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Vice Blog

EXPO - SANG BLEU AU 12 MAIL

13.12.09

D'après Maxime, le créateur de la revue Sang Bleu, l'exposition SANG BLEU/12MAIL qui commence demain soir est « l'occasion d'une double célébration : Les 20 ans de la chute du mur de Berlin, et l'origine du projet SANG BLEU. Nous exposerons une large sélection d'ouvrages ayant compté parmi les inspirations principales pour l'élaboration de notre projet, depuis ses débuts et avant encore. Les livres sont reproduits à la photocopieuse comme une tentative de désacraliser l'objet-livre et d'inciter le visiteur à l'action-lecture. Reading-room minimale développée en collaboration avec la designer lausannoise Sibylle Stöckli, le livre dans sa présence physique devient mobilier, et le mobilier devient sens, histoires, Histoire. »

Comme on a pas tout compris on a demandé à Lele Saveri, notre pote photo editor de Vice Italie et collaborateur régulier de Sang Bleu, ce qu'était ce magazine.

« La première fois que j'ai rencontré Maxime, il venait juste de se faire faire un tatouage intégral, par l'un des plus célèbres tatoueurs du monde: Filip Leu. Et c'était la première fois de sa vie qu'il se faisait tatouer. Il devait avoir environ 25 ans à l'époque, et il s'était toujours foutu des tatouages. Mais cette expérience avait totalement changé sa vision des choses. Il avait été stagiaire pour Self Service Magazine et venait d'être embauché à la maquette du magazine. Il a pensé qu'il était injuste qu'aucun magazine ne parle de la fantastique découverte qu'il venait de faire. C'est pourquoi il s'est mis en tête de fonder son propre magazine. Mais pas un de ces magazines de tatouage dégueulasses avec une meuf à poil qui montre son petit papillon sur les fesses en couverture. Quelque chose de sérieux, où l'on pourrait voir la beauté du truc, ressentir pleinement sa portée, avec des photos de mecs qui ont porté ces marques pendant des années, avec fierté ou en les regrettant, à ce point que l'encre faisait entièrement partie de leur corps.

La passion dont il a fait preuve en me parlant de son projet était telle que j'ai accepté de l'aider, peu importe ce dont il avait besoin, et même si je n'avais pas compris un traître mot de ce qu'il m'avait raconté. J'ai bossé avec lui sur le premier numéro, et j'ai récidivé pour celui qui va bientôt sortir. Je ne me rends compte que maintenant de toute la beauté dont il n'avait de cesse de me parler, et je comprends enfin pourquoi il en faisait tout un plat. »