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Music

Music Reviews

Il s'en est fallu de peu pour que Rick Ross soit ­l'album du mois, mais comme l'injustice règne en maître dans ce monde brisé et sans valeurs, c'est Future qui tue le match comme un jeune Reggie Miller contre les Knicks circa '94.

FUTURE

ALCEST

IDIOT GLEE

RIVERS CUOMO

Je me demande à quand remonte le dernier mauvais morceau de ce type. Sérieux, je crois qu’il n’a jamais fait un truc moyen, même à cette époque pas si lointaine où son capital sympathie avait chuté si bas qu’il avait fait un morceau avec Nelly. Là, il est en haut de la montagne en train de fumer des litres de neige et de se demander combien de temps il lui faut pour gagner votre mois de salaire. Quinze minutes, ou un truc comme ça.

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PORC OF MIAMI

THE INTERNET

Purple Naked Ladies

Jive/Sony

Ce disque de chansons d’amour lesbiennes, je suis désolé, ressemble exactement au sexe sous weed : il y a ce truc d’intimité psycho-physique super deep et d’inquiétante étrangeté qui transforme les visages dans la semi-obscurité, un feeling évident de tendresse vacillante, un peu engourdie, qu’épanchent ici des beats crypto-trip-hop et des vibrations de synthés en bronze directement envoyées de la planète Caresses Poussées. J’aurais jamais espéré vivre tout ça en écoutant un disque venu d’un crew aussi antisensuel qu’Odd Future, mais tant mieux.

LA VIDA LOCO

THE WEEKND

Echoes of Silence

Mixtape

Plus ça va et plus The Weeknd ressemble à The-Dream, plus ça va et plus The Weeknd ressemble à Chris Isaak, plus ça va et moins The Weeknd ressemble au Canada. Autant dire que plus ça va pour The Weeknd et plus tout va bien pour nous. On n’avait pas chroniqué sa deuxième tape parce qu’elle était un peu décevante et que vu la fréquence à laquelle tout le monde sort des trucs, on serait obligé de chroniquer les mêmes groupes tous les mois, mais là c’est vraiment hyper bien. The Weeknd a enfin décidé de nous révéler ce dont on se doutait tous, c’est-à-dire que sous son masque noir et blanc de falsetto sensible se cache un déconneur tellement altruiste qu’il est prêt à reprendre France Gall si ça peut faire vibrer le cœur de nos p’tites rates à nous. À vrai dire, il est mort de rire le Weeknd, il s’est bien rendu compte que depuis qu’il était entré dans le game les nerds arrêtaient plus de piner.

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SLAVOJ ZIZOU

SOULJA BOY

50/13

SODMG Ent.

À part avoir eu le cœur assez solide pour intituler un de ses morceaux « Karl Lagerfield », rien de neuf sous le soleil des vacances de l’amour pour Soulja Boy, qui en veut toujours autant aux sceptiques du monde entier parce qu’ils se moquent de lui sur Internet. Autant être franc, moi aussi je suis l’un de tes détracteurs, Soulja ; j’en ai rien à foutre de ton ­arrogance bébé-boomée et de tes hoodies à motifs triangulaires qui ressemblent à un Tumblr ou à un cabinet de curiosités, soit deux trucs aussi gay que parler de ses sentiments sur Twitter. Ce qu’il t’arrive de faire aussi. Je préfère quand tu fais des morceaux avec Fifty d’où se dégage une complicité homoérotique extrême qui m’évoque alternativement les plages espagnoles et les prisons jamaïcaines, genre des muscles sur des muscles ou du mucus sur du musc.

KELLY SLAUGHTER

YO GOTTI

Live From The Ktichen

Polo Grounds Music

Juste au moment où je pensais qu’il était impossible d’aller plus loin dans les métaphores abstraites que le podium Dipset/Brick Squad/Alpha 5.20, le rap me prouve une nouvelle fois sa capacité à contrer toutes mes certitudes. Là, c’est Yo Gotti qui se revendique « 80 % of Hugh Grant », et c’est à peu près la meilleure idée de cet album à égalité avec ce morceau parfait produit par Shawty Redd où on a l’impression d’entendre un morceau de Rihanna depuis le parking d’un casino ukrainien. Le rap, c’est vraiment la seule musique qui se renouvelle toujours sans faire exprès.

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JIMMY MORE HELL

FUTURE
Astronaut Status
DJ Scream/Brick Squad Intl

Il s’en est fallu de peu pour que Rick Ross soit ­l’album du mois, mais comme l’injustice règne en maître dans ce monde brisé et sans valeurs, c’est Future qui tue le match comme un jeune Reggie Miller contre les Knicks circa ‘94. Sans conteste le meilleur truc accouché par l’Occident depuis l’album de Waka Flocka Flame.

JIMMY OH, WELL

Ah, un bon disque de musique passive-agressive, fondé sur le concept suivant : de la grosse techno vénèr, mais comme si on l’entendait de loin, depuis le couloir d’un club, voire sur le chemin d’une « rave » ou à travers des écouteurs défectueux, avec le beat étouffé et le reste qui saute sans arrêt. Ça se situe entre Unit Moebius, de la « tek de free », et une sorte d’Errorsmith encore moins déconneur, et j’ai bien l’impression que c’est encore un coup des gars de la noise ricaine qui se mettent à faire des trucs plus ou moins dance pleins de sons super hargneux, agents d’un Ça au bord de l’acting out.

VOODOO GAY

OCTO OTCA

Rough, Rugged and Raw

100% Silk

À une époque il n’était pas question de basses, de mélodies linéaires ni même parfois de système ­tonal dans les sorties de Not Not Fun, mais depuis le lancement de 100% Silk, les rates vrillées ont pris le pouvoir et ont convaincu les mecs du lo-fi de se mettre à la house et au disco. Les puristes pointeront que c’est trop propre, trop académique et trop synthétique pour évoquer Chicago ou Detroit, mais c’est parfait pour ceux qui comme moi sortent peu et envisagent le club comme un grand dehors claustral qu’on ne saurait investir que sur le terrain de la pensée, à distance raisonnable, et la musique de club comme un ­objet de récits et percepts joyeux plus ou moins vrais et non un mouvement défendu par des vieux célibataires râleurs qui radotent à longueur d’imprécations complaisantes que « Paris s’endort » et que la « nouvelle génération » ne ­respecte pas assez « la nuit ».

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JULIEN CRACK

JASON GRIER & NITE JEWEL

Heart Shaped EP

Human Ear Music

RASHAD AND SPINN
Meet Tshetsha Boys
and Shangaan Electro
Honest Jon's

J’avoue à peu près comprendre le fait que les gens d’Honest Jon’s aient jugé bon de faire ­remixer Shangaan Electro et les Tshetsha Boys par les mecs de la juke, mais honnêtement le résultat ne donne pas grand-chose de plus que ce que Rashad ou Spinn font déjà d’habitude en samplant du funk et du R&B. L’espèce de sous-entendu afrofuturiste ultra-­évident du projet fait ramasser en moins de deux secondes, et on se retrouve aussitôt au milieu d’un ­safari chelou constitué de cartes postales vivantes de l’Afrique du Sud au milieu d’un centre commercial de Chicago fréquenté par des scouts canadiens.

MISSION MENU

SYMPATHY NERVOUS

Automaticism

Minimal Wave

L’electro intelligente me plonge souvent dans un état d’ennui et d’angoisse lié à ma peur de passer les dix dernières années de mon existence en mort cérébrale à écouter les machines dont dépendra le renouvellement de mes fluides vitaux. Là pas trop. Certes, je préférerais traverser l’uncanny valley de l’ombre de la mort plutôt qu’écouter une fois de plus le morceau où un Japonais psalmodie les mots « Cabaret Voltaire », mais sinon il y a une chanson dansante et une autre qui ressemble à la B.O. de Streets of Rage, et si je savais de quoi je parlais je pourrais dire que cette proto-techno de 1980 annonçait déjà les trucs de Detroit type Drexciya. Or quand on sait que cette cassette a échappé au tsunami qui a englouti tout le matos de ce mec… et que les Drexciyens sont justement les habitants de l’Atlantide… je ne comprends pas ce que ça cache parce que je ne suis pas un ordinateur, mais… à bon entendeur.

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AI WOINWOIN

Ah tiens, de l’electro-pop qui pleure des larmes de smoothie sous son gros bonnet mignon, comme pendant cette parenthèse enchantée confortablement lovée au creux des années 2000 ! Vous vous souvenez de la chanteuse Annie ? De blogspot.com ? De Ruud van Nistelrooy ? De l’engouement autour de la Scandinavie et du chocolat chaud ? Des posts de poésie cryptique de Fluokids qui se terminaient par « tu te réveilles, yeux dans le vague, la brise caresse ton tee-shirt Supreme. Te revoir ? » ? Eh bien en gros c’est ça, mais avec de temps à autre des ambiances Twin Peaks de synthèse vite fait et des fausses phases vaguement expérimentales contemplatives pour faire un peu au goût du jour et chelou, comme ces filles normales et ­attachantes qui font une seconde crise d’adolescence
à 24 ans, se mettent à piner à droite à gauche, à se ­saper comme une héroïne de Desplechin et à parler de littérature contemporaine branchée cul pour se faire passer pour des filles vrillées.

PROFESSEUR PICKETT

EDDY CURRENT SUPPRESSION RING

So Many Things

Goner

Si le visionnement répété de la série Planet Earth à la faveur de week-ends humides m’a appris quelque chose, c’est bien que même dans les abysses et les déserts de glace, la vie trouve toujours son chemin. Je suis donc satisfait de constater que la nouvelle incarnation de the Fall ressemble à s’y méprendre à des employés de vidéostore australiens qui n’ont jamais porté un vêtement à manches longues de leur vie et chantent avec un ton laissant deviner que l’interjection « connaaaard » constitue 50 % de leur vocabulaire, au grand dam des intellectuels osseux de la fanbase de Mark E. Smith qui n’étaient plus qu’à deux générations de perdre pour toujours leurs capteurs de sérotonine à force de vivre dans un milieu où la joie ne pénétrait plus, n’eût été l’intervention salutaire de cette compilation incohérente de morceaux secs et hyper bien.

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NOWAKAINE FOR THE BRAIN

ALCEST

Les Voyages de l'âme

Prophecy Productions

J’ai du mal à déterminer ce qui, des appels romantiques lancés par ces joyeux pipes à d’invraisemblables Jeanne d’Arc contemporaines ou de la production empruntée simultanément à Téléphone et à Gong, constitue l’élément le plus ridicule dans ce disque de black metal auvergnat tout feu tout femme. On dirait que Satan les a rejetés de l’Enfer pour les réintroduire parmi nous sous une forme intermédiaire, entre l’humain et le cygne, dans le but de déclencher une apocalypse dont tout le monde se branle. Ce sont les émissaires du Mal les plus français que j’aie jamais croisés.

EVIL DREAD

RADIO SLAPS

Music Is A Mistake

Self Release

Au départ je voulais remplacer cette review par une review de l’album des Thee Oh Sees. Mais j’avais rien à dire dessus à part qu’il est très bien. Alors je suis rentrée dans les rangs mais j’ai rien à dire sur cet album non plus à part qu’il est très bien. Pas autant que les Thee Oh Sees, mais c’est normal parce que c’est le premier opus de trois bébés qui ont passé plus de temps devant Beavis et Butt-Head qu’au solfège, ce qui est aussi la raison pour laquelle je les aime bien, et finalement il vaut mieux donner un coup de pouce à la jeunesse que mener des combats gagnés d’avance, qui sont pourtant mes combats préférés à l’exception de celui qui a lieu dans ma tête et au cours duquel ce groupe explose les fins mélomanes de Sea And City en consacrant ainsi définitivement le triomphe de ma vision sectaire du monde.

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TARAMA YADE

Le portrait d’Atlanta que dresse ce side-project de Jared des Black Lips et d’autres mecs est celui d’une ville que la présence de l’usine Coca-Cola aurait maintenue à une époque où la société, la musique et les relations sentimentales étaient régulées par des conventions simples consistant à porter un tee-shirt blanc sous son perfecto et à résoudre ses dépits amoureux en lattant la gueule de tout le monde avant de composer des chansons plaintives et menaçantes. Alors les gens intransigeants et les chefs de pub peuvent certes penser qu’il est plus courageux de vivre dans son temps, mais « mon temps » est un appartement mal isolé de 16 m² et je préfère de loin préparer ma fuite vers un pays qui contrôle son immigration avec une loterie de Green Cards en ligne.

TOM CRUISER & THE BRUISERS

GUIDED BY VOICES

Let's Go Eat The Factory

Fire/Guided By Voices, Inc.

Ça fait vingt-cinq ans que ces types sortent des bons albums et cinquante-cinq ans qu’ils sont ­fidèles à eux-mêmes, alors ne comptez pas sur moi pour faire la moue parce que cet album-là n’est pas forcément aussi bon que Bee Thousand, moi qui, à 55 ans, aurai probablement renié ma jeunesse depuis vingt-cinq ans déjà dans l’espoir de pouvoir un jour accéder à la propriété.

FRED & FARINE

RIVERS CUOMO

Alone III: The Pinkertion Years

Geffen

Comme son nom l’indique, c’est une compilation de morceaux ou de courtes prises enregistrées par Rivers Cuomo, le frontman de Weezer, dans les années Pinkerton (en gros, de 1994 à 1996), et déjà ça me plaît parce que comme je suis un gros bêta doté d’une conscience cratyléenne j’aime bien quand le nom désigne exactement la chose. Ce genre de disque se contente souvent de compiler des tonnes de morceaux hyper-médiocres au seul prétexte qu’ils ne sont jamais sortis, sous l’impulsion de chineurs d’inédits toujours prêts à prétexter l’impératif de l’archivage et à mettre en avant l’ambition patrimoniale de leur démarche pour vous présenter comme indispensable un album tout pourri. Là, rassurez-vous, c’est pas du tout le cas, c’est même souvent hyper bien. Ça vous donnerait vraiment envie de réécouter Weezer, si vous n’écoutiez pas déjà Weezer tous les jours de votre vie.

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MICHEL ROCKHARD

IDIOT GLEE

Reindeer's Time

Internet

Quelle pertinence y a-t-il à chroniquer en février un EP gratuit et plein de bonnes intentions sorti début décembre à l’occasion des fêtes de Noël, et tout ça pour en dire du mal ? Probablement aucune, comme il n’y en avait probablement aucune dans la décision prise par la Commission scolaire de Laval, au Québec, de demander aux professeurs de bien veiller à ce que leurs élèves ne se souhaitent plus « Joyeux Noël » mais « Joyeuses fêtes du Solstice d’hiver » afin de ne pas heurter la sensibilité des enfants qui ne croient plus en Dieu, comme il n’y en avait probablement aucune dans la tentative de mon oncle de briser une glace qui ne demandait qu’à ne pas l’être en m’offrant un calendrier semi-érotique à l’occasion du Noël surprise de la famille Mensch, et comme il n’y en avait probablement aucune dans la décision de ma mère de glisser au pied du sapin Indignez-vous ! à la place de la bouillotte que je lui avais demandée.

HUBERT MENSCH

SEA AND CITY

Mice Can Start Fires

Self Release

C’est honorable de la part du Canada d’offrir à sa jeunesse un environnement si épanouissant que même les adolescents qu’une société darwinienne aurait condamnés à grandir dans la haine de soi et la solitude peuvent nouer des liens de camaraderie autour de projets collectifs comme s’isoler une semaine dans une vieille maison pour enregistrer un premier disque délicat de folk alternatif, mais continuez à les conforter dans leur sincérité gênante et on verra dans cinq ans, quand ils auront un diplôme d’architecture et publieront sur Facebook des photos de brunch avec leur petite copine en bottes, on verra alors si mon vieux continent qui a connu les guerres n’avait pas raison de distinguer encore entre la beauté et la faiblesse.

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TRISTRAM SHADY

THE BIG PINK

Future This

4AD

Alors donc ça y est, le revival de la pop héroïque high-tech du début des années 1990 est en plein boom, et les electro-shoegazers de The Big Pink sont à fond dedans, et vas-y que je chante comme si ma meuf venait d’accoucher, et vas-y aussi pour les beats surproduits et les chœurs sursignifiants, et que je t’exprime des émotions en majeur directement inspirées des spots gros budget pour les smartphones en quête de parts de marché. Après, évidemment, le potentiel « Coldplay underground » du truc va certainement faire son petit effet du côté du public des anciens Sup de Co Bordeaux, et rien que pour ça on peut dire merci à ce gros disque de merde.

BONO

PSYCHIC TV

Mother Sky vs Alien Sky

Vanity Case

Déjà, tenter de ressusciter le cadavre du rock psyché en nappant une reprise de Can de solos de guitouzes d’un quart d’heure et d’incantations tirées du Livre des morts ou du programme des Verts c’est une entreprise en soi aussi opportune qu’une saynète poétique de mendiant farfelu dans une rame de métro bondée, mais si en plus ce sombre dessein est l’initiative de l’inventeur historique de la musique industrielle, alors là ça confine au niveau de gêne que j’éprouverais en reconnaissant dans ce mendiant le vieux père que j’ai laissé à son alcoolisme en quittant la maison dès que j’ai eu l’âge de le haïr.

MAURICE BARBÈS

NOVA SCOTIAN ARMS/ MOTION SICKNESS OF TIME TRAVEL

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Crystal Anniversary

Aguirre Records

Nathan a quitté la maison ce matin. Son golden retriever est resté là. Peut-être que celui-ci devinera un jour que son maître se fichait presque autant de lui que de moi. Par la fenêtre, la lumière rase les premières fleurs mais mon cœur ne sait plus s’en émouvoir. Le bruit du réfrigérateur me convient mieux. À quoi bon partir quand il aurait pu simplement m’empoisonner, personne n’aurait su. Et voilà maintenant que je devrais m’occuper de son animal et continuer de vivre comme si de rien n’était. Alors que je n’ai qu’une envie, c’est d’empoisonner le chien, de découper son corps et de l’envoyer à l’adresse de la femme chez qui il est sûrement allé s’installer. Je vais m’en occuper tout de suite, séance tenante. Mais ça ne me fera aucun effet, c’est certain.

BRET EASTON UNIVERSALIS

NO UFO'S

Soft Coast

Nice Up International

Bon, cet album de bricolos du son est inintéressant dans l’ensemble, ce qui ne m’empêchera pas de le réécouter tranquillement pendant les moments les plus creux de ma prochaine période de chômage, mais c’est pas ça qui me préoccupe. Ces types viennent de Vancouver, une ville dont tout le monde se fout et qui figure avec Lisbonne et Vientiane en bonne place sur ma liste des échappatoires possibles. Du coup leurs petites pièces sonores de moins d’une minute trente un peu tristes et futiles prennent une autre dimension et pourraient bien briser mes dernières résistances et me pousser dans les bras d’une vie pour rien.

MARCO POLIO

YUK.
Of Wilderness
Internet

Pourquoi vomir au nez et au probable collier de barbe de yuk. deux mois après avoir souri au visage poupin de Knxwledge alors que la musique qu’ils font se ressemble, qu’ils sont de la même équipe et qu’ils font même un morceau ensemble sur cette tape ? Peut-être par inconséquence, mais surtout parce que ces types jouent avec le feu en flirtant en ­permanence avec le trip-hop et que ça me fait chier qu’Internet finisse par ressusciter la musique sur le meurtre de laquelle Internet s’était constitué.

LE MASQUE ET CE PIPE