC, XANAX, ETC.

Les benzodiazépines sont des drogues prescrites pour plusieurs troubles de l'anxiété. Les gens naturellement calmes ne ressentent aucun effet, mais les gens particulièrement anxieux qui prennent 10mg de Valium s'emmitouflent dans un zéphyr satiné d'euphorie. Être accro aux benzodiazépines est un entraînement - l'équivalent des petites roulettes pour ceux qui sont accros aux opioïdes, parce qu'ils sont moins coûteux et réprimés par la loi. Ils n'interfèrent pas dans votre vie, sauf que votre mémoire à court terme cessera d'exister. Mais soyez prévenus ! Arrêter les benzos est une chose très difficile, et il en résultera des semaines de crises lacrymales et ménopausiques qui seront causées par des choses dépourvues de contenu émotionnel, comme la théorie des équilibres ponctués de Stephen Jay Gould. Les benzos magnifient les effets hypnotiques de l'alcool à un degré absurde, et participent à l'évanouissement. Je me souviens m'être réveillé un jour sur un banc, la bouche remplie de grains de café que j'ai (probablement) mangés dans une tentative futile de ne pas m'évanouir. Je ne savais pas d'où ils venaient et je ne suis même plus certain qu'il s'agissait de grains de café.

Fumer de la peinture dorée dans une chaussette, s'injecter de la témazépam dans les yeux, s'enduire le gland/les petites lèvres de scopolamine, boire du Listerine, sniffer de la glue ou du phosphore récupéré dans des tubes fluorescents, et autres sont des manières désespérées, inélégantes et déconseillées de prendre de la drogue. Hé mec, t'es à l'université - je crois ? Il faut essayer de rester discrets sur la drogue. Tout ce qui précède te fera sentir bien mieux quand tu arrêteras.

WORDS : VICE STAFF

ILLUSTRATIONS : BRUNO BAYLEY