Maison close Belgique
Culture

Le charme des maisons closes en Belgique

En Flandre, il existe une chaussée remplie de sex-clubs qui ne payent pas de mine. Entre glauque et grotesque, Maarten Delobel les a photographiés
19.7.18

Cet article a été initialement publié sur VICE Netherlands

Dans la province de Flandre occidentale, il existe une rue de treize kilomètres de long qui abrite une série de clubs à pin-up vétustes, de palaces sexuels et de maisons closes. Armé de son appareil photo, Maarten Delobel a parcouru cette chaussée qui relie Courtrai à Menin près de la frontière française, afin de documenter les façades souvent minables de ces nombreux « bars-dancings » et « centres de bien-être ».

L'extérieur souvent délabré attise la curiosité à propos de ce qu'il s'y passe à l'intérieur. Les dames qui y travaillent, principalement des femmes d'âge mûr, n'opèrent que dans une maison bien précise ou restent même cantonnées dans une seule chambre. Sur le site Hookers.nl, les utilisateurs sont d'ailleurs assez durs à propos des services offerts. Par exemple, l'utilisateur Squirtlicker écrit : « Elle sentait la clope, ce qui n'était pas très agréable quand elle m'embrassait, et elle ne ressemblait pas du tout aux photos. Son poids était un vrai mensonge. Je pencherais pour dix kilos en plus de que ce qui était spécifié dans l'annonce, si pas plus. » Et la review d'Angel est intransigeante : « Un fisting pour ce prix, c'est un bonus, mais si vous allez seulement pour baiser, vous pouvez facilement trouver ailleurs des filles plus belles pour le même prix. »

La majorité de la clientèle semble être principalement française. Payer pour des services sexuels a été rendu illégal en France depuis avril 2016, et vous risquez une lourde amende si vous êtes pris la main dans le sac (ou dans n'importe quoi d'autre, d'ailleurs). Selon Maarten, les habitants locaux ne semblent pas être trop préoccupés par ça - ils n'aiment juste pas faire la queue pendant les week-ends.

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Vous pouvez retrouver Maarten sur son site.