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Sports

Non, Gigi Buffon n’est pas encore bon pour la retraite

« Ils peuvent organiser mes funérailles s'ils veulent, mais il n'y aura personne là-bas ».

Ces 15 derniers jours, les théologiens du football ont vivement critiqué Gianluigi Buffon après ses deux boulettes successives : la première avec la sélection italienne contre l'Espagne, le 6 octobre, lorsque le gardien italien s'est troué du pied en anticipant une passe en profondeur destinée à Victor Vitolo. La seconde samedi 15 octobre en Serie A, contre l'Udinese, lorsqu'une frappe du Tchèque Jakub Jankto a surpris le gardien italien de 38 ans.

Face à Lyon en Ligue des champions, Gianluigi Buffon a démontré à tous ses détracteurs qu'il n'était pas mort, permettant à la Juventus de croire à la victoire, jusqu'au but libérateur de Cuadrado, alors qu'elle était réduite à dix.

A la 35e minute de jeu, il stoppe tout d'abord le penalty d'Alexandre Lacazette, certes très mal tiré par l'attaquant lyonnais. Buffon n'avait plus stoppé un penalty en Ligue des champions depuis 2003. Et puis vient cet arrêt monumental de la 50e minute : il dévie une frappe de Fekir déjà déviée par Bonucci d'un superbe réflexe de la main droite. A part ça, l'Italien a été rassurant tout au long de la rencontre et la Juve pointe aujourd'hui à la première place de son groupe avec 7 points alors que Lyon est troisième avec, seulement, trois points.

Après la rencontre, Buffon s'est expliqué au micro de la télévision italienne : « Je fais moi-même mon autocritique et je suis très sévère, je n'ai pas besoin des critiques des autres. Beaucoup de choses stupides ont été dites mais il y a une certitude : j'attends plus de Gianluigi Buffon. Ils peuvent organiser mes funérailles s'ils veulent, mais il n'y aura personne là-bas »