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26 octobre 2020, déjà un mois que la guerre a débuté. Des soldats arméniens sont prêts à partir au front dans le secteur de Martouni. Leur camion est venu faire le plein d'essence avant de les emmener sur les lignes avant. Photo Adrien Vautier
Culture

La guerre au Haut-Karabakh dans l’objectif d’Adrien Vautier

En un mois de conflit, on compte déjà 1 250 morts selon certains bilans – potentiellement largement sous-estimés.
2.11.20

Depuis le 27 septembre, le conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan au Haut-Karabakh s’est rouvert, près de 30 ans après la dernière guerre à avoir agité ce plateau coincé entre l’Iran au sud et les deux pays belligérants. À l’époque, 30 000 morts et des centaines de milliers de déplacés étaient à déplorer et avaient abouti au contrôle de la région par des indépendantistes arméniens. L’indépendance de cette zone à peine plus grande que la Dordogne n’est pas reconnue par la communauté internationale, ni même par l’Arménie (qui en revanche lui apporte un soutien économique et militaire). 

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Aujourd’hui, en un mois de conflit, on compte déjà 1 250 morts selon certains bilans – potentiellement largement sous-estimés. Et malgré les rencontres à Genève de cette dernière semaine pour parvenir à un cessez-le-feu, aucun accord ne semble prêt à émerger. Dans le même temps, les troupes azerbaïdjanaises continuent leur percée jusqu’à la « capitale » du Haut-Karabakh, Stepanakert.

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Dimanche 5 octobre 2020, le centre culturel de la ville de Chouchi, à quelques kilomètres de Stepanakert, a été bombardé. Plusieurs dizaines de morts sont à déplorer.

Le photographe Adrien Vautier a passé le mois d’octobre dans cette région majoritairement peuplée d’Arméniens. Entre les bombardements et le survol incessant des drones azerbaïdjanais, la population se terre en sous-sol. D’autres ont fait le choix de quitter la région pour rejoindre Erevan, la capitale arménienne, alors que les hôpitaux voient chaque jour défiler les corps meurtris par un conflit qui n’en finit plus. 

Plus de photos ci-dessous :

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Armo Gaspalyan est propriétaire d'une petite épicerie à Stepanakert. Un dimanche, alors qu'il était au marché, une bombe est tombée sur les maisons voisines. Depuis il ne reste jamais loin de son fusil en cas de pillage ou d'arrivée des azéris dans la ville.

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Une mère enterre son fils.

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Dans le salon d'un appartement bombardé dans un quartier résidentiel de Stepanakert, capitale du Haut-Karabakh.

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Samedi 3 octobre 2020, au dernier étage d'un immeuble touché par les bombardements ennemis, une famille vide l'appartement de leur fils parti au front.

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Dans le petit village de Tatev, en Arménie, des familles de réfugiés sont venus se mettre à l'abri.

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Au cimetière militaire d'Erevan.

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Le 21 octobre 2020, la guerre à commencé depuis plus de 3 semaines. En salle d'opération à l'hôpital de Stepanakert. Un soldat gravement blessé à la tête par un éclat de roquette va subir une trépanation. Encore non identifié, il porte le numéro 57. Malheureusement, il décédera de sa blessure dans la nuit.

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L'église de Chouchi détruite. elle fut bombardée le jeudi 8 octobre alors que des journalistes et des civils se trouvaient à l'intérieur.

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Le 24 octobre 2020 Hovik, un jeune soldat et sa femme Mariam se marient à l'église de Chouchi. Le lieu saint fut victime d'un bombardement au début du conflit.

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Durant les premiers jours de la guerre, les personnes les plus âgées choisissent de rester sur place et de se cacher dans les abris toute la journée durant les bombardements.

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Mi-octobre, le conflit fait rage depuis maintenant 15 jours. Durant les alertes aux drones, les habitants viennent trouver refuge dans les sous-sols des immeubles. Certaines familles y vivent désormais.

Retrouvez Adrien Vautier sur son site.

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