Le suspect de l'attaque du métro de Saint-Pétersbourg identifié

Le principal suspect de l'attaque de ce lundi, qui a fait 14 morts et plus de 50 blessés, serait un jeune homme de 22 ans, originaire du Kirghizistan.

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04 avril 2017, 3:05pm

(Reuters/Grigory Dukor)

Les enquêteurs russes ont indiqué ce mardi que le principal suspect de l'attaque du métro de Saint-Pétersbourg, qui a fait 14 morts et plus de 50 blessés, serait un jeune homme de 22 ans, originaire du Kirghizistan.

Le Comité d'enquête russe a indiqué dans un communiqué qu'Akbardzhon Dzhalilov, né au Kirghizistan mais de nationalité russe, serait derrière l'attaque suicide du métro. Des traces ADN du jeune homme ont été retrouvées sur une deuxième bombe découverte et désarmée par les autorités dans une autre station de métro de la ville.

Ce mardi matin, un porte-parole du comité nationalde sécurité du Kirghizistan a identifié le suspect comme originaire du pays d'Asie centrale, indiquant à l'agence de presse d'État TASS, « Il a été établi qu'un individu, suspecté d'avoir mené une attaque terroriste, est né dans notre pays. »

Le Kirghizistan est un pays majoritairement musulman, qui compte 6 millions d'habitants et a la réputation d'être un proche allié du Kremlin. Le pays accueille notamment une base aérienne militaire russe.

Une source proche de l'enquête a confié à l'agence TASS que l'assaillant avait des liens avec les rebelles syriens. De son côté, l'agence de presse Interfax affirme que le suspectt était lié à un groupe radical islamiste interdit en Russie. Pour le moment, aucune organisation n'a revendiqué l'attaque.

Le président russe, Vladimir Poutine, était à Saint-Pétersbourg pendant l'attaque. Il s'est rendu sur les lieux de l'attentat ce lundi soir, où il a déposé des fleurs. Officiellement, le gouvernement russe indique que toutes les pistes sont encore étudiées. Le procureur général russe a lui ouvert une enquête pour terrorisme. Trois jours de deuil vont avoir lieu de partout dans le pays, à partir de ce mardi.

Les informations principales à retenir :

  • Une bombe a explosé ce lundi après-midi dans une rame de métro entre les stations Sennaya Ploshchad et Tekhnologicheskiy Institut. Certains avaient annoncé qu'une deuxième bombe avait explosé, mais ces rumeurs se sont révélées fausses. Le principal suspect est accusé d'avoir caché une seconde bombe dans un extincteur, découverte dans une autre station de métro, à trois kilomètres du lieu de l'explosion.
  • Ce mardi matin, la ministre de la Santé, Veronika Skvortsova, a confirmé que le bilan humain était passé de 11 à 14 victimes. Sept personnes sont mortes sur place, une est décédée sur le chemin de l'hôpital, alors que six autres sont mortes à l'hôpital.
  • Dzhalilov est né à Osh, au Kirghizistan, en 1995, d'après les médias locaux, qui rapportent que les services de sécurité du pays « maintiennent le contact avec les services secrets russes pour la suite de l'enquête. »
  • Le métro de la deuxième ville de Russie a rouvert ce mardi matin. Quatre stations ont en revanche été fermées ce mardi suite à des alertes à la bombe.
  • Des images de vidéo-surveillance de Dzhalilov ont été diffusées. On y voit le jeune homme marcher dans le métro avec une veste rouge, des lunettes, et un chapeau vert foncé. Il porte aussi un sac à dos. Des enquêteurs ont confié à TASS que l'explosion est due à un système explosif artisanal, apparemment embarqué dans le sac de l'assaillant. La bombe était remplie de petits objets métalliques, afin de créer le maximum de dégâts, selon une source anonyme.
  • Ce lundi soir, le président américain, Donald Trump, a appelé Poutine pour témoigner de son « soutien total » afin de présenter à la justice les coupables. « Le président Trump et le président Poutine estiment que le terrorisme doit être vaincu rapidement et définitivement, » peut-on lire dans un communiqué. La chancelière allemande, Angela Merkel, et la Première ministre britannique, Theresa May, ont aussi adressé leur soutien à Poutine.
  • Pour le moment, aucune organisation n'a revendiqué l'attaque, et les chaines médiatiques de l'organisation État islamique (EI) sont restées plutôt calmes. Certains partisans de l'EI ont célébré l'attaque, estimant qu'il s'agissait d'une réponse au soutien actif apporté à Bachar Al-Assad par la Russie. L'EI avait précédemment déclaré qu'elle mènerait des attaques terroristes contre la Russie.

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