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Patronne de bar échange « man bun » contre alcool gratos

À Brooklyn, le Boobie Trap veut mettre fin à l’hégémonie des chignons masculins en offrant des verres aux clients qui se coupent les tifs devant le zinc.

par Wyatt Marshall
09 Janvier 2017, 9:00am

Foto via Flickr-brugeren Thomas Autumn

Propulsé sur le devant de la scène par des stars comme Jared Leto ou Zlatan Ibrahimovic, le chignon masculin était devenu en 2015, une « des tendances mode et beauté les plus forte de l'année 2015 » selon sa page Wikipédia.

Le « man bun » est comme ça. Il marque des buts sur des talonnades aériennes, ne laisse personne « vraiment indifférent » et se porte généralement avec un t-shirt à col V qui descend jusqu'au sternum. Du coup, l'année suivante, il avait déjà accédé au premier rang des trucs les plus débiles jamais portés par un mec.

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Le Boobie Trap, un bar du Bushwick, quartier de Brooklyn, considère que cette coupe n'est plus l'apanage des gens stylés et propose d'en finir en offrant « une pleine bouteille d'alcool » à tous les clients qui décident de se couper le chignon devant le zinc. Une initiative qui vise à encourager une transition capillaire en 2017.

Kristen North, co-propriétaire du rad, confiait au site Brokelyn ne pas supporter cette mode : « Je ne trouve pas ça mignon du tout et je crois que j'en ai vu beaucoup trop l'année dernière. J'ai l'impression de pouvoir apporter ma contribution à l'épanouissement d'un nouveau style capable de remplacer le chignon. »

This is the best idea I've ever given @kristennorth2 that she made better & GREAT! #MakeAmericaManbunLess

Une photo publiée par Blair Drager (@blairdrager) le

Le 9 janvier, personne n'avait encore répondu favorablement à l'appel lancé par le Boobie Trap. Pour motiver les plus circonspects, North assure que si quelqu'un se déplace et se coupe les veuchs, l'événement sera filmé.

MUNCHIES s'est tourné vers les cibles de cette politique plutôt agressive : les hommes qui portent des « man buns ». Sam Lemonick, journaliste, pense que le monde est particulièrement sévère avec ceux qui ont choisi ce style si particulier qu'il qualifie de « progressiste ».

Acceptez le look que vous avez choisi et si vous êtes prêt à vous couper les cheveux contre un whisky coca, cette décision vous appartient.

« Je pense que la société a stigmatisé le port du chignon masculin, mais je crois qu'on le mérite. On peut me considérer comme un porteur de chignon repenti », reconnaît Lemonick interrogé par MUNCHIES.

Peut-il envisager de se couper le « man bun » contre de l'alcool gratuit ? « Ça dépend de la quantité », assure-t-il en soulignant qu'une bière ne suffirait probablement pas. Par contre, il serait prêt à le faire « pour des verres gratos toute la nuit ».

Thanks boobie trap for being a girlfriend to all the drunk ladies and manbuns out there in their drunken haze.

Une photo publiée par Emily Cho (@fancymonstervision) le

Un autre porteur de « man bun », Brett Veerhusen, ajoute : « Je pourrais comprendre si l'injonction venait de ma mère ou de ma fiancée. Mais jamais je ne serais assez con pour suivre la suggestion d'un bar et me couper le chignon. C'est par contre clairement une tentative assez vaillante et plutôt réussie d'attirer l'attention des médias. Bravo ! »

« Il y a une étrange coalition publique assez dédaigneuse à l'encontre du chignon masculin, ce qui ne me dérange pas spécialement. Acceptez le look que vous avez choisi et si vous êtes prêt à vous couper les cheveux contre un whisky coca, cette décision vous appartient. »

Black Axe shots

Jim Watkins, propriétaire de Sociable Cider Werks à Minneapolis, possédait lui aussi un « man bun » il y a quelques mois. C'est-à-dire, jusqu'à ce qu'il « fasse une publicité et se voit à la télévision ».

« Je ne ressemblais à rien », confie-t-il à MUNCHIES jurant qu'à l'époque, il était pourtant plus près de la queue-de-cheval. « Ma femme et ma mère me le répétaient inlassablement depuis un an. Il a fallu que ce soit le petit écran qui me réveille. »

« Les gens ont une dent contre le man bun », ajoute-t-il.

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Watkins admet qu'une bière gratuite pèse peu dans la balance mais se lamente : « Je l'ai fait sans compensation et, rétrospectivement, avoir quelque chose en échange de mon chignon, ça aurait été sympa ».

Le Boobie Trap n'a pas souhaité ajouter de commentaires. « Nous sommes là pour que les gens se bourrent la gueule. » Cette offre spéciale n'est qu'une nouvelle initiative irrévérencieuse menant à la débauche dont le bar est friand.