anulingus rimjob
Toutes les illustrations sont de Carly Jean
Life

Quand les anulingus tournent au drame

Évanouissement, résidus suspects et supplications : quand une pratique sexuelle tout à fait agréable entraîne des conséquences foireuses.
23 juin 2016, 5:00am

Anulingus. Feuille de rose. Rimjob. Il existe finalement peu de termes pour dénommer le fait de lécher l'anus d'un autre être humain, mais la pratique est pourtant loin d'être rare – tout le monde en a nécessairement entendu parler, qu'il s'agisse des adorateurs de cette pratique sexuelle ou de ses pourfendeurs les plus acharnés.

Quand cette pratique se déroule sans anicroche, elle est particulièrement agréable. À l'inverse, elle peut aussi avoir des conséquences catastrophiques. Voici quelques-unes des pires histoires d'anulingus que nous ayons eu l'occasion de lire, rapportées par nos contributeurs Brian Moylan, Justin Caffier et Amber Bryce.

« Je voyais une fille de manière très irrégulière, et je me suis dit que ce serait marrant de la faire venir chez mon patron – dont je devais garder la maison pendant un temps. Elle est venue, et on a couché ensemble dans la salle de bains de la chambre principale. On a décidé de passer à la sodomie dans la douche, mais elle a commencé à avoir un peu mal. Du coup, je me suis retiré pour me laver le pénis, et je me suis mis à lui lécher l'anus pour l'aider à se détendre.

Je ne sais pas si c'était à cause de la chaleur ambiante, du sang ou d'un mélange des deux, mais quelques secondes plus tard, elle s'est évanouie et m'est tombée dessus. Quand je l'ai posée sur le lit, complètement trempée, elle a fini par reprendre connaissance. Elle m'a expliqué que c'était la première fois que ça lui arrivait, donc j'imagine qu'on n'a vraiment pas eu de chance. Mais pendant 15 ou 20 secondes, j'ai craint le pire – qu'elle ait une rupture d'anévrisme, ou un truc comme ça. En plus d'avoir provoqué un accident mortel, comment aurais-je pu expliquer ça à mon boss ? » — Chuck, 29 ans

« Quand j'étais au lycée, j'ai suggéré à mon copain de l'époque de lui faire un anulingus – sachant qu'un de mes partenaires m'avait déjà introduit à cette pratique. Au début, il a pris un air un peu dégoûté, mais il s'est douché le temps de réfléchir avant de décréter qu'il adorerait ça.

Ensuite, pendant environ deux ans, il voulait que je m'occupe de son cul à chaque relation sexuelle – si je ne le faisais pas, il s'allongeait sur le dos et PIGNAIT jusqu'à ce que je cède. Ça a fini par sincèrement me rebuter, d'autant plus qu'il a arrêté de se laver correctement à mesure de l'avancée de notre relation.

Aujourd'hui, je me suis remise avec le mec qui m'a fait découvrir les anulingus, et nous sommes très épanouis sexuellement – d'autant qu'il ne m'a jamais supplié de lui sucer l'anus. » — Laura, 27 ans

« Je me rappelle très bien de ce mec. Il avait la vingtaine, il était blond, très séduisant et très sexy. Mais il y avait un problème avec sa couleur de peau : elle oscillait entre le jaune et le gris. Je ne savais pas trop s'il était malade ou si c'était dû à la lumière tamisée de l'endroit où nous nous trouvions.

Son cul était très agréable à bouffer – rebondi et plein de vitalité. Mais quelques jours plus tard, je me suis senti très faible. Un truc n'allait pas. Je suis allé voir le médecin, et il m'a fallu une heure pour marcher environ 500 mètres – je m'arrêtais toutes les 30 secondes pour reprendre des forces.

J'ai passé quelques tests sanguins, et j'ai appris que j'avais l'hépatite A. Je suis à mon tour devenu jaune, et je vomissais tout ce que j'ingurgitais. Je me suis senti mieux deux semaines plus tard, mais mon copain de l'époque l'a également chopé – probablement en me bouffant le cul. Apparemment, il y a un petit délai entre le moment où on contracte le virus et celui où on tombe malade. Il nous a fallu six mois pour nous en remettre. C'était horrible. » — Pierre, 42 ans

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« Lors des relations sexuelles, j'essaie de ne pas trop toucher aux fesses. Disons que j'ai une peur panique du caca. Le truc, c'est que peu de temps après avoir fait mon premier anulingus, j'ai senti quelque chose sur ma langue – c'était un bout de PQ. Ça m'a un peu bloqué, puisque ça m'a rappelé ce que le mec était en train de faire avec ce même papier toilette juste avant. Je crois bien que c'est ce qui m'a fait passer l'envie de lécher l'anus de qui que ce soit. Je me souviens aussi de la première fois que j'ai observé mon propre anus dans un miroir – ça m'a beaucoup contrariée. Je tiens désormais à ce que personne ne le voie. — Monica, 29 ans

« Je n'aime généralement pas le début d'un anulingus – ça a souvent un goût un peu chimique, à cause du savon utilisé par mon petit ami. » — Laura, 27 ans

« Lors d'une phase particulièrement frivole, j'ai ramené un type croisé dans un bar chez moi. C'était un danseur, et il avait un cul extraordinaire. Il était gros et recouvert d'un petit duvet, et je n'ai pas résisté à la tentation d'enfouir ma tête dedans. Tout avait l'air de bien se passer, et on s'est bien amusé. Le lendemain matin, je me suis levé, je me suis habillé et je suis allé chez le barbier. À ce moment-là, j'ai remarqué un petit bouton près de ma bouche. Je ne m'en suis pas trop préoccupé, avant de constater que deux autres boutons étaient apparus quelques minutes plus tard. À mon retour chez moi, ma bouche était encerclée d'une multitude de boutons blancs.

Je suis allé voir un médecin deux jours plus tard, et il m'a dit que j'avais une infection bactérienne. Il m'a filé de la crème, et tout est rentré dans l'ordre au bout de quelques jours.

Le truc vraiment gênant, c'est que juste avant que mes boutons disparaissent, je me suis pointé chez un pote. Son coloc m'a toisé, avant de me dire « C'est parce que tu as bouffé un cul que tu as chopé ces boutons ? » Je ne sais pas si je devais être plus embarrassé pour lui que pour moi. » — Julian, 39 ans

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« La première fois que ma copine du lycée et moi avons testé l'anal, nous étions bourrés et pas du tout préparés. Tard dans la nuit, on batifolait dans la cave de ses parents pendant qu'ils dormaient. C'était une maison suffisamment grande pour qu'ils n'entendent absolument rien de nos ébats.

Donc j'étais en train de lui lécher l'anus tout en stimulant son clitoris. Elle s'est mise à respirer de plus en plus fort, donc j'ai commencé à enfouir ma langue plus profondément. D'un coup, elle a crié « Oh non ! » et j'ai senti un truc très humide sur le bout de ma langue. Une milliseconde plus tard, le goût a commencé à envahir ma bouche et je me suis mis à cracher en gueulant « Putain ! » Visiblement, j'avais fait ressortir des bouts de matière fécale.

Heureusement, ses parents n'ont rien entendu. Mais il y a une tache marron sur le canapé de leur cave, et malgré tous nos efforts, nous n'avons jamais réussi à la nettoyer. Je n'ai jamais pu m'empêcher de la regarder à chaque fois que je revenais là-bas. » — Anthony, 27 ans

« Ça faisait une semaine que je faisais la fête non-stop. Après avoir bu comme un trou, j'ai été pris d'une forte envie de baiser. J'ai repris contact avec un type musclé avec qui je discutais sur Grindr depuis des mois, et je l'ai rejoint chez lui.

Alors qu'on se pelotait, il a commencé à me doigter puis me lécher l'anus. Mais il s'est subitement arrêté et a couru comme un malade pour aller dans la salle de bains. Je l'ai entendu se pencher au-dessus de l'évier, sans savoir s'il vomissait ou non. Je me suis dit « Et merde, je lui ai chié dans la bouche ». Quand il est revenu, je lui ai demandé « Est-ce qu'il s'est passé ce que je pense qu'il vient de se passer ? » Il a acquiescé, et j'ai lâché « OK, je vais rentrer chez moi. »

Je suis allé dans sa salle de bains, et j'ai remarqué qu'effectivement, j'avais déféqué. Ce qui m'étonne, c'est que je n'ai perçu aucun signe avant-coureur. C'est sorti de nulle part. Avant de partir, j'ai essayé de lui faire croire que ça lui ferait une anecdote marrante à raconter, mais il n'avait pas l'air convaincu. » — David, 32 ans

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« Un soir, j'étais en train de mater des annonces sur Craigslist. À ma grande surprise, un type près de chez moi cherchait à faire des rencontres. J'étais un peu sceptique, parce qu'il était magnifique sur ses photos – on aurait dit qu'elles sortaient d'un site de stock photos. Quand je suis arrivé chez lui, j'ai eu le soulagement de constater qu'il était aussi sublime que photogénique.

Il m'a demandé de m'installer tranquillement sur sa « chaise à anulingus ». J'ai bloqué un peu, sachant que je n'étais pas nécessairement aussi propre que je ne le souhaitais – je lui ai d'ailleurs signalé immédiatement. Il a quand même insisté, prétextant qu'il avait très envie de me sentir et me lécher l'anus. J'ai fini par accepter, désireux « d'élargir mes horizons » – aussi, il était vraiment très beau.

Sauf qu'en fait, sa chaise à anulingus n'en était pas une du tout – c'était juste deux planches de bois posées sur des bombes de peinture. J'ai eu une image mentale des planches en train de se briser et de mes fesses pleines d'échardes. Mais heureusement, il m'a vite détendu parce qu'il savait vraiment s'y prendre. Mais mon sphincter s'est détendu aussi, et j'ai laissé échapper quelques pets. Visiblement ça l'a encouragé, et il a commencé à gémir en se palpant la bite.

J'ai senti mes intestins bouger, alors je lui ai demandé de s'arrêter. Il était perplexe, et j'ai fini par lui avouer que j'avais peur de lui chier accidentellement sur le visage. Il m'a regardé droit dans les yeux et m'a dit « Ça ne serait pas si grave. »

Cet homme incroyablement beau voulait que je défèque sur son magnifique faciès, et j'étais horrifié – mais quand même un peu intrigué. J'ai commencé à lui balancer des tas d'excuses pour le dissuader, type : « Je suis pas trop scato », « Je n'aime pas l'odeur de la merde » ou encore « Ce n'est pas très hygiénique. » Sans rien dire, il m'a fait asseoir sur sa « chaise » et a placé une petite serviette autour de son cou – comme un gourmet se préparant à entamer un dîner d'exception.

Et ce qui devait arriver arriva. Sauf que je n'étais plus vraiment contrarié par le fait de chier sur un mec – je l'ai entendu mâchouiller mes excréments. Ça m'a complètement dégoûté, et pourtant je bandais comme un malade. Peut-être était-ce le fait de voir une personne tout à fait attirante prendre autant de plaisir – toujours est-il que je me suis détendu et j'ai même fini par apprécier l'expérience.

Par moments, il m'a sorti de ma transe en me demandant d'arrêter de chier pour prendre le temps de mâcher – à ce moment-là, je me rappelais subitement que j'étais en train de faire caca sur le visage d'un autre. Après ça, je l'ai remercié, je me suis rhabillé et j'ai décampé. Il m'a envoyé plusieurs messages suite à notre rencontre, mais je l'ai lâchement ignoré. Je pense qu'une fois suffisait amplement. » — Dave, 27 ans

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