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Un mystérieux vaisseau fantôme est apparu sur les côtes du Libéria

Qu'est-il arrivé au Tamaya 1 ?

Dans la religion shintoïste, un « tamaya » est une sorte de tombeau où l'on enterre et honore les ancêtres.

C'est aussi le nom d'un pétrolier de 64 mètres de long, baptisé Tamaya 1, qui a quitté le port de Dakar (Sénégal) le 21 avril dernier et n'a plus donné de nouvelles à partir du lendemain, le 22 avril.

Une semaine plus tard, le mystérieux bateau s'est échoué sur la plage de Robertsport, au Libéria, selon les médias locaux. Robertsport se trouve à plus de 1000 kilomètres de Dakar, où le pétrolier était censé rentrer au mois de décembre. À son bord : personne, pas la moindre trace de vie. Le vaisseau a manifestement été abandonné.

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D'après ce que l'on sait, le Tamaya 1 a passé deux jours en plein cagnard, sa coque rouge et rouillée exposée au soleil, avant que la police locale ne se décide à l'inspecter.

"Il est très rare que les appareils cessent soudainement de fonctionner, à moins que ce ne soit intentionnel"

C'est à peu près tout ce que l'on sait du Tamaya 1, grâce notamment à MarineTraffic, qui permet de traquer la localisation des bateaux en haute mer. Quoi qu'il en soit, les interrogations se bousculent quant à savoir comment le bateau s'est retrouvé à échouer sur les plages du Libéria sans la moindre âme vivante à son bord. S'agirait-il d'un acte de piraterie qui a mal tourné ? Ou d'un tout autre problème ?

Les quelques détails dont nous disposons ne font que renforcer le mystère.

Un journal local raconte que trois hommes non identifiés ont quitté le pétrolier peu après qu'il se soit échoué et « se sont enfuis ailleurs à bord d'un canoé. » Un autre article affirme que des traces d'un incendie ont été découvertes dans la cabine du capitaine. Alors que, selon MarineTraffic, le navire battait pavillon panaméen, d'autres sources indiquent qu'il était probablement d'origine nigériane.

Mais le plus troublant, c'est que le Tamaya 1 ait totalement disparu des radars pendant une semaine entière. Les pétroliers ont l'obligation de transmettre en permanence leur position, leur direction et leur vitesse afin d'éviter les collisions en mer.

Capture d'écran : MarineTraffic

« Il est très rare que les appareils cessent soudainement de fonctionner, à moins que ce ne soit intentionnel », affirme Philip Miller, vice-président d'ExactEarth, une entreprise spécialisée dans la surveillance des mers. « Les appareils qui indiquent la position d'un bateau sont tous électroniques, et il faut donc les éteindre pour qu'ils cessent de fonctionner. Et si quelqu'un les a éteints, c'est une infraction grave aux lois internationales. »

Des « vaisseaux fantômes » apparaissent de temps à autre, presque toujours avec une explication parfaitement rationnelle. L'épave d'un navire abandonné s'est échouée dans l'Oregon au mois de mars, mais on pense que le bateau en question avait coulé suite au tsunami qui a frappé le Japon en 2011. Un bateau de pêche coulé par le même tsunami s'est également échoué en Californie en 2013.