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Noisey

Male Bonding

Comme pour les plus grands mythes, les membres du trio punk-pop anglais Male Bonding se sont rencontrés alors qu'ils travaillaient tous les trois dans le même magasin de disques.

Comme dans les plus grands mythes du rock, les membres du trio punk-pop anglais Male Bonding se sont rencontrés alors qu’ils travaillaient tous les trois dans le même magasin de disques. “C’était Reckless Records, à Londres,” explique le guitariste et chanteur John, “une véritable révélation pour moi. Une minute on écoutait The Misfits, et l’instant d’après, Kevin (bassiste et chanteur) balançait Fairport Convention. Chaque jour était musicalement varié et intéressant.” Les années adolescentes du trio sont marquées par d’importantes expériences musicales. “Là où j’ai grandi, il y avait une salle de concert géniale qui soutenait et encourageait vraiment les groupes locaux,” explique Robin, le batteur. “Voir ces groupes produirent eux-mêmes leurs albums et organiser eux-mêmes leurs tournées, m’a vraiment influencé. Tout le monde pouvait le faire.” Le sauveur de John est son professeur de business: “Il était vachement cool. Il savait que j’aimais la musique mais que je n’avais aucun moyen d’y accéder parce que dans ma ville, il n’y avait pas de bus après 18h. Alors il m’amenait aux concerts. ” Il y deux ans, le groupe assurait la première partie de tous les concerts branchés de la capitale. Chez eux, dans l’East End de Londres -nouvelle mecque de la musique- ils organisaient concerts et sorties d’albums avec leurs potes des groupes Graffiti Island et Pens. “Les gens ont commencé à appeler ça DIY Dalston (Dalston-fait-maison),” explique John, “mais ça n’a pas duré longtemps. Ce n’est jamais devenu un courant.” C’est en 2010 qu’ils atteignent la maturité, avec leur premier album Nothing Hurts, sorti sur le légendaire label Sub Pop. Dans les bacs cette année, leur nouvel album, Endless Now, vient à grand renfort de guitares transformer leur son brut d’antan en cascade sonore tonitruante. Les critiques les cantonnent aux influences des années 90, comme beaucoup d’autres groupes de rock londoniens ces dix-huit derniers mois - eux, s’en moquent. “Pour moi, on joue tout simplement de la guitare,” dit John. “Si ça fait de nous un groupe des années 90, et bien ainsi soit-il.” “On est juste un groupe de pop bruyant” ajoute Robin.