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On est allés à Wierd 500

J’ai rencontré peu de gens réellement capables de s’éclater à leurs propres soirées. Pieter Schoolwerth, l'initiateur des mercredis Wierd, en fait partie.

Mercredi soir a marqué une date importante dans le monde sauvage de Wierd. J’ai tellement écrit sur cette soirée/label/mode de vie que j’ai dû ajouter ce mot dans le dico de mon ordi pour qu’il arrête de corriger automatiquement quand je l’orthographiais bien. Pourquoi c’était une date importante ? Pieter Schoolwerth a organisé au moins 500 événements live. Pensez à ça une seconde. Ça fait minimum 499 soirées de plus que vous, si on compte cette soirée loft où vous avez aidé votre trou du cul de coloc à monter deux platines et une table de mixage dans votre salon pour défoncer les oreilles de quelques dizaines d’étudiants avec des tracks de Michael Jackson – étudiants qui d’ailleurs n’ont dansé que parce qu’ils étaient convaincus que c’est ce qu’il fallait faire pour pouvoir se tirer une rate –, avant que votre voisine coincée (c’est-à-dire moi) ne vienne se plaindre : et avouez-le, vous étiez secrètement soulagé de virer tout le monde et d’aller vous coucher.

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J’ai rencontré peu de gens réellement capables de s’éclater à leurs propres soirées. Pieter – comme vous pourrez le constater sur les photos qui suivent – en fait partie. Wierd existe sous différentes formes depuis 2002. Étiez-vous seulement assez vieux pour avoir le droit de boire en 2002 ? Personnellement, je l’étais tout juste. Le premier événement, à en croire les archives online de Wierd, a eu lieu quatre jours après mes 21 ans. Malheureusement, je n’ai découvert cette grande célébration des weirdos que sur le tard, quand Wierd était déjà bien établi. Dix ans après sa création, c’est toujours l’ancre du milieu de semaine à laquelle se rattachent les jeunes machins hot (et aussi les machins hot un peu moins jeunes). On ne peut que louer le dévouement de Pieter Schoolwerth qui s’acharne à faire du mercredi le soir le plus cool de la semaine.

Comment mieux célébrer cet événement majeur qu’en invitant l’artiste plasticien suédois Tobias Bernstrup pour sa première performance aux US depuis cinq ans ? Ses fringues d’ange de métal travesti et ses coups de langue synthétiques et sexy ont su séduire une foule légèrement moins fournie que d’habitude, vu que le même soir Morrissey faisait un concert au Radio City Music Hall. Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, bande de losers, mais je préfère passer ma soirée dans une cave à mater des corps s’ébrouer dans la fumée et aimer la vie plutôt que me faire écrabouiller par une foule de 6 000 personnes mal dans leur peau qui écoutent de la soupe chiante.

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Sérieusement, je ne sais pas comment on peut encore se dire que le monde va mal après avoir vu cette photo. J’adore cette ville.

OK, peut-être qu’il existe des fans de Morrissey qui ne pensent pas en permanence à se scarifier.

Tobias Bernstrup a offert un spectacle majestueux, à base de coups de pelvis et de luxure électronique.

Regardez ! C’est notre amie Jane Pain ! J’ignore comment elle s’est retrouvée embarquée là-dedans, mais c’est la costumière de Tobias.

Le costume de Tobias mérite qu’on l’explore dans le détail. C’est un artiste visuel accompli. L’élément musical n’est qu’une portion de l’expérience Tobias.

Ailes de 3 mètres d’envergure.

Talons à piques.

Cache-sexe en métal.

Manchettes à picots et griffe pour le doigt.

Tétons susceptibles de crever l’œil d’un fan hystérique.

Après la performance, j’ai traîné dans les parages afin de célébrer le Wierd en regardant les charmantes petites pépées présentes capturer leur proie pour la nuit.

Ça, c’est Christian Count de Cult of Youth, l’idole death rock préférée de tout le monde.

Soren ressemblait à une capote stellaire. Liz était plutôt impressionnée.

Pieter Schoolwerth en compagnie de l’adorable Sybil Disobedience/Syb Vicious/Minimal Syb, ou quelle que soit la façon dont elle se fait appeler aujourd’hui.

Vers 3h30, je ne sais pas comment j’ai fait, mais je suis parvenue à monter les escaliers et à me tirer de la cave enfumée de Home Sweet Home sans m’éclater contre les marches, mes oreilles pulsant encore. Alors que je regardais l’éclat froid de la lune décroissante, je me suis demandé si on pourrait faire ça 500 fois de plus. Espérons-le.

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