Last Night est venu offrir à notre société malade ce dont elle avait le plus besoin : des lance-flammes

Les chiens fous de l'underground parisien sortent un deuxième album à la puissance de feu outrageante. Écoute intégrale.
18.1.17

« Moi, Monsieur, je suis ancien combattant, patron de bistrot et militant socialiste, c'est vous dire si, dans ma vie, j'en ai entendu des conneries. Mais des comme ça, jamais. » Ainsi parlait Robert Dalban dans Un Idiot à Paris de Serge Korber (1967, 91 minutes, 5.9 sur imdb). Une phrase qui synthétise à elle seule Friendly Fires, le deuxième album de Last Night, chiens fous de l'underground parisien à la stupidité salutaire et à la puissance de feu outrageante. Un line-up riche en fruits, regroupant des membres de Frustration, Master Master Wait et Bain de Sang, un punk rock sec, brutal et véloce, souligné par des synthés mongoloïdes, des guests de haut luxe (Fabrice Gilbert de Frustration, Lio du Prince Harry) et surtout, SURTOUT, 10 tubes immédiats, insensés, incandescents, qui en font sans même forcer une des plus belles mandales de ce début d'année, aux côtés du LP de Mary Bell.  Et parce que la vie ne doit rien au hasard, ça sort ce samedi 21 janvier sur le même label (Le Turc Mécanique) et on vous le présente, lui aussi, tout de suite, maintenant, en intégralité absolue, pour la première fois dans l'histoire des anciens combattants, des patrons de bistrot et des militants socialistes. Bouffez-moi ça.

La release party de Friendly Fires aura lieu ce samedi 21 janvier à l'Olympic, à Paris. Last Night sera également en concert le 14 avril à Toulouse, le 15 à Bordeaux et le 16 à Nantes.