La weed de Hunter S. Thompson va être clonée et sera bientôt disponible

La veuve du plus grand journaliste gonzo a décidé d'exaucer les voeux de ses fans en clonant sa weed légendaire, qu'elle commercialisera bientôt.
02 décembre 2016, 10:37am

Cela fait déjà douze ans que Hunter S. Thompson s'est suicidé. Personne n'a oublié la réputation de grand drogué du journaliste gonzo : d'après sa biographe Jean Carroll, il consommait de la cocaïne, de l'acide et des benzos au quotidien. Il aimait aussi beaucoup les joints, assez pour faire pousser son propre cannabis dans sa ferme du Colorado, la fameuse Owl Farm. Aujourd'hui, sa veuve Anita Thompson a décidé d'offrir cette herbe d'auteur au grand public. "J'ai trouvé une méthode légale pour extraire l'ADN de la marijuana et du haschich personnels de Hunter que je conserve depuis 12-15 ans, a-t-elle expliqué dans un post Facebook publié le 27 novembre dernier. Je suis en train de faire le nécessaire pour que ces variétés soient accessibles (…) dans les Etats qui ont légalisé le cannabis."

Le Colorado a légalisé l'usage récréatif du cannabis en 2012. "On m'approche au moins une fois par mois depuis, a assuré Anita Thompson au Aspen Times. Des cultivateurs, des dispensaires. J'ai eu environ 10 occasions au cours des trois dernières années. J'ai dit non à chaque fois car c'est toujours la même histoire : quelqu'un veut juste associer le nom de Hunter à sa variété." A l'en croire, la société avec laquelle elle a accepté de collaborer va ressusciter les six variétés cultivées par son ancien mari. Son nom n'a pas été révélé, mais il va falloir lui faire confiance : Gizmodo rappelle que le clonage d'une plante morte est "possible en théorie, mais bien plus difficile que les techniques impliquant des donneurs vivants". Authentique ou pas, le matos de Hunter S. Thompson sera commercialisé sous la marque Gonzo.

Anita Thompson utilisera les bénéfices dégagés par la vente de la weed Gonzo pour rénover l'Owl Farm. Si tout se passe bien, la maison dans laquelle l'auteur de Las Vegas Parano a vécu et s'est donné la mort deviendra un musée privé et un lieu d'accueil pour artistes. Ouverture prévue fin 2017.