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L'haltérophile Nijat Rahimov décroche la médaille d'or des célébrations de victoire

Le Kazakh a réalisé un exploit en finale des moins de 77 kgs en battant le record du monde à l'épaulé-jeté. Mais c'est la danse de la victoire avec son entraîneur qu'on retiendra certainement.
11.8.16

Ce n'est pas tous les jours qu'on peut célébrer le fait d'avoir soulevé un truc bien lourd en direct à la télévision. L'haltérophile Nijat Rahimov a donc marqué le coup mercredi en se lançant dans une petite danse traditionnelle après avoir réussi rien de moins qu'un exploit en battant le record du monde de l'épaulé-jeté dans sa catégorie.

En finale du concours d'haltérophilie des moins de 77 kilos, Rahimov, champion du monde 2014, se retrouvait ainsi distancé par le favori, le Chinois Lyu Xiaojun. Celui-ci avait battu son propre record du monde à l'arraché en soulevant 177 kilos, et menait tranquillement le concours après avoir soulevé 202 kilos à l'épaulé-jeté, ce qui lui faisait un total de 379 kilos. Le principal poursuivant du Chinois, l'Arménien Andranik Karapetyan avait déclaré forfait après une horrible blessure sur sa tentative d'épaulé-jeté.

Rahimov a alors décidé de tenter le tout pour le tout avec une charge de 214 kilos, soit 12 de plus que sa précédente tentative, et 4 de plus que le record du monde qui datait de 2000. Une tentative qui a payé pour Rahimov, qui arrivera à 379 kilos soulevés au total, à égalité avec Lyu. Dans ces cas-là, c'est l'haltérophile le plus léger qui gagne, soit Rahimov.

Cette victoire reste tout de même entachée par des rumeurs de dopage : Rahimov est sorti l'an dernier d'une suspension de deux ans après avoir échoué à un contrôle alors qu'il concourrait sous les couleurs de l'Azerbaïdjan, un pays qui a connu de nombreux problèmes de dopage par le passé. Depuis l'an dernier, il porte les couleurs du Kazakhstan, où il s'entraîne. Ses concurrents mercredi se sont par ailleurs déclarés surpris par son niveau de forme actuel.

Bon, avant de le voir dépossédé de son titre par un contrôle antidopage positif, on peut toujours apprécier sa célébration et la joie enfantine de son entraîneur.