Elle cuisine un poulet trop cuit, son mari pète un plomb et sort le fusil de chasse

Un habitant de Pontivy accusé de « violences aggravées » après avoir mis en joue son épouse pour une histoire de cuisses de poulet laissées sur le feu.
17.3.17

Généralement, pour réussir un bon poulet, il suffit de quelques gestes simples – ou d'habiter près d'une bonne rôtisserie. On sait que le choix de la volaille est primordial mais tout le monde n'a pas les moyens de se payer les bécanes de Bresse au plumage blanc, à la crête rouge et aux pattes bleues.

Si vous avez chopé une volaille crue, voilà deux conseils bateaux pour ne pas commettre l'irréparable lors de la préparation : ne lavez pas la bête – l'humidité risque de lui niquer la peau – et faites vraiment gaffe au temps de cuisson. Le 6 décembre dernier, un couple d'habitants de Pontivy dans le Morbihan en a fait l'amère expérience.

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Comme le rapporte Ouest France, tout commence par un appel au secours. Celui d'une femme à la police qui explique que son mari est en train de péter un plomb. La raison ? Elle a oublié d'éteindre le feu sous une casserole où elle avait placé des cuisses de poulet. Du coup, les cuisses ont fini par cramer et ont bien pris au fond.

Dans des propos rapportés par le quotidien régional, l'épouse décrit l'énervement et l'attitude de son conjoint en ces termes : « Il a crié, a retourné le matelas. Puis il est revenu avec un fusil de chasse qu'il a mis sur ma tempe. »

Heureusement, l'arme n'est pas chargée et la femme parvient à se réfugier dans la chambre conjugale où elle se barricade et appelle les gendarmes. Dépêchés sur les lieux, ces derniers mettent en place un dispositif qualifié d'impressionnant et parviennent finalement à maîtriser le mari.

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Lundi dernier, il comparaissait devant le tribunal de Lorient pour « violences aggravées » contre sa femme. Toujours selon Ouest France, il a tenté de se justifier devant les juges : « C'était une colère incontrôlable. Nous formons un couple vivant, qui se dispute puis se réconcilie. »

Le tribunal a jugé que cette agression était le symbole d'un « conflit ancien qui dégénère trop souvent ». Le prévenu, 63 ans, a donc été condamné à 8 mois de prison avec sursis et n'est pas autorisé à voir sa femme – sauf dans le cadre d'une thérapie de couple.