Culture

Les plus belles femmes du monde sont sur The Atlas of Beauty

Depuis trois ans, la jeune roumaine Mihaela Noroc parcourt le globe pour photographier la beauté dans toute sa diversité.
28.6.16
Image de Une : Jeune Kurde, à Istanbul, en Turquie. Toutes les photos sont de Mihaela Noroc, pour le projet "The Atlas of Beauty".

Un jour, Mihaela Noroc en a eu assez de son taf. Elle a rassemblé les économies qu'elle avait réalisées au cours de ses dernières années, a pris ses cliques et ses claques et s'est décidée à commencer le projet qui lui trottait dans la tête : aller photographier les plus jolies filles de la planète, rien que ça. Pas s'improviser photographe de mode, mais juste documenter la beauté de la diversité à travers les continents, selon son point de vue. Voici la genèse de The Atlas of Beauty, qui ne prétend pas à autre chose que ce que son titre indique.

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«  The Atlas of Beauty est un projet sur la diversité de notre planète à travers des portraits de femmes. Beaucoup de personnes dans le monde souffrent de discrimination en raison de leur couleur de peau, de leur religion, de leurs origines ou parce qu'elles sont des femmes. Je pense que la beauté est la diversité et qu'elle peut nous apprendre à être plus tolérant », écrit la jeune trentenaire sur son site.

Originaire de Roumanie, où elle a déjà photographié quelques-unes de ses compatriotes, Noroc a eu le déclic en Éthiopie, comme elle le raconte à The Independent : « J'ai réalisé que la beauté, c'est être différent, soi-même et garder son héritage culturel ». Armée de son seul appareil et d'un sac à dos, elle a préféré la route à l'avion, pour rencontrer ceux et celles qu'on ne prend pas le temps de voir lorsqu'on ne voyage pas hors des sentiers battus. Elle demande tout simplement aux jeunes femmes dont le charme naturel la frappe si elles veulent bien poser pour elle. Ayant parfois seulement quelques secondes, prenant d'autres fois plus de temps pour réaliser les photos léchées qu'elle poste depuis un an et demi sur Facebook et Instagram.

« Je préfère photographier des visages naturels, sans trop de maquillage », précise-t-elle au Telegraph. « Quand je photographie une femme, j'essaie de la faire se sentir spéciale, fière et unique. Je parle à peu près cinq langues et ça m'aide beaucoup, mais dans certains pays, ça devient du langage des signes. »

Jeune Kichwa, dans la forêt d'Amazonie, en Équateur

Le plus souvent, la légende n'indique que le lieu où la photo a été prise, d'autres fois le prénom, l'origine, une présentation ou une anecdote de son modèle. Les portraits — souvent cadrés autour du visage, parfois en pied, montrant ainsi une tenue traditionnelle ou un décor particulier — affichent une incroyable diversité de femmes, souvent jeunes, toutes aussi belles les unes que les autres. Avec pour message que la beauté se trouve autant en Mongolie qu'en Corée du Nord, en Inde, en Azerbaïdjan, aux États-Unis ou en Lettonie.

« Selon moi, la beauté est de faire ressortir ses origines et sa culture et d'être naturelle, sincère, authentique, spéciale, pas forcément tendance ou mince », dit-elle encore. Si elle se défend de photographier majoritairement des femmes jeunes, elle souhaite « comparer les visages du monde entier et montrer que toutes ces femmes sur [ses] photos sont belles à leur façon. »

En Éthiopie

Noroc a présenté son projet aux quatre coins de la planète — depuis trois ans, elle a parcouru près de 50 pays. Interviewée par des journaux et télés locaux comme des grands médias, elle ne souhaite pas s'arrêter là. Elle expose et vend ses clichés pour continuer son projet, qu'elle finance également par crowdfunding, et en profite aussi pour attirer l'attention sur des populations en difficulté.

À La Havane, à Cuba

Une mère et ses filles, dans un camp de réfugiés à Idomeni, en Grèce.

Sur le plateau tibétain, en Chine

À Rio de Janeiro, au Brésil

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