Réveillon en solo : Comment survivre à une grève des transports le jour de Noël

Réveillon en solo : Comment survivre à une grève des transports le jour de Noël

L’avion qui devait vous ramener au bled est coincé sur le tarmac ? Pas de panique, l'aéroport est le lieu parfait pour manger comme si c’était Noël. La preuve.
19 décembre 2016, 1:00pm

Ho, Ho, Ho ! Les vacances approchent à grands pas et je parie que vous êtes en train de vous poser la question qui fâche, quel site va pondre l'article le plus rigolo, décalé et dingo de Noël cette année ???

Si vous êtes sur le marché de l'humour à deux balles, vous pouvez passer votre chemin. Là, vous êtes en train de lire un vrai article. Genre littéralement. Un objet journalistique avec des vrais morceaux d'information dedans et un nombre de mots légèrement au-dessus de la moyenne habituelle, bande d'andouilles.

Arrêtons les frais et rentrons dans le vif du sujet. Pour le réveillon de Noël, vous avez acheté un billet d'avion à 800 balles pour rentrer au bled et voir votre famille. Problème, le temps dégueulasse et/ou une grève du personnel navigant empêche votre avion de quitter le tarmac. Comme Tom Hanks, vous êtes coincé indéfiniment dans ce putain de terminal. Il serait peut-être temps d'économiser la batterie de votre portable et de n'envoyer qu'un texto à votre maman, parce que la nuit risque d'être longue. Très longue.

Toutes les photos sont de Chris Maggio.

« À maman : – mon vol a été annulé mais je vais me débrouiller pour arriver à temps pour Noël ! Trop hâte de vous voir ! Je vous aime ! – nouveau tel, c qui ? »

Allez, ne vous bilez pas ! Faire l'expérience d'une journée de voyage mouvementée fait partie de l'ADN des vacances. C'est une tradition aussi bien ancrée dans nos sociétés modernes que Michel Drucker chez France Télévision. C'est pour ça qu'il faut toujours prendre quelques précautions au moment de faire sa valise pour Noël – histoire d'être prêt à fêter la naissance du Christ avec un paquet d'inconnus entre deux portes d'embarquement.

Avec toutes ces images de cannes à sucre et de bonbecs qui s'imprègnent sur votre rétine, il est quasi impossible de ne pas se transformer en bec sucré pendant les vacances de fin d'année. Et compte tenu de la variété infinie de confiseries qui existent, vous ne parviendrez jamais à tout caser dans vos valoches. La seule solution ? Transformer vos bagages en friandises, un truc comestible capable de satisfaire votre palais. Comme du pain d'épices par exemple. Ça a non seulement un goût dément, mais si vous êtes devant le guichet au moment du check-in et que vous ne voulez pas payer un excédent bagage, vous pouvez toujours gagner quelques précieux kilos en bouffant votre valise devant tout le monde. Débrouillez-vous ensuite avec vos fringues et vos mains grasses.

Le canard de Noël n'est peut-être qu'un lointain cousin ésotérique de la dinde de Thanksgiving, mais en matière de plat principal, c'est un must pour n'importe quel aficionado des fêtes de fin d'année. Que vous ayez chopé ce gallinacé sur un terrain vague ou en provenance d'une ferme à taille humaine qui pratique l'élevage en plein air, soyez certain de pouvoir foutre le volatile dans votre sac pour faciliter son transport.

Une fois qu'il est bien tassé sous les couches de fringues sales que vous rapatriez chez vos parents, demandez aux agents de sécurité qui s'occupent de la machine à rayon X de régler leur engin sur

« griller ».

Asseyez-vous et surveillez la cuisson de votre repas.

Quand votre canard sort à l'autre extrémité du tapis, un autre agent de sécurité se fera un plaisir de le farcir sans frais supplémentaire. Dotés d'une solide expérience en matière de palpations et d'orifices, les doigts de cet agent ont la dextérité et l'expérience nécessaires pour pénétrer le séant de n'importe quel animal.

S'il n'y a plus de places assises aux alentours, ne vous énervez pas ! Les aéroports sont bien conscients de la pression que les vacances ont tendance à exercer sur les commodités qu'ils fournissent. Pendant la période de Noël, c'est une tradition pour tous les employées d'encourager les voyageurs à être créatifs et à trouver de nouvelles solutions pour consommer de la nourriture à l'intérieur de leur terminal.

Vous pouvez, par exemple, essayer de vous installer dans les toilettes, près des lavabos. Vous éviterez ainsi le trafic monstre des couloirs où il est généralement impossible de trouver une place pour s'asseoir. D'expérience, les toilettes sont vraiment le seul endroit au monde où vous serez heureux de bouffer dans le coin réservé aux enfants. La table à langer est assez stable et solide pour supporter le poids d'un bébé. Votre repas ne devrait donc pas poser de problème.

Après le canard, vous ne rêvez que d'une chose ; un petit digestif. Pour éviter de trop flipper pendant les turbulences et avant de vous avachir au sol devant votre porte d'embarquement pour une sieste bien méritée, vous devriez aller jeter un œil au bar du coin et rejoindre le reste des voyageurs occupés à noyer leur chagrin. Comme les mini-bars d'hôtel, les terminaux sont blindés en alcool. Tout dépend de l'aéroport mais les règles de consommation peuvent être parfois drastiques. N'ayez crainte. Il suffit de travailler en équipe pour venir à bout de n'importe quelle interdiction.

Bon, votre vol est toujours annulé ? Il serait peut-être temps de penser sérieusement à investir dans la pierre. La place est une denrée rare dans l'aéroport – notamment quand il s'agit de recharger la batterie d'un de vos appareils électroniques. Vous avez beau avoir un studio dans un des quartier en pleine gentrification du Pôle Nord, ça ne vaut quedal à côté d'un terrain dôté d'une prise électrique. Restez-y aussi longtemps que vous pouvez, quoi qu'il arrive et quelque soit les gens qui essayent de vous déplacer.

Si votre avion n'a toujours pas décollé, vous savez que vous pouvez toujours compter sur le Père-Noël et son attelage de rennes mené par Rudolph pour vous filer un coup de main. Ils seront généralement plus qu'heureux de foutre le dawa dans le trafic aérien et de vous faire quitter le plancher des vaches.

Et merde, j'ai oublié mon chargeur ! Bah. Joyeux Noël quand même hein.

Graphisme par Dave Maggio et le Studio Malagón Avec Anton & Larry Spivack Merci à Misha Spivack, Brad Bush et Elena Tarchi