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Un concours de poulet-parmesan entre minorités sexuelles

Les lesbiennes sont les meilleures à ce genre de trucs
11.4.12

Il y a quelques mois, quelqu'un est arrivé avec une théorie si radicale et si révolutionnaire que, si elle était avérée, nous changerions à jamais notre regard sur le poulet-parmesan. Ça ressemblait à ça : les meilleurs poulets-parmesan du monde sont toujours cuisinés par des lesbiennes. Ça semble un peu fou, n'est-ce pas ? Peut-être même un peu « abusé ». Peut-être encore que c'est une putain de bombe et la plus grande vérité jamais tombée dans le monde de la cuisine sur le pouce. En tout cas, dans les semaines qui suivirent, on a aussi remarqué que beaucoup des meilleurs poulets-parmesan disponibles autour de nous étaient aussi cuisinés par des femmes qui aiment d'autres femmes.

Qu'est-ce que ça prouve ? Que leur mélange de masculinité et de féminité donne à nos amies lesbiennes une aptitude particulière à la préparation du poulet parmesan ? Ce postulat vaut-il aussi pour les gays ? Qu'est-ce qui, pour un hétéro, est si compliqué dans le fait de répandre du fromage fondu sur une tranche de poulet pannée ? Afin de répondre à ces questions, on a réuni quatre potes dans une même cuisine et on leur a filé l'équivalent de 17,50 euros chacun – on leur a aussi demandés de nous révéler leur orientation sexuelle. Puis on a fait appel à deux grands amateurs de poulet-parmesan – Tim le tatoué et Tim le mec au vélo – afin qu'ils notent les plats de nos quatre cuistos improvisés.

Petra – Hétéro

En plus d'être la plus jeune, Petra est aussi une étudiante végétarienne qui n'avait absolument aucune idée de ce que pouvait être un « poulet-parma ». Elle a donc été un peu remuée au moment de faire les courses mais s'est très vite rassérénée quand sa mère s'est pointée avec une tonne de légumes bio provenant de son propre jardin. À vrai dire, ça lui a aussi permis d'intimider les autres concurrents.

Le verdict de Tim et Tim : « C'est healthy et très frais. C'était une bonne idée de mettre des morceaux de tomates sur le dessus. Très bon parma maison. »

Présentation : 7.75, Goût : 8

Darcy – Gay

Ce bad boy souriant est arrivé chez moi à la nuit tombée, excité comme jamais. Il avait l'air plutôt confiant au début car c'était le seul candidat à avoir déjà cuisiné un poulet-parmesan. C'était aussi très clairement le candidat le plus heureux du groupe ; voyons si sa bonne humeur et ses vibes effrontées ont influé sur sa cuisine.

Le verdict de Tim et Tim : « OK, tu nous a pris par la main avec ce plat. C'est un parma-spectacle et ça a le goût d'un bonbon ! Ça ressemble exactement à ce que tu attends d'un parma dans un pub. Un grand merci pour les bougies gays aussi. »

Présentation : 10, Goût : 7.5

Douglas – Hétéro

Doug est un artiste multimédia anglais élevé à Londres. Malgré le fait qu'il se dise grand amateur du « bon vieux parma », il n'en a jamais cuisiné. Sa confiance inébranlable nous a convaincu qu'il allait gagner sans problème.

Le verdict de Tim et Tim : « Putain, Doug, tu l'avais ! Tu l'avais et tu l'as perdu. Trop de bouffe et pas assez de sauce parmesan. C'est ta fierté qui t'a fait perdre. »

Présentation : 7.5, Goût : 7.5

Alex – Lesbienne

Alex étudie la littérature et on l'a appelée seulement quelques minutes avant le début de la compétition pour lui demander de remplacer une autre lesbienne qui s'était décommandée à la dernière minute. De tous les candidats, c'est elle qui a pris le concours le plus au sérieux : elle avait toujours l'air paniquée et s'est mise en tête de fumer quinze clopes avant chaque étape importante de sa recette.

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Le verdict de Tim et Tim : « OK, c'est bon. Putain, c'est peut-être le meilleur. Le poulet est parfaitement proportionné, le jambon est cuit à point, le fromage est fondu à merveille et la sauce est riche, consistante sans être lourde. C'est incroyable. Tu l'as fait, enfoirée de lesbienne. »

Présentation : 9, Goût : 9.5

VICE : Tu pensais avoir une chance de gagner avant la compétition ?
Alex : En fait, oui. Même si c'était la toute première fois que j'en préparais un, je savais que je pouvais gagner. Au début, je croyais que j'étais juste contre Doug et, comme j'ai vécu avec lui, je sais qu'il est incapable de faire autre chose que du Chili Con Carne trop épicé. Ensuite, quand j'ai vu que les autres s'attelaient aussi à la tâche, j'ai cru que j'étais baisée. C'était un peu stressant, pour être franc.

D'après toi, quel était ton plus gros concurrent ?
Petra, très clairement. Sa bouffe bio m'a fait peur. Grâce à ça, elle était à un autre niveau. Aussi, j'ai vu qu'elle s'en sortait bien quand on cuisinait car je gardais toujours un œil sur elle (et ses nichons).

Qu'est-ce qui t'a permis d'être la meilleure, tu penses ?
Petra : Je pense que ma gueule de bois m'a aidé à ralentir ; il faut être endurant pour gagner la course.

Donc ça n'a rien à voir avec le fait d'être lesbienne ?
Non. En revanche, ça pourrait être lié au fait d'être italienne.