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Music

La soirée « 7 Mercenaires » donnée aux Shoreditch Studios a été un triomphe

7 DJ's, 7 ambiances, 7 heures de folie !

Si Berlin est reconnu pour son côté imprévisible et excentrique, Madrid pour la fête qui y règne du lundi au dimanche, et Sydney pour ses beach parties dantesques, Londres, elle, est la ville qui combine toutes ces caractéristiques. Une ville qui – autant dans le domaine de l'art que de la cuisine, de la mode ou de l'attitude – a su faire se rencontrer les philosophies de tas de cultures différentes pour les mettre à l'honneur. Et c'est bien sa qualité de melting pot d'identités multiples qui en fait ce lieu de convergence évident d'artistes, de créatifs, et surtout, de musiciens. À l'occasion de la sortie du remake du film emblématique Les Sept Mercenaires (de John Sturges) par Antoine Fuqua, Spotify a réuni sept des DJs les plus emblématiques de la planète dans les Shoreditch Studios londoniens, les invitant à mettre leur différences de côtés, le temps d'une nuit entière. Après leurs performances individuelles, les sept devaient se rassembler sur scène pour jouer un remix collaboratif du thème du film.

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Qui étaient donc ces sept marginaux ? Et à quels personnages de l'iconique septette du film ont-ils été associés ? Venu de Madrid, nous avions Christian Varela, « Le Guerrier » ; de Berlin, la fine fleur de la house, Wankelmut aka « Le Tireur d'élite » ; de Sydney, Hook N Sling « Le Pisteur » ; d'Italie tous les deux, David Squillace, qui a endossé le rôle du « Chasseur de primes » tenu par Denzel Washington dans le remake, et Uto Karem, « L'Assassin » ; le « Hors-La-Loi » de Sao Paolo, est joué par Wehbba ; et le kid de Londres, S.K.T, représente « Le Joueur », car il le dit lui-même, « poussé par des instincts qui [lui] attirent parfois des ennuis mais sont aussi à l'origine de [ses] plus belles expériences ».

Uto Karem estime que « bien qu'[il] apprécie le côté solitaire, [il] a une profonde expérience et affection pour la collaboration », Wankelmut souligne « son adaptabilité, da précision » et Varela sa « relation de longue date avec le cinéma ; [ayant] contribué à de nombreuses B.O », ainsi qu'un « savoir-faire musical » qu'on ressent aisément pendant son set. Essentiellement reconnu pour sa réussite en tant que DJ techno, il est assez clair que Varela est un artiste à part entière, tissant et assemblant des thèmes musicaux avec fluidité et spontanéité, le tout toujours avec un sourire radieux vissé sur le visage.

Mais c'est plus que de la musique et des medleys que les spectateurs enthousiastes ont pu découvrir sous les arches en briques rouges typiques des Shoreditch Studios. Ils abritaient en réalité un vrai Far West plein de pistolets et de Stetsons, de tours de cartes éblouissants et de whisky sour renversé sur le comptoir. Et bien que les artistes comme le public étaient issus de milieux et de cultures différentes, les bagarres de saloon se sont faites plutôt rares. Peu importe si vous étiez un BG branché EDM, un fan d'acid house ou un allumé de la trance – l'amour du beat et de la biture a comme d'habitude suffi à réunir tout le monde.

Pour un DJ venu d'ailleurs, quelle caractéristique unique représente une foule londonienne comme celle de cette soirée ? « Eh bien, comme vous pouvez le voir, les gens savent faire la fête, ici » note Wankelmut. « Ils aiment sortir plus tôt et y aller à fond. Mais, à part un penchant évident pour la UK House, ils sont sacrément ouverts à la diversité et aux idées différentes, et j'adore ça. » Un trait que la foule a su mettre en avant en entrant en éruption pour chaque performance. Un des DJs de la soirée était plus familier avec le code postal local, et ça s'est vu. La réaction de la foule à l'écoute de « Livewire » de DJ S.K.T a été aussi enthousiaste que lors de sa diffusion récente sur BBC Radio 1.

Après une soirée passée à se la donner chacun en solo, nos sept bandits sont montés sur scène tous ensemble. On a pu entendre leur efforts respectifs sur l'élégant thème du film porté par la guitare ; et ils nous ont préparé au chef-d'œuvre final. L'ouverture renvoyait à la forme originale du morceau, avant d'exploser dans un bombardement sonique de basses qui a frappé le public d'une apoplexie générale. Passant entre les mains de DJ à DJ, le morceau était encore sous une forme brute mais le final fut clairement un triomphe. Nous n'avons pas seulement assisté à une célébration de philosophies et de cultures distinctes durant ces 7 heures, mais aussi à celle de thèmes phares du film : sept silhouettes distinctes derrière leur instrument de prédilection, et un triomphe attendu né d'une rencontre fructueuse entre des alliés improbables.

Les Sept Mercenaires sort le 28 septembre au cinéma.

Ce post est sponsorisé par Sony Pictures.