Taijun Yajima explique le système de carte d'accès à Nakajima. Image: Emiko Jozuka
Yumiko Nakajima choisit l'endroit où elle reposera. Image: Emiko Jozuka
Taijun Yajima, le prêtre bouddhiste du temple de Koukokuji, dont le Ruriden fait partie, a construit ce cimetière futuriste en 2006. À l'époque, c'était le seul de tout le Japon, selon Yajima ; mais depuis, le format a séduit, et de nombreux temples bouddhistes lui ont emboîté le pas à travers le pays. Yajima explique que son idée est née de la nécessité de s'adapter à l'évolution des normes sociales.« Avant, chacun avait sa propre tombe, mais on a fini par manquer d'espace, alors les sépultures familiales sont apparues. Elles se transmettaient de génération en génération, raconte-t-il. Mais aujourd'hui, il y a de moins en moins d'enfants, donc les gens ne veulent plus leur laisser la responsabilité de l'entretien des tombes. »"Toutes ces statues de Bouddha en verre sont comme des compatriotes, et elles seront avec vous quand vous mourrez"
Yajima, prêtre bouddhiste, ne veut pas que les gens se sentent seuls après leur mort. Image: Emiko Jozuka
Chaque statue de verre représente ou représentera une personne décédée. Image: Emiko Jozuka
Shinjuku Rurikoin Byakurengedo ressemble à un vaisseau spatial au milieu des autres bâtiments. Image: Emiko Jozuka
Rurikoinabrite aussi bien des salles de concerts qu'un cimetière high-tech. Image: Emiko Jozuka
À Ruriden, Yajima m'explique que les couleurs du mois correspondent aux quatre saisons, et que c'est pour cela que les statues oscillent entre un rouge-orange automnal, un bleu hivernal et un vert printanier.« Si vous êtes suffisamment attentive, vous risquez de voir passer une étoile filante, me dit-il dans un large sourire alors qu'une rangé de Bouddhas s'illumine en bleu. Regardez, en voilà une ! »"J'ai dû leur rappeler qu'ils n'étaient pas à Las Vegas, et qu'il s'agissait tout de même d'un lieu de recueillement"
Yajima et Nakajima se disent au revoir. Image: Emiko Jozuka
