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FILMS - CASSE-TOI JARED LETO, ON VEUT QUE CES MECS REVIENNENT SUR LES ÉCRANS

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par bg
7.2.10

Les années 2000, c'était comme les années 1980, mais sans les stars. Y avait de la coke, plein de musiques digitales, des Star Wars, des clubs, des putes, mais pas de mec qu'on affiche dans sa chambre avec de la patafix entre un fanion des Houston Rockets et un poster géant de Penny Hardaway. J'ai d'ailleurs une théorie à ce propos, qui met ouvertement en cause Cobain qui a appris aux adolescents de la planète à se méfier des stars, des Hard Rock Cafés et du rock de stade. Mais c'est pas vraiment de ça dont je voulais parler.

Le truc, c'est que toutes les stars du cinéma sucent. Zooey Deschannel ? Fraggle. Michael Cera ? Une tête de meilleur pote, mais un peu tendre. Le mec de Harry Potter ? Nul. Les dragons-nains qui jouent dans Le Seigneur des anneaux ? On dirait L'Île aux enfants sans LSD. À la limite toute l'équipe qui traîne avec le Frat Pack, mais la plupart du temps ils sont trop bourrés pour penser à faire de bons films.

C'est pourquoi je profite de la colonne que m'offre aimablement Vice France pour faire entendre ma voix et pousser une gueulante contre l'industrie du cinéma - pas le ciné-cinéma, le vrai cinéma avec des happy-ends, des scènes de poursuite en caisse sur Faith No More, Bruce Willis, et une courte mais remarquée apparition comique de John Goodman. Rendez-nous ces mecs, bande d'homosexuels de la toile. Pds.

15. ANDY GARCIA

Son problème, c'est qu'il était le seul cubain de l'industrie du cinéma à ressembler à un italien. Du coup quand il jouait le fils dans Le Parrain III, on ne se rendait compte de rien. Par contre quand il a joué un cubain dans Ocean's Eleven, tout le monde s'est aperçu qu'il était mauvais acteur. Là, il vient de tourner dans un film qui s'appelle Beverly Hills Chihuahua et il ramasse un peu.

14. DENNIS RODMAN

Il a bâti sa carrière sportive autour du fait d'être un bad-boy et un excellent défenseur, ce qui lui a valu une entrée dans le monde du cinéma par l'intermédiaire de Jean-Claude Van Damme, dans Double Team. Il n'a tellement pas eu la carrière qu'il méritait qu'il n'a pas eu de carrière du tout, mais c'est le genre de mec qui se peignait le signe de la lutte contre le SIDA dans les cheveux.

13. DANNY GLOVER

Quand tu bases toute ta carrière sur le fait de bien jouer le personnage de « l'équipier qui peut s'infiltrer dans le ghetto grâce à sa couleur de peau », en général tu finis par sombrer dans la spirale infernale du cinéma ethnique : film de Spike Lee, frère de Denzel Washington dans un film sur la corruption à la Maison Blanche, comédie du gouffre avec Chris Tucker, rien, puis éventuellement, overdose de coke mal basée. Danny a su éviter ça en se contentant du rôle de « l'équipier qui peut s'infiltrer dans le ghetto grâce à sa couleur de peau ».

12. DAN AKROYD

Un blues brother doté d'un panel comique si LARGE qu'il peut tout aussi bien devenir un ghostbuster ? Le jour et la nuit, le ying et le yang ? L'ombre et la lumière, Céline et Modiano ? L'industrie est une pute, Danny.

11. RAY LIOTTA

Une très vilaine peau et un rôle de youngsta génial dans Les Affranchis, voilà ce que Ray aura légué à la grande Histoire des ratés du cinéma américain. Cependant vous ne dites pas tout, l'encyclopédie. Il a aussi eu des rôles décisifs dans des films qui ne sont sortis qu'en DVD tels que Copland, Blow ou Identity, et Gay Ritchie l'a ressorti de son chapeau pour cette merde de Revolver. Toujours classe, Henry Hill.

10. TIM ROBBINS

Probablement le meilleur acteur de cette génération d'acteurs qui ont joué dans des films dont on ne se souvient jamais du nom. En fait, tout le monde se souvient juste des deux classiques de Robert Altman, The Player et Short Cuts. Peut être Arlington Road aussi. Et Mission to Mars. On dirait qu'il a bâti toute sa carrière dans le but de devenir le mec qu'on croise dans la rue en se demandant « putain, je suis sûr de connaître ce mec ».

9. LES MECS DE SLEEPERS

Kevin Bacon, Jason Patric (le Andy Garcia caucasien), Dustin Hoffman, De Niro et Brad Pitt. Bon OK le dernier est toujours une superstar et les deux autres font partie des acteurs les plus respectés du cinéma américain. Reste un mec qui ne joue plus depuis qu'il s'est laissé embarquer par Verhoeven dans L'Homme Invisible et un autre qui n'a plus jamais joué depuis… quelque temps déjà. Attendez je vérifie sur Imdb. Ah non je dis de la merde en fait, Jason Patric a joué l'année dernière dans Downloading Cindy et prépare actuellement un film qui s'appelle The Losers.

8. EDWARD FURLONG

La puberté a tué la carrière de bon nombre d'acteurs enfants et a aussi bousillé celle du petit prince du cinéma middleground américain Edward Furlong quand elle est survenue en 2003 alors qu'il avait 35 ans. Bye bye beau diable, quelle autre adolescent peut se targuer d'avoir joué dans Terminator 2, Little Odessa, American History X et Animal Factory ? Certainement pas Lorànt Deutsch en tout cas.

7. MICHAEL J. FOX

C'est le seul acteur handicapé que je souhaite sincèrement revoir sur les écrans, même s'il les a quittés il y a vingt ans à la fin de Retour Vers le Futur III pour devenir le maire de New York le plus déconneur après Rudolph Guliani - Charlie Sheen ne lui est jamais arrivé à la cheville.

6. PATRICK SWAYZE

J'ai dû le remonter dans mon classement parce qu'il est mort y a pas longtemps et que ça se fait pas de mal parler sur les acteurs décédés qui ont ruiné leur carrière en jouant dans La Cité de la Joie. Mais j'aimerais bien qu'il revienne de là-haut pour donner suite à son rôle de mari mort dans Ghost (ça ferait une chouette mise en abîme en plus) ou qu'il aille réveiller Keanu Reeves pour tourner Point Break II parce que tout le monde sait que Body n'est pas mort à Bells Beach en affrontant en surf la plus puissante lame de fond des 50 dernières années.

5. ROBERT DOWNEY JR. QUAND IL ÉTAIT JUNKIE

Désolé d'égratigner le petit milieu bien pensant de la critique cinématographique, mais je préférais Robert Downey JR. quand il était bourré. Au moins, il disait oui à toutes les propositions de rôles que lui envoyaient les réalisateurs nuls et il se retrouvait avec une fausse moustache en train de jouer Charlie Chaplin. Là il est redevenu à la mode et depuis A Scanner Darkly en 2006, il se laisse aller et ne fait plus que de la merde : Iron Man, Hulk, et tout récemment ce navet de Sherlock Holmes. Faudrait que Colin Farrell lui fasse redécouvrir les joies de la poussière d'ange à celui-là.

4. JEFF BRIDGES

Un panel relativement limité de mouvements, une seule expression faciale, largement de quoi faire carrière sur la perfide colline hollywoodienne lorsqu'on a le panache d'un Jeff Bridges. Plein de seconds rôles dans des films exigeants, des premiers rôles dans des films indigents (Arlington Road, encore) et le personnage le plus cool de l'histoire du cinéma indépendant américain. Le dude.

3. VAL KILMER

Ça me fait un peu chier que tout le monde s'extasie sur la ressemblance « si frappante » entre André Dussolier et Staline alors que 19 ans auparavant, on avait trouvé l'homme qui ressemblait le plus à Jim Morrison de tous les temps ! On avait retrouvé le Roi Lézard ! Le sosie parfait du plus gros connard barbu en pantalon de cuir de la fin du XXème siècle. C'était lui ! À part ça il n'a pas fait grand chose, et depuis peu il a la gueule de Mickey Rourke.

2. MICKEY ROURKE

C'est fou que les poings dans la gueule, les bouteilles de Porto et la rabla aient transformé le beau gosse du cinéma de la fin des années 1980 en un sosie de Marguerite Duras. Crapule de destin. Il est tellement amoché qu'on ne lui confie que des rôles de blessé de la vie (The Wrestler) ou des personnages de monstre dans des films retouchés par images de synthèse (Sin City). En revanche, personne ne se souvient de ce temps où il proposait une alternative de gauche aux rôles de jeune con refusés par Bruce Willis.

1. KURT RUSSELL

Simple passeur de connaissances, vieil hippie culturiste à la recherche d'une raison, humble serviteur des causes perdues, Kurt Russel est celui sans qui aucun des acteurs du dessus n'auraient pu voir le jour. Aujourd'hui on le reconnaît pour ses rôles de baroudeur à lunettes de soleil, mais qui aurait pu parier un centime sur ce type qui nous a toujours fait penser à un oncle qui boit ? Et pourtant, pas de Nick Nolte, de Gary Busey, de Christian Slater sans tonton Kurt torse nu dans Los Angeles 2013. Curieusement, il a tenu à s'habiller comme un mec d'Aerosmith dans tous les rôles qu'il a eu par la suite. Kurt, lâche les couilles de Tarantino et reviens botter le cul des jeunes effrontés qui ne savent même pas ce que le mot « Speedball » veut dire - et je parle pas de la drogue, bande de nazes.

JEAN-PIERRE BELLEVILLE