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Kobe Bryant annonce sa retraite sous la forme d'un poème, et c'est majestueux

Le Rimbaud du basket.

par Liam Daniel Pierce
30 Novembre 2015, 10:47am

Wow. Kobe Bryant vient d'annoncer sa retraite sous la forme d'un poème sur le site Player's Tribune, et c'est ouf.

Après un match compliqué face aux Warriors, les discussions sur la retraite de Kobe se sont faites plus pressantes. Et voilà, maintenant c'est sûr. Mais on imagine que vous ne vous attendiez pas à un poème. D'ailleurs, comment est-on sûrs qu'il ne s'agit pas d'un fake ? Eh bien, Kobe lui-même l'a posté sur Twitter.

Le site a d'ailleurs planté tellement il y avait de trafic. On a donc décidé de mettre des captures d'écran ci-dessous. Prenez le temps d'apprécier sa prose. Prenez donc un brandy. Allumez-vous un cigare. Et lisez donc cela.

Traduction :

Cher basketball,
Dès les premiers instants,
Où je roulais en boule les chaussettes de mon père
Et shootais d'imaginaires
Paniers victorieux
Dans le Great Western Forum
J'ai su qu'une chose était vraie :
Je suis tombé amoureux de toi

Kobe parle ensuite des moments difficiles qu'il a passé dans ce sport et fait une allusion à un tunnel infini :

Je ne voyais jamais la fin du tunnel.
Je ne voyais que moi
qui en sortait en courant.

On comprend pas vraiment ce qu'il a voulu dire par là : est-ce que vous n'êtes pas à la fin d'un tunnel quand vous en sortez en courant ? Bref. Ça a l'air de toute façon d'être une jolie métaphore.

Mais le tournant dans son raisonnement se trouve dans les lignes suivantes :

Cette saison est tout ce qu'il me reste à donner.
Mon coeur peut supporter les battements
Mon esprit peut faire face à la pression
Mais mon corps me dit que c'est le moment de dire au revoir.

Puis il finit sur une jolie symétrie.

Et nous le savons tous les deux, peu importe ce que je ferais ensuite
Je serais toujours ce gosse
Avec les chaussettes en boule
La poubelle dans un coin de la pièce
5 secondes à jouer
Le ballon dans les mains
5...4...3...2...1
Avec tout mon amour,
Kobe

Si l'on met de côté son niveau d'érudition et sa prose - ainsi que toutes les critiques qu'on lui a envoyé à la gueule ces dernières années -, il nous laisse quand même avec un joli cadeau d'adieu. C'en est même poignant.