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On a discuté avec les leaders du Roazhon Celtic Kop de Rennes

Le président et les deux capos du Roazhon Celtic Kop, évoquent les fondements du groupe ultra du Stade rennais et ses 25 ans d'existence entre rivalité avec Nantes, espoirs de trophée et nostalgie de Dembélé.

par Clément Lefoll
14 Septembre 2017, 8:11am

Photo RCK

Depuis quelques années, les images du Stade rennais qui tournent sur les réseaux sociaux ne sont pas que celles des joueurs, mais aussi celles de tribunes recouvertes d'impressionnants tifos. Des réalisations signées par le Roazhon Celtic Kop, groupe ultra rennais situé en bas de la tribune Mordelles, qui anime le Roazhon Park (anciennement stade de la route de Lorient) depuis plus de 25 ans. Yoann et Valentin, les deux capos du groupe, et Pierre, qui en assure la présidence avec Valentin, reviennent sur l'histoire, la situation actuelle et les perspectives du RCK.

VICE SPORTS : Pouvez-vous nous expliquer comment s'est créé le Roazhon Celtic Kop ?
Yoann : Tout a commencé en 1987, lorsque des anciens du groupe ont constaté un manque d'ambiance au stade. Ils ont donc décidé de migrer de la tribune Populaire vers la tribune Mordelles, qui se trouvait en face. Pendant quatre ans, de 1987 à 1991, ils ont commencé à se regrouper, à grandir. En 1991, ils ont posé les statuts officiels d'une association loi de 1901 et le RCK est devenu un groupe de supporters reconnu par le Stade rennais. Au début, c'était un petit groupe, composé de 50 à 100 membres. Ça a augmenté au début des années 2000, pour atteindre 300-400 membres. Aujourd'hui, on a un groupe qui se développe pas mal, cette saison on est 550, donc je pense qu'on va atteindre les 600.

C'est un record pour le groupe ?
Yoann : Non, ca fait deux-trois ans que l'on tourne autour de 600-700, ce qui est pas mal pour un groupe comme le nôtre. Depuis deux ans, le bloc est beaucoup plus massif, avec plus de gens, c'est plus volumineux.

Feu d'artifice contre Nantes. Photo RCK

J'ai lu qu'à l'origine, le groupe n'aurait pas dû s'appeler Roazhon Celtic Kop.
Pierre : Oui c'est vrai, il aurait dû s'appeler Roazhoneg Celtic Kop, mais ils ont oublié deux lettres sur la bâche, c'est une histoire un peu rocambolesque.

Avez-vous des jumelages ou des amitiés avec d'autres groupes ?
Yoann : En fait, on n'a pas vraiment d'amitié avec d'autres groupes. Ce sont plus des amitiés à droite à gauche de certains membres, il n'y a pas vraiment de clubs qui sortent du lot. On a très rarement bâché dans une tribune autre que la nôtre. Par rapport à d'autres groupes qui ont pleins de jumelages, on n'en a jamais eu d'officiels. A l'époque, il y avait la Horda à Metz et les Joyriders à Sochaux avec qui on s'entendait bien. Les Joyriders sont venus à Rennes, on est allé à Sochaux, on a même bâché dans leur tribune.

Pierre : Mais c'est compliqué, ils sont loin, on ne les voit qu'une fois par an et c'est plus une amitié de génération.

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Aujourd'hui, comment définiriez-vous la mentalité du RCK ?
Valentin : C'est beaucoup plus ultra que par le passé, où c'était plus orienté "fan". Ça reprenait les codes ultras, mais il n'y avait pas encore la mentalité. C'est venu avec le temps et l'arrivée de nouveaux membres.

Yoann : En 25 ans, le groupe a évolué par rapport aux débuts. Je suis arrivé au RCK en 1997 et ça n'avait rien à voir. Ce qui a aussi changé, c'est qu'il y a 20 ans il n'y avait pas tout ce côté rivalité, alors qu'aujourd'hui avec Internet, le moindre fait et geste d'un groupe est vu et analysé. A l'époque, les ultras picolaient, ils posaient la bâche, ils chantaient et basta ! Ils ne se prenaient pas la tête.

Lâcher de ballon très Ligue 1.

Quelle est votre histoire personnelle avec le RCK ?
Pierre : Mon père traîne ici depuis le début, 1995-96, je crois. Ensuite, je suis arrivé ici avec mes voisins de l'époque, et je suis toujours là.

Yoann : Quand j'étais gamin, je faisais un ou deux matches avec mon parrain. J'ai emménagé sur Rennes à 16-17 ans, à 10 minutes du stade à pied. Après, j'ai intégré le RCK : la tribune, le tambour, ensuite tu prends le micro et tu finis président. L'évolution classique. Investissement, noyau, bureau. Les gars de ton groupe, c'est comme ta famille, je suis plus avec eux qu'avec ma famille, on est toujours ensemble.

Valentin : J'allais en tribune latérale quand j'étais plus jeune avec des potes. On a fait quelques matches dans le bloc au début des années 2000, et en 2007-2008, à force de traîner en tribune et de discuter avec des mecs du noyau du RCK, je suis allé à une prépa tifos. Ensuite, je me suis intégré, je suis venu aux soirées, aux déplacements, je me suis donné pour le groupe et j'ai pris des responsabilités.

Et votre meilleur souvenir au stade ?
Yoann : L'Europe ! Le déplacement au Celtic Glasgow ou le match à domicile face à l'Atlético Madrid. Sur un simple fait de jeu, une grosse faute, le stade est devenu bouillant.

Pierre : Je ne sais pas ce qu'il s'est passé ce jour-là, tout le monde a pété un câble ! J'ai vu des gens qui ne chantaient jamais se lever et être au taquet. L'Europe quoi !

Valentin : Un autre gros souvenir, c'est la victoire face à Nantes, lorsqu'on gagnait 4-0 à la mi-temps. Sur le premier but, lors de la descente des supporters, j'ai vu la barrière céder sous la pression, c'était énorme. Et ensuite le parcage nantais qui quitte le stade à la mi-temps, le triplé de Dembélé, c'était la folie !

Le kop lors du "Celtico" face à Nantes.

Certains groupes ultras ont des relations conflictuelles avec les dirigeants de leur club, comment se passe de votre côté ?
Yoann : Il y a eu des hauts et des bas, mais plus de hauts que de bas. Dans la vie d'un groupe, il peut y avoir des incidents qui refroidissent la relation avec le club, mais dans l'ensemble ça se passe bien. Par exemple, hier, le directeur général du stade est passé boire un coup au local. Le dialogue est ouvert et constructif, il y a forcément des points sur lesquels on ne s'entend pas et on ne s'entendra jamais, comme les pyrotechniques, mais on n'a jamais eu de soucis. Même avec les flics ça va.

Valentin : On peut être fier de ça, on a réussi à instaurer un bon dialogue tout en faisant ce que l'on souhaite dans notre mentalité ultra. On reste indépendants, on conserve une certaine distance, et il n'y a jamais eu de conflit avec la direction.

Le RCK est-il toujours autant attaché à l'identité bretonne de Rennes ?
Yoann : Moins qu'avant. Les anciens l'étaient plus que nous. Il y a 10 ans, il y avait beaucoup de tifos avec pour thématique la Bretagne. Ça nous arrive encore d'en faire, mais moins fréquemment. Comme je te le disais, on est plus sur le côté ultra pur et dur, on axe plus nos tifos sur la ville de Rennes, nos couleurs, le club.

Valentin : On est fiers d'être Bretons, on a un attachement particulier à cette région, mais on ne fait pas du militantisme en tribunes. Chacun est libre d'avoir sa propre opinion.

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Le public rennais à la réputation d'être un public difficile à enflammer, vous confirmez ?
Yoann : Il y a du mieux, mais en même temps quand tu vois les purges sur le terrain… L'année dernière, tu avais deux actions et un corner dans le match. Il faut que ça suive sur le terrain. Il y a plus un public de spectateurs que de supporters.

Valentin : Avant, les personnes du haut de la tribune Mordelles avaient du mal avec la culture supporters, à lever les feuilles lorsqu'on faisait un tifo. Maintenant, on a réussi à instaurer certaines bases. On a beaucoup communiqué là-dessus, essayé de développer une culture tifos.

Yoann : Il y a dix ans, on faisait des petites voiles et on trouvait déjà ça énorme. Alors qu'aujourd'hui, quand tu vois ce qu'on pond en tribune, il y a eu une grosse évolution. C'est une satisfaction d'avoir amené le groupe à cette rigueur.

Fumis sponsos Ouest-France.

Justement, vous êtes réputés pour la qualité de vos tifos, comment travaille le groupe pour la réalisation ?
Yoann : Comme partout on a une cellule tifo. Il y a un graphiste, qui bosse avec nous depuis très longtemps. Après les maquettes sont proposées, les membres donnent leurs idées… Puis on a plusieurs lieux pour travailler, ça dépend de l'importance du tifo, du temps que l'on a. Ensuite les mecs charbonnent, tu en as deux qui tracent, etc. Tout est fait à la main par le groupe.

A ce sujet, vous aviez vu les choses en grand pour vos 25 ans, ça a nécessité combien de temps de travail ?
Yoann : Franchement on avait géré, car avant les 25 ans, en l'espace d'un mois et demi, il y avait eu les matches face à Paris et Nantes, où on avait réalisé des tifos sur toute la tribune. Pour les 25 ans, on a bossé deux mois dessus. Maintenant les mecs sont rôdés et très forts techniquement. Parfois, je discute avec d'autres ultras et ils me disent que ça fait deux mois qu'ils sont sur un tifo alors que nous on est capables d'en faire un en quinze jours.

Wolverine, Breaking Bad, Les Daltons, ou 300, y a beaucoup de références cinématographiques ou culturelles dans vos tifos.
Valentin : C'est parce que ça change, c'est moins basique, c'est un clin d'œil et ça parle aux gens. Il y a beaucoup de phrases de films qui ont des connotations avec le club. Je pense au tifo 300 face à Nantes, ça reflète l'esprit guerrier que doivent avoir les joueurs lors du derby. J'avoue que c'est un peu notre marque de fabrique du moment.

La culture tifo se développe.

En 2015 dans une lettre ouverte à Antoine Boutonnet (l'ancien directeur de la division de lutte nationale contre le hooliganisme, ndlr), vous avez déclaré « Médias , "pseudos-journalistes", instances étatiques, tous ne cessent de nous stigmatiser tels des parias ! ». Vous pensez que les choses ont évolué où c'est toujours le cas ?
Yoann : Les instances et Boutonnet se fichent un peu de la culture supporter. Après, avec la presse, ça se passe pas trop mal. Il y a juste Ouest-France à qui on ne parle plus.

Pierre : Dès que tu mènes une action positive, ce n'est jamais relayé, ça ne sert à rien de prendre du temps pour leur répondre.

Valentin : Ils écrivent des articles sur nous, mais quand ils nous appellent, on ne décroche plus. Dans l'ensemble ça se passe bien.

Pouvez-vous justement nous parler de cette histoire avec Antoine Boutonnet suite à votre banderole déployée face à Troyes fin 2015 ?
Pierre : Pascal Praud avait taclé les supporters dans les médias, du coup on a déployé une banderole « Praud, Boutonnet, Thiriez : la gangrène, c'est vous », ça nous faisait marrer.

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Yoann : En plus ça ne devait pas être ça la banderole, on avait oublié deux mots et ca s'est transformé en plainte de Boutonnet. Il était vexé. La plainte n'a jamais abouti, mais on a quand même eu une dizaine de convocations chez les flics à cause de cette histoire.

Valentin : Le problème d'Antoine Boutonnet, c'est qu'il n'est pas ouvert au dialogue, il est trop dans un état d'esprit répressif.

L'ambiance est au rendez-vous.

Avec notamment l'adoption récente de la loi Larrivé sur l'encadrement des supporters en France et la lutte contre le hooliganisme, ndlr, que pensez-vous de la gestion des supporters par les instances?
Yoann : Quand tu vois le nombre d'interdictions de déplacements, ils ont décidé de gérer les choses de cette manière.

Valentin : Les instances n'ont pas essayé de comprendre, de gérer et d'encadrer les flux de supporters, comme c'est le cas en Allemagne, où il y a un dialogue.

Yoann : Dès qu'il y a un match à risque, on interdit. On a vu les limites de cette politique répressive lors de l'Euro 2016, où les autorités se sont retrouvées débordées. C'était une mascarade.

Pierre : Quand tu interdis 30 supporters de se déplacer, comment tu peux en gérer 20 000 dans un match à risque ? Cette incapacité à gérer les supporters s'est vue lors du match Angleterre-Russie.

Comment les choses sont amenées à évoluer dans les prochaines années ?
Valentin : Il faut voir avec l'ANS ( association nationale des supporters, ndlr) qui fait un gros taf. Si elle n'était pas là, ça serait encore plus la merde.

Où est Romain Danzé ?

Pierre : Elle fait un gros travail administratif, elle conteste tous les arrêtés et essaye d'aller rencontrer en sous-marin les instances. Avec la LFP (Ligue de football professionnel ndlr), je crois que c'est assez compliqué, mais si j'ai bien compris, ils ont parlé à la FFF (Fédération française de football ndlr). Est est-ce que le FFF prend conscience des supporters ? C'est la question à se poser. Mais quand tu vois le tifo qu'ils ont fait pour France Pays-Bas, il n'est pas laid.

Valentin : Avant l'ANS, dans le milieu ultra quand tu voulais revendiquer des choses, les actions coordonnées n'étaient pas forcément violentes, mais elle étaient un peu trop "coup de poing".

J'imagine que vous regardez un peu ce qui se passe ailleurs, est-ce qu'il y a d'autres groupes ailleurs en France ou en Europe qui vous inspirent en tant que capos ?
Valentin : On s'inspire beaucoup de l'Allemagne au niveau des chants et de certaines gestuelles. Car c'est ce qui se fait de mieux en ce moment.

Yoann : A l'époque, au début des tifos, il y avait la Fossa dei Leoni (groupe ultra de l'AC Milan ndlr) en Italie, j'étais fan de ce groupe que je trouvais énorme, mais ça s'est perdu. Du coup, on regarde beaucoup l'Allemagne.

Qu'est-ce que vous trouvez comme spécificités au mouvement ultra français par rapport à d'autres pays ?
Yoann : En Allemagne, ils sont super organisés, tout le monde participe, ce n'est pas militaire, mais pas loin. En France, il y a certains groupes où c'est un peu à l'arrache. Après, je suis allé en Angleterre, il y a rien, les chants partent à droite, à gauche… Mais l'Allemagne ça reste au-dessus, quand tu vois ce que font certains clubs de D2 ou D3, je pense à Dresde notamment, ça vaut ce qu'on peut voir à Saint-Etienne ou parfois chez nous. L'Allemagne est à son apogée en ce moment. En Italie le mouvement ultra repart un peu, mais ce n'est pas encore ça.

J'ai entendu que Romain Danzé avait été carté dans votre groupe, est-ce que vous avez encore ce lien avec les joueurs ?
Yoann : Il y a eu des joueurs comme Danzé, ou Costil avec qui je suis encore en contact. Quelques joueurs passent parfois nous voir au local, on ne peut pas vraiment parler de lien. Ça se perd depuis deux-trois ans, il y de moins en moins de joueurs qui passent.

Valentin : Il n'y a pas de lien, plus de la proximité, parfois ils nous relaient quand on publie un communiqué sur les réseaux sociaux. Ça pourrait être mieux.

Joyeux 25 ans.

Géographiquement, vous êtes à proximité d'autres gros clubs comme Nantes, Lorient, Guingamp, Caen, Angers ou Brest, comment ça se passe avec eux ?
Yoann : On ne les aime pas. Angers y a rien en particulier, Lorient pareil, avec Guingamp ça va, Nantes c'est chaud et Brest on n'y prête pas attention.

Valentin : Sur tous les groupes bretons, celui avec lequel il n'y a pas de problème, c'est Lorient. Par contre, Nantes c'est la rivalité régionale, c'est tendu.

L'année dernière, pour les derniers matches de la saison, vous aviez décidé de ne plus encourager vos joueurs, est-ce que vous pouvez m'expliquer pourquoi ?
Yoann : C'était pour pousser un coup de gueule après la deuxième partie de saison. Au mercato d'hiver, ils avaient vendu Grosicki, Ntep, Dembélé était déjà parti pendant l'été. On avait perdu nos meilleurs joueurs, qui étaient également les plus aimés du public. Du coup, on s'est fait chier toute la deuxième partie de saison et on a poussé un coup de gueule contre la direction. C'était pour que ça bouge, qu'on sente que le club a de l'ambition, l'envie d'aller vers l'avant. Ce n'est pas comme si le Stade rennais n'avait pas d'argent, c'est le club à François Pinault qui est blindé de chez blindé... Les supporters n'attendent qu'une chose : une coupe ou l'Europe. On a fait grève trois matches, avec nos revendications qui ont été relayées et suivies, ça a été assez soutenu, on est allé encourager les jeunes du coup.

C'est une action qui vous tient à cœur de soutenir l'équipe réserve ?
Pierre : Oui. On va peut-être reproduire ça en dehors du cadre de la grève. Par exemple, hier il y a un jeune qui a écrit sur les réseaux sociaux « le RCK quand allez-vous revenir ? ». C'est sympa, et puis c'est un autre foot, tu es dans un stade forcément plus champêtre.

Valentin : La réserve, c'est le futur du club, ils ont des supers résultats, ils ont fini deux fois premiers de leur championnat. Les joueurs ont vraiment apprécié la communion en fin de match, Nous aussi, C'est une action à renouveler. Ils le méritent. Si dans quelques années, ils finissent en Ligue 1, à jouer au Roazhon Park, le lien avec eux sera sûrement plus fort que le semblant de proximité qu'on a actuellement avec les joueurs de l'effectif professionnel.

Vous avez déclaré dans un communiqué avoir rencontré les dirigeants du club durant l'intersaison, qui vous ont rassuré sur la saison à venir, qu'est-ce qu'il s'est dit ?
Yoann : Le président du club René Ruello nous l'avait déjà dit en fin de saison dernière, mais on nous a confirmé que le club allait franchir le pas pour recruter. Les gens n'attendent que ça, il y a quand même un public à Rennes ! Face à Lyon l'affluence était 25 000 personnes, face à Dijon 24 000. Il y a beaucoup de patience de la part des supporters. Après peut-être que le Stade Rennais est simplement à sa place au classement, mais on attend toujours plus.

Pour vous, qu'est ce qu'il faudrait pour que la saison soit réussie ?
Yoann : Que les gens se fassent plaisir en tribune. Depuis le début de saison ça part pas mal. Il y a un beau bloc, les gens sont motivés, il faut que ça dure dans la saison et que ça suive sur le terrain.

Valentin : Une bonne cohésion. Chaque année, on a envie de grandir et de donner envie aux gens de revenir en tribunes.

Pierre : Faire tous les stades de France, réaliser des gros tifos, une bonne ambiance au stade, se faire plaisir en tribune. Si tu rajoutes à ça un trophée et des victoires face à Nantes…

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