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Ce charmant Berlinois se vendait bien sur les réseaux sociaux. Mais la façon dont il me parlait de son ancien coloc, un étudiant italien « bordélique, qui se levait à pas d'heure », aurait dû me mettre la puce à l'oreille quant à sa capacité à vivre avec l'autre. Le deuxième jour, après m'avoir croisée dix minutes dans la cuisine, il m'a dit : « Pourquoi tu ne sors pas te faire des amis ? » Ensuite il s'est mis à traquer tout ce que je faisais, à épier mes heures de réveil, à me reprocher de laisser des cheveux dans la salle de bains… Pour enfin laisser une feuille sur mon ordinateur où il était écrit : « Peux-tu partir aussi vite que possible. » Je ne me suis pas fait prier, je suis partie dans l'heure. Par la suite, il m'a rendu les deux tiers de ma caution… en pièces de 20 centimes.
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J'étais très bien tout seul dans mon F1. Jusqu'à ce que la copine de mon oncle, apprentie esthéticienne, me propose de prendre un appart avec elle. Je me suis dit chouette, je vais avoir une pédicure à l'œil. En fait, je n'ai eu droit qu'à un sermon bien humiliant sur la nécessité absolue d'essuyer parfaitement l'inox quand on lave l'évier. J'ai eu l'occasion de me plaindre de cette maniaque auprès de mon cousin, qui m'a proposé de prendre un appart ensemble. Ce qu'on a fait, avec un de ses collègues de sport études. J'avais pas prévu de faire mon coming out. Sauf qu'au hasard des visites un de leurs potes a croisé un de mes amis qu'il savait être gay. Mon cousin m'a fait asseoir dans le salon pour me dire ça, tout en ajoutant que putain, si un jour il apprenait que son cousin était homo, il savait pas ce qu'il ferait (genre, si ça se trouve je te tuerais). Après cette année-là j'ai repris un appart tout seul. Et là, c'était juste génial. Quand t'as une âme solitaire, faut pas céder à la fibre familiale. Ça t'évitera de déménager six fois en sept ans.
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Quand j'étais à l'université, une amie m'a demandé si ma mère et moi pouvions l'héberger pendant quelques mois. La première chose qu'elle a tiré de ses valises à son arrivée était une étonnante collection de sprays. C'est à ce moment qu'elle nous a avoué qu'elle avait l'hépatite B et qu'il fallait nettoyer les toilettes de fond en comble à chaque fois qu'elle les utilisait. Il fallait également bien séparer les serviettes, et veiller à ce que les brosses à dents ne se touchent surtout jamais. Ça, c'était la première surprise. Elle dormait dans la même chambre que ma mère, qui un matin l'a trouvée au lit avec sa petite amie. Cette dernière est vite devenue le quatrième occupant de l'appartement. Ce n'était pas ce qui était convenu. On a fini par avoir une discussion. Là, elle m'a répondu : « Si tu le voulais, ça pourrait être seulement nous deux. » Puis elle s'est mise à pleurer en me demandant pourquoi je n'étais pas amoureuse d'elle. Je ne l'ai pas revue pendant des années.
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J'ai essayé de trouver un boulot en une semaine
Ce que j'ai appris en ayant mon premier enfant
Comment survivre à des voisins infernaux