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Crime

Les États-Unis envoient 250 membres supplémentaires des Forces Spéciales en Syrie

Le nombre de soldats américains présents dans le pays se trouve multiplié par cinq. Il s’agit de la plus forte augmentation de troupes sur place depuis le début de la guerre en Syrie.
25.4.16
Des soldats américains montent dans un hélicoptère Boeing CH-47 Chinook dans un camp d'entrainement en Allemagne en 2014. Photo de Armin Weigel/EPA

Un conseiller du président américain a déclaré ce lundi matin que les États-Unis vont envoyer 250 membres des forces spéciales en Syrie — qui ne participeront pas aux combats. Ainsi, le nombre de soldats américains présents dans le pays se trouve multiplié par cinq. Il s'agit de la plus forte augmentation de troupes sur place depuis le début de la guerre en Syrie.

Le président des États-Unis, Barack Obama, a décidé d'envoyer ces soldats pour offrir un soutien aux milices locales qui se battent contre le groupe État islamique (EI), et ainsi, permettre de reprendre plus rapidement du terrain aux djihadistes. Voilà ce qu'avait déclaré en début de journée le conseiller adjoint à la sécurité nationale, Ben Rhodes, devant des journalistes présents à Hanovre en Allemagne. Le nombre de soldats présents en Syrie est désormais de 300 hommes.

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« Nous avons observé des progrès dans le nord et l'est de la Syrie, où l'EI a été délogé de certains de ses fiefs, » a déclaré Rhodes. « Nous voulons accélérer ces progrès et nous pensons que l'aide de forces spéciales supplémentaires peut jouer un rôle déterminant. »

Obama, qui est présent en Allemagne pour discuter politique étrangère avec plusieurs homologues européens, a formellement confirmé ce nouveau déploiement en début d'après-midi depuis Hanovre.

« Vu leur succès sur le terrain, j'ai approuvé le déploiement de 250 soldats supplémentaires en Syrie, notamment des forces spéciales pour poursuivre sur notre lancée, » a déclaré Obama. « Ils ne vont pas mener les combats au sol, mais vont être essentiels pour fournir de la formation et de l'aide aux forces locales qui continuent de repousser l'EI. »

Brett McGurk, l'Envoyé Spécial du président auprès de la coalition menée par les Américains en Syrie et en Irak, a indiqué que le déploiement devrait « augmenter la pression » sur Rakka, la capitale de facto de l'EI (nord de la Syrie), et sur Mossoul, la deuxième ville d'Irak aussi contrôlée par l'EI. Des hélicoptères d'attaque Apache supplémentaires seront aussi déployés en Irak, a indiqué McGurk.

Additional U.S. Special Forces in — Brett McGurk (@brett_mcgurk)April 25, 2016

Obama a exclu, à de nombreuses reprises, tout déploiement de troupes au sol en Syrie. Les 50 soldats déjà présents sur place ne participent pas aux combats.

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La chaîne France 24 a récemment diffusé de rares images de forces spéciales occidentales aux côtés des Forces démocratiques syriennes (soutenues par les États-Unis) en train de diriger des frappes aériennes contre l'EI avec un A-10 Thunderbolt II (un avion spécialisé dans l'appui rapproché aux forces terrestres) au-dessus de leurs têtes. Les hommes ne portent pas d'insignes reconnaissables, mais sont équipés d'armes fréquemment utilisées dans l'armée américaine — notamment des carabines militaires Colt M4, des mitrailleuses légères M249 LMG, des fusils à lunette M2010 et un lance-grenades Milkor MGL.

Des forces spéciales occidentales au sol en Syrie pour combattre le groupe État islamique. Images France 24

Le conflit syrien, qui a débuté en 2011, a désormais coûté la vie à plus de 250 000 personnes, a contraint 4 millions de personnes à trouver refuge à l'étranger et 7 millions d'autres à migrer à l'intérieur du pays. S'occuper de l'EI, qui a perpétré des attaques meurtrières en Europe, est vu comme une priorité au niveau international, mais en Syrie la plupart des victimes civiles sont tombées sous les balles des forces du président Bachar Al-Assad.

L'EI a récemment subi une série de défaites à la fois en Syrie — notamment à Palmyre, perdue aux mains des forces du régime soutenues par des frappes russes — et en Irak — où l'EI a dû quitter Ramadi, la capitale de la province d'Anbar.


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