Sports

Un surfeur sous pression : Cyrus Sutton en Russie

Le Californien raconte un épisode particulièrement flippant de son dernier voyage au pays de Poutine.

Surf Session et VICE Sports vous présentent la colonne "Coup de pression" : des grands noms du surf vous racontent un de leurs plus grands moments de peur dans l'eau et sur leurs planches.

Cyrus Sutton est un jeune Californien à la vie déjà bien remplie. Freesurfeur, ambassadeur Reef, réalisateur, fondateur du site korduroy.tv etc. Pourtant, il passe plusieurs mois par an sur la route, a déjà aménagé plusieurs vans et se décrit lui-même comme un road-warrior. Vous pouvez d'ailleurs suivre ses aventures sur son compte Instagram @cyrus_sutton .

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Dans une interview donnée à Stab à propos justement de sa passion pour le #vanlife , le Californien revient sur un épisode particulièrement marquant lors d'un trip en Russie.

« On s'est presque faits tuer la dernière fois qu'on y est allés. C'est le seul endroit où je me suis promis de ne jamais retourner. On avait découvert cette vague vraiment creuse lors de mon dernier trip. On ne l'avait pas eu parfaite et je voulais absolument y retourner et la surfer pendant un typhon. L'endroit est idyllique. Il n'y avait qu'un seul homme qui habitait là-bas dans une cabane avec son chien-loup. Je voulais faire un film sur lui et sur sa vie et trouver quelques vagues. Le seul moyen d'accéder à cet endroit est par hélicoptère. On en a loué un, ce qui coûte particulièrement cher. Je n'aurais pas été capable de le faire sans le soutien de Reef.

On a atterri. Il n'y avait aucun réseau téléphonique, il fallait un téléphone satellite. On avait un "texter satellite" : 2 pour un SOS, 1 pour dire que tout va bien. Quand on est arrivés sur place l'endroit était devenu un camp de braconniers. L'homme et son chien n'étaient plus là. Ils l'avaient probablement tué.

Au début ils pensaient qu'on était des militaires ou des membres de la police. Ils nous ont pris parmi eux et ont mis quelques jours à comprendre qui on était. C'était évident qu'ils étaient en train de décider s'ils allaient ou non nous tuer. S'ils s'étaient faits prendre ( à braconner, ndlr) ou si on les avait dénoncés ça aurait eu de sérieuses répercussions. Ce qu'ils faisaient était illégal, mais les gens en Russie sont pour beaucoup plutôt pauvres. La tension était intense. J'avais mon ex-copine avec moi sur ce trip. Elle était probablement la première femme qu'ils voyaient depuis longtemps. C'était vraiment une bande de paumés.

Heureusement ils ont décidé de se lier d'amitié avec nous pour qu'on ne les dénonce pas. Mais seulement une fois qu'ils ont réalisé qu'on était simplement des surfeurs et qu'on ne représentait aucun danger ».

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