Cette artiste a photographié les 500 plus belles femmes du monde
Toutes les photos sont tirées de The Atlas of Beauty: Women of the World in 500 Portraits et publiées avec l’aimable autorisation de Mihaela Noroc, copyright (c) 2017.

Cette artiste a photographié les 500 plus belles femmes du monde

« Si vous tapez "belle femme" dans Google, vous tombez sur une femme blonde aux yeux bleus, la bouche entrouverte... »
18.1.18

Cet article a été initialement publié sur Broadly et traduit par VICE France.

Éthiopie, 2013. La photographe roumaine Mihaela Noroc, visite le pays avec son mari. Frappée par la beauté des femmes qu'elle rencontre, elle décide de les photographier. Quatre ans plus tard paraît son livre, The Atlas of Beauty, 500 portraits de femmes de tous âges et tous horizons, qui définissent, chacune à leur façon, ce qu'est la beauté.

De retour d'Éthiopie, Mihaela est rentrée dans sa ville natale, Bucarest, avec l’envie de photographier le plus de femmes possible. Elle a économisé, et entrepris un voyage de 14 mois au cours duquel elle a parcouru 30 pays par voie terrestre, en passant par l'Arctique, la Chine et la Russie.

« Ma vision de la beauté a changé. Si vous tapez "belle femme" sur Google, vous allez tomber sur une version très restreinte de ce qu’est la beauté », déclare-t-elle. « En général, c'est une femme blonde aux yeux bleus, la bouche légèrement entrouverte. J'ai pourtant vu des femmes bien plus incroyables, mais elles ne sont tout simplement pas assez représentées dans le monde. »

Mihaela a parcouru l'Europe, mais aussi l'Iran, le Tibet, la Corée du Nord, l'Asie du Sud-Est, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Pacifique Sud et certaines zones de l'Amérique du Sud. Il lui arrivait de passer des heures et des heures à marcher dans les rues, avant d’être soudainement « frappée » par le besoin de photographier une femme.

« Les canons de beauté sont différents partout, explique Mihaela. Dans certaines parties du monde, la femme doit être modeste, calme, couverte. Mais dans d'autres parties, elle est peu habillée, hypersexualisée. Une vraie pression est exercée sur la femme. »

Les femmes photographiées par Mihaela sont belles parce qu'elles sont naturelles, sans artifices, sans maquillage. « Mon livre évoque la liberté, déclare-t-elle. Les femmes sont représentées comme elles-mêmes le voulaient. » Ces femmes, les voici.

Chichicastenango, Guatemala – « Maria est vendeuse de légumes au marché de sa petite ville. Elle est devenue timide dès l’instant où j’ai sorti mon appareil. »

Forêt amazonienne, Équateur – « De plus en plus de tribus amazoniennes portent, dans leur vie quotidienne, des vêtements. Elles gardent leurs vêtements traditionnels pour les événements importants. J'ai photographié cette jeune femme dans sa tenue de mariage. »

Paris, France – « Anja est une Belge d'origine polonaise qui rêve de participer aux Jeux Paralympiques, elle est née sans jambe droite et sa mère l'a abandonnée à l'hôpital en suppliant le médecin de s’occuper d'elle. 19 mois plus tard, elle a été adoptée par une famille belge et a vécu une enfance heureuse. »

Berlin, Allemagne – « Anaïs est née d’une mère malienne et d’un père français. Au Mali, elle est considérée comme blanche, en Europe, elle est considérée comme noire. Quant à elle, elle se sent aussi bien africaine qu’européenne. »

Milan, Italie – « Caterina a commencé à danser à l'âge de trois ans. Sa mère, Barbara, l’a toujours soutenue. À l’époque, elles vivaient dans une petite ville, où il y avait peu d’opportunités d’étudier la danse classique. Barbara a alors déménagé à Milan, même si son mari n’a pas suivi, afin que sa fille puisse réaliser son rêve et fréquenter une des écoles de danse les plus réputées au monde. »

Sichuan, Chine – « Cette Tibétaine, mère de deux enfants, compte parmi les femmes les plus gracieuses que j'ai vues dans ma vie. Je l’ai rencontrée dans un petit village de campagne. Elle ressemblait exactement à cela au moment où elle m'a ouvert sa porte – elle faisait son ménage, tout en portant ses bijoux. »

Istanbul, Turquie – « Au cours de mes voyages, j'ai rencontré tellement de femmes incroyables et qui, pourtant, ne se sentaient pas belles. Beaucoup de femmes se sentent contraintes de suivre un certain standard de beauté. Mais ce n'est pas le cas de Pinar, une Chypriote turque qui rêve depuis longtemps de devenir comédienne. Elle a quitté Chypre pour la Turquie et a travaillé dur afin de réaliser son rêve… Elle aime jouer la comédie sur scène, mais elle préfère être elle-même dans la vraie vie, c'est-à-dire libre et naturelle. »

Mihaela Noroc, The Atlas of Beauty, Ten Speed Press, 352 pages.

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