Les Américains noirs et hispaniques sont plus susceptibles d’être sujets aux violences policières

D'après cette nouvelle étude d'un professeur d'Harvard, les Blancs, les Hispaniques et les Noirs ont en revanche la même probabilité de se faire tirer dessus par un policier.
13.7.16
Des policiers arrêtent des manifestants devant une salle où s'exprimait le candidat Donald Trump, le 14 juin 2016, à Greensboro, Caroline du Nord (Joseph Rodriguez/News & Record via AP)

Les Américains noirs et hispaniques sont plus susceptibles d'être sujets aux violences policières (faire l'objet de palpations sans ménagement, être menottés de manière violente ou se prendre des coups de matraque) que les Blancs, d'après une nouvelle étude.

Mais les chercheurs se sont aperçus que les Blancs, les Hispaniques et les Noirs ont la même probabilité de se faire tirer dessus par un policier.

L'étude a été dirigée par Roland Fryer, un professeur d'économie d'Harvard, et a été publiée par le Bureau National de Recherches Économiques.

Comme le note Fryer dans son introduction, la brutalité policière contre les Noirs aux États-Unis existe depuis de nombreuses années.

« Pendant la majeure partie du XXe siècle, » écrit Fryer, « les forces de l'ordre ont effrontément choisi de maintenir le statut quo de la discrimination ouverte, plutôt que de protéger et servir tous les les citoyens. »

Les faits de mauvaise conduite — qui ne résultent pas en un décès de la victime mais représentent une attaque contre sa dignité — sont difficiles à traquer.

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L'étude montre que — peu importent les variables — la police est 50 pour cent plus susceptible d'avoir recours à la force quand elle traite avec les Noirs et les Hispaniques, qu'avec les Blancs.

Même quand les citoyens noirs suivent les ordres de la police, ils ont 21,3 pour cent plus de chances de subir une forme de brutalité policière.

Les chercheurs se sont appuyés sur 4 bases de données différentes pour tirer ces conclusions — dont le programme dit du « Stop & Frisk » mis en place dans l'État de New York qui contient 5 millions d'observations faites sur 10 ans. Ils ont aussi eu recours au Police-Public Contact Survey, un échantillon représentatif de la population qui fournit, du point de vue des citoyens, leurs impressions de leurs rencontres avec la police.

Fryer et son équipe ont aussi fouillé un fichier dans lequel sont détaillés tous les incidents où un officier s'est servi de son arme dans trois villes du Texas, six comtés de Floride et le comté de Los Angeles. L'autre base de données est un échantillon aléatoire d'interactions entre des policiers et des citoyens tiré des données du département de la police de Houston.


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