soirée party covid
Une free party dans le bois de Vincennes le 28 juillet 2020. Photo Juliette Pavy

Une vie sans concerts, sans clubs, sans festivals (ou presque)

On est allé faire un tour dans le Paris déconfiné et ses alentours pour tenter de répondre à cette question : il se passerait quoi si tous les événements avec de la musique dedans étaient appelés à être interdits ?
Marc-Aurèle Baly
Paris, FR
3.8.20

Le 14 juillet, alors que certains font péter les gestes barrières aux abords de la tour Eiffel pour s’adonner au plaisir simple de voir leurs impôts cramer en pyrotechnie son et lumière, d’autres préfèrent occuper leur temps à se carboniser les tympans à coups de noise music patibulaire et démantibulée. C’est le cas d’une petite trentaine de personnes à vue de nez, tatouées mais pas trop, vêtues de noir pour la plupart, moyenne d’âge d’une trentaine d’années, qui se sont réunis pour écouter le live d’Officine et Opaque dans le garage d’un petit pavillon de proche banlieue en ce début de soirée estivale.

De l’appart’ en banlieue au Bois de Vincennes

Voilà à quoi ressemble un concert de type « déconfiné » dans la capitale aujourd’hui : une exportation en périphérie, une jauge réduite à son strict minimum, un glissement léger du public vers le privé. Ici, on ne se bouscule pas trop au portillon mais on se claque la bise sans peur du lendemain. L’adresse a été communiquée par mail, les organisateurs préférant éviter Facebook pour ne pas révéler le lieu des festivités au premier venu. Ça ressemble de l’extérieur à une fête lambda, si ce n’est que les deux lives prévus – 30 minutes chacun – sont réglés comme des horloges. Les flics débarquent vers la fin des concerts, les voisins gueulent un peu, mais il n’y a pas mort d’homme - même si les premiers se demandent tout de même ce qu’il s’y trame à l’intérieur vu le genre de musique qu’il s’y joue. La soirée se terminera paisiblement, certains s’échouant sur des canapés, la plupart des invités rentrant au foyer. On se dit alors que le confinement a parfois du bon, dans ce qu’il peut créer comme initiative spontanée, sans passer par des intermédiaires, des autorisations de mairie, bref, un besoin de respirer un peu sans se soucier forcément de savoir si on est bien dans les clous.

Fabienne, colocataire des lieux et co-organisatrice de la soirée, a eu l’idée du concert avec Marion, chanteuse d’Officine. Elle croit en des nouveaux modèles liés au confinement. Elle qui a vécu à Montréal pendant un temps et tient entre autre La Trayeuse électrique, radio en ligne qui traite aussi bien de musique expérimentale, électro acoustique, que de punk, de new wave, en plus de proposer des interviews d’acteurs du sérail. Elle veut « réfléchir à des modèles qui existaient auparavant et qu’on a lâchés. Peut-être que le Parisien va de nouveau prendre sa caisse, pour écouter de la musique et poser sa tente Quechua dans des vieilles baraques réquisitionnées comme dans les années 90. »

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Même si elle ne se fait pas d’illusion sur la suite, notamment au rapport digital de la musique « qui peut créer un nouveau commerce, qui peut arranger le gouvernement, et entraîner à terme la fermeture des petites salles de spectacle », elle voit en cette période si particulière peut-être une manière de « rapprocher des acteurs disparates, des artistes avec leurs accointances respectives, et de créer un vrai décloisonnement. »

Il n’a pas fallu attendre le Covid ou le confinement pour que les acteurs des scènes dites « underground » se posent ce genre de questions. Historiquement attaché à l’idée même d’indépendance et du DIY, on peut même dire que ces interrogations font partie prenante de l’identité de toutes celles et ceux qui, de près ou de loin, ont tenté de faire de la musique par eux-mêmes, mais également d’en diffuser, d’en produire, par leurs propres moyens. Seulement, il semblerait que la discussion ait investi des champs qui ne lui semblaient, a priori, pas destinés auparavant. Il suffit de voir chaque week-end, et même plusieurs jours par semaine, tant de gens investir le bois de Vincennes pour aller se la coller sur de la house, de la techno, de la hard tech, du reggae, du dub et autres affiliés, dans un esprit qu’on qualifierait presque de revival des free parties des 90’s si le mouvement n’était pas aussi spontané et libéré de toute contrainte ou appellation formelle.

« L’idée de nos collectifs, depuis le début, c’est de sortir faire la fête de façon libre, sans les contraintes de clubs, où tu n’es au final qu’un consommateur parmi d’autres »

Il suffisait de vérifier sur place, au début du mois de juillet, lors d’une fête organisées par le collectif Microclimat au Parc des Beaumonts à Montreuil par exemple. À ce moment-là, on a bien senti sur les visages et les sourires démasqués le besoin de se retrouver ensemble, de faire la fête et de profiter du temps présent sans forcément penser au lendemain. Avec tout de même des airs de défiance dans l’air. Julia, rencontrée sur place, nous lâche, entre 2-3 gorgées de bière premier prix  : « On est tous de retour au bureau, on est tous à prendre le métro. Si on voulait vraiment protéger les gens, tout le monde resterait en télétravail. Et c’est faire la fête dans un parc à l’air libre qui devient un problème ? »

Mais au-delà de ce besoin évident de lâcher-prise, Antoine Calvino, co-fondateur de Microclimat, nous explique que « l’idée de nos collectifs, depuis le début, c’est de sortir faire la fête de façon libre, sans les contraintes de clubs, où tu n’es au final qu’un consommateur parmi d’autres ». Ses fêtes s’inspirent des Burns, rassemblements dans la lignée du Burning Man américain, dont le principe directeur se résume à cette phrase : ici, il n’y a pas de public, que des organisateurs. Du coup, selon Antoine, « ils défoncent tout, c’est les teufs les plus riches. Tout le monde bosse, je trouve ça très beau, mais je n’ai pas envie d’imposer ça à mon public. C’est une organisation quasiment militaire chez eux. Chez nous, ceux qui le souhaitent peuvent nous aider, mais ce n’est pas obligatoire. On a envie que la fête reste un cadeau qu’on fait à notre public. »

Il a lancé Le Socle (Syndicat des Organisateurs Culturels Libres et Engagés) il y a maintenant trois ans, avec quelques autres collectifs parisiens. La structure lui permet d’engager des discussions concrètes avec les pouvoirs publics : « On s’est allié avec Otto10, Alter Paname, Pardonnez-Nous, La Dynamiterie, entre autres, pour qu’on cesse de nous interdire nos soirées sous des prétextes fallacieux. Les interdictions tombent souvent la veille des teufs, sans aucun égard pour l’investissement en temps et en argent, parce que c’est de la techno. Avec nous, les pouvoirs publics se permettent des choses qu’ils ne se permettraient pas ailleurs. »

On le voit particulièrement ces temps-ci, avec une accélération des procédures arbitraires, où beaucoup de teufs se sont faites annuler, notamment le week-end du 25 juillet, quelques heures avant le début des festivités. Pour faire évoluer les choses, Antoine et d’autres jouent le rôle de médiateurs auprès de la Mairie de Paris, et plus particulièrement de Frédéric Hocquard, adjoint à la maire de Paris en charge du tourisme et de la vie nocturne, notamment pour peser auprès de la Préfecture afin d’obtenir un cadre réglementaire pour les free parties du bois de Vincennes : « Il s’agit de définir ensemble des zones de fête situées loin des habitations et de rédiger une charte de bonne conduite à faire signer par les collectifs à qui il serait donc demandé de se déclarer. »

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Au parc des Beaumonts, les flics finissent par débarquer vers 11h du matin, pendant que tout le monde, orgas comme public, est occupé à nettoyer les lieux. Ce qui n’empêchera pas une procédure judiciaire pour tapage nocturne et organisation de fête illégale. Du coup, on peut légitimement se demander ce qu’il se passerait si la répression venait à se systématiser. Antoine : « Si les interdictions se généralisent, les gens se réfugieront plus loin dans les bois, dans les carrières ou dans des propriétés privées. Là j’ai plusieurs plans pour faire des teufs dans des maisons de campagne, ça peut donner des mini-festivals. Le seul moyen que nous ayons pour résister c’est de se cacher. Personne n’a envie de se faire saisir son matériel ni de se voir infliger une amende. »

Indirectement, on peut voir que les gens de l’underground se posent déjà ces questions-là depuis des années. Ce qui change, c’est que la problématique semble désormais s’étendre à au plus grand nombre – il n’y a qu’à voir les gens qui se rendent tous les week-ends au bois de Vincennes, pas exactement des intrépides de la cause rave. Exemple : Olivia, vendeuse dans la mode de luxe, d’habitude plus habituée aux clubs, s’y rend tous les week-ends, « car elle y trouve une liberté et une spontanéité qu’elle ne voit nulle part ailleurs. Ça rapproche les gens aussi. D’habitude, je ne vais jamais parler à des gens que je ne connais pas en soirée. Là, c’est différent, il y a de vraies rencontres qui se créent. » Et si l’industrie est en train de clairement de voir rouge, avec notamment la lettre ouverte de nombreuses salles de spectacles, lieux évènementiels, tourneurs, artistes, syndicats, labels, festivals et indépendants adressée au gouvernement le 23 juillet, ou encore de la tribune publiée dans Libération de la part de DJs et producteurs de musique électronique, d’autres prennent la tangente, ou font comme si la situation actuelle ne changeait rien. Ou presque.

D’une soirée à l’autre

Il suffit par exemple de se rendre à la Station flottante, projet estival itinérant sur les quais d’Aubervilliers et de Pantin organisé par la Station Gare des Mines depuis maintenant deux ans, qui propose des ateliers en journée et des concerts et DJ sets en soirée, pour se rendre compte que quelque chose a changé. Sur la péniche Urban Boat, des Djs du collectif Hydropathes s’affairent sur le pont, tandis que sur le quai, les distances de sécurité doivent être respectées entre les tables et les participants. Une contrainte de lieu et d’espace dont n’aime pas trop s’acquitter la Station, qui cessera la semaine suivante ses évènements publics jusqu’en septembre, à contrecœur, en attendant de pouvoir accueillir le public dans de meilleures dispositions.

Plus proche de Paris, dans le 18e arrondissement, au bar l’Omadis, l’ambiance est comme à son habitude : à la coule. Dans ce petit bar de quartier de la Goutte d’Or, les concerts se déroulent comme d’ordinaire. Ce soir, le Français Ray Jane, qu’on a déjà pu apercevoir dans les groupes affiliés garage Skategang ou Police Control, joue des nouvelles compositions enregistrées sur Playstation pendant le confinement. La soirée s’est organisée un peu à l’arrache, il n’est pas habitué à ce que les choses se fassent de manière aussi DIY : « D’habitude, quand on joue dans des salles, il y a un ingé-son, on est habitué à ce que tout soit déjà prêt quand on arrive. Là on est allé chercher le matos nous-mêmes, on a tout installé et on s’est tout trimballé, c’est plutôt cool de voir que tout le monde se débrouille malgré tout ce qui se passe. On sent qu’il y a une fenêtre de tir, on prend ce qui vient avant un possible reconfinement. » Le public est à l’avenant, la minuscule salle est bondée, ça se renverse des bières sur le voisin et ça se postillonne dans l’oreille en parlant très fort sur le trottoir. Thème officieux de la soirée : le coco ne passera pas par moi.

« Les gens se rendent sans doute compte que le confinement a accéléré les choses. Ils veulent vraiment profiter de la musique, profiter du temps qu’il leur reste »

Changement de décor, on passe dans le 20e, où on tombe sur une soirée à moitié privée, uniquement sur invitation, qui devait se dérouler à l’origine sous l’église Saint-Germain de Charonne, mais qui sera rapatriée dans un appartement de style « confortable » non loin de là. À l’entrée, un videur pimpant et sapé de la tête aux pieds prend les noms des invités sur son clipboard, fait des blagues, met les gens à l’aise, tout en précisant tout de même qu’il est interdit de prendre des photos. À l’intérieur, la moyenne d’âge a sensiblement augmenté, tandis que le buffet à volonté, les vinyles et la sonorisation haut de gamme nous font dire de prime abord que cette classe sociale-là ne serait pas exactement soluble dans un rade exsangue de Château-Rouge. Quoique : tout le monde est particulièrement aimable, ça fait tourner des clés sur la terrasse, et la musique qu’on y joue ne dépareillerait pas dans une soirée de David Mancuso lors des grandes heures du Loft new yorkais dans les années 70. Disons que tout est fait pour nous mettre à l’aise, d’autant plus qu’une actrice de comédies populaires françaises vient nous alpaguer à un moment pour nous dire qu’heureusement ici, « il y a beaucoup de médecins ». Vu comment les gens s’amassent sur le balcon ou dans le salon, on commence à se demander si cet article ne devrait pas s’intituler « à la recherche du cluster ».

On croise Slym Joseph, organisateur de soirées audiophiles « libérées et libertaires », selon ses propres termes, depuis maintenant deux ans dans Paris et ses environs. Lui est d’accord pour dire que les soirées improvisées qui se passent en ce moment ne sont pas nées avec le Covid, mais ont commencé bien avant dans la capitale, notamment en banlieue, où le concept de free party ou de fête à semi improvisée retrouve de sa superbe depuis maintenant au moins une paire d’années. Mais selon lui, ces ititiatives étaient pour ainsi dire incomplètes, manquant un vrai son de qualité. « Les gens se rendent sans doute compte que le confinement a accéléré les choses. Ils veulent vraiment profiter de la musique, profiter du temps qu’il leur reste. Il y a une appétence à la qualité de vie aussi. Mais c’est compliqué vu les circonstances actuelles. Je ne sais pas si je ferais des soirées sauvages si la restriction s’accentuait. Et si je ne déclare pas la plupart de mes évènements, je fais en sorte qu’ils restent dans la sphère privée, où tout passe par mon association. »

Inclusivité vs tribalisme

On se pose la question du devenir de la privatisation de la fête à Paris lorsqu’on sort de là. Tandis que lors de la soirée du non jazz à Montreuil au même moment dont le public à des allures inhabituellement très « Villa Arsonesques », on commence à se dire que tout le monde se ressemble un peu. Sans verser dans le tribalisme primaire, sans doute plus que d’ordinaire, les soirées ne se ressemblent pas, mais drainent un public de plus en plus homogène. Comme si, confinement et gestes barrières aidant, les gens avaient désormais un peu plus peur que d’habitude de se mélanger.

C’est l’un des écueils de la fête qu’on se refile sous le manteau, de l’adresse communiquée via des canaux de connaissances communes : les novices, ceux qui ne fréquentent pas les bons réseaux, risquent de se retrouver sur le carreau. C’est une question qu’on pose à Brice Coudert, ex directeur artistique de Concrete et de Dehors Brut. Selon lui, l’un des enjeux de la « fête de demain » sera avant tout social, lui qui vient de banlieue à la base et a dû se déguiser en en hipster pour ne pas se faire recaler de boite dans les années 2000 : « Mes premières grosses teufs, c’était à Berlin, où j’étais accepté, et c’est mon écosystème berlinois qui a fini par me faire intégrer à Paris. J’étais obligé de me dire qu’il fallait arrêter d’être dans un système de franc-maçon où tu ne traines qu’avec des gens qui pensent la même chose que toi, s’habillent comme toi, écoutent la même musique que toi. C’est un peu sur ces principes que s’est créé Concrete, d’ailleurs. »

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Au-delà du fait d’avoir fait jouer des artistes et des musiques qui ne jouaient à l’époque nulle part ailleurs (notamment l’écurie des baisés de la techno sur cassette L.I.E.S Records), il est vrai que Concrete a contribué à un décloisonnement de la fête à Paris, notamment via son public, où l’on pouvait croiser aussi bien le jeune cadre dynamique trentenaire qui vient se finir en after work, que des jeunes barlous aux mâchoires qui claquent en fin d’after. Du coup, on peut se demander si paradoxalement, la prolifération des lieux et des événements à jauge réduite ne favorise pas une sorte de tribalisme social, où tout le monde reste avec les mêmes personnes et où les scènes sont fatalement, appelées à ne pas se recréer : « Ce qui est sûr, c’est que la musique électronique rentre vraiment très rapidement dans les normes. Et pour répondre à ça, il faut aussi faire des trucs énormes. Le Weather Festival [festival électronique annuel créé dans la foulée de Concrete, NDLR], c’était pour répondre à ce délire de franc-maçon. Et fatalement, si tu veux attirer des gens d’horizons différents, une partie du public va être un peu dégueulasse. Mais c’est comme ça : quand tu sors dans la rue, tu ne croises pas que des gens que t’aimes. Mais attention, ça ne veut pas dire que la sélection à l’entrée n’est pas importante. Mais elle va se faire plus sur des critères d’attitudes, des manières de se comporter, que des goûts ou des signes de reconnaissance de classes. Mais c’est compliqué à faire. Ça demande beaucoup de pédagogie. »

« Il y a plein de gens de mon âge qui ont eu envie de monter un collectif pendant le confinement, de vraiment mettre la main à la pâte, tout simplement parce qu’on n’en peut plus »

Une tâche dont s’acquitte sans peine Mathilda, des soirées Possession, qui se voient également annulées deux week-ends d’affilée, bien que le rythme de croisière soit étrangement bien plus soutenu à cette période de l’année par rapport à d’habitude : « On a des fêtes quasiment tous les week-ends, c’est du jamais vu. Mais les syndicats sont à l’affut, on les a constamment sur le dos, ils nous menacent sans arrêt. Mais on a regardé les textes de loi, on essaie de faire les choses vraiment bien du début à la fin. C’est le principe de base, c’est pourquoi t’as signé. »

On lui demande si malgré tout, elle voit du changement positif en ce qui concerne les mentalités en ce moment : « Il y a, quoiqu’on dise, un besoin de penser collectivement. Des gens qui se mettent ensemble, qui parlent avec un langage politique. On a de plus en plus envie de revenir à des raves sauvages. On est dans un contexte très compliqué, y’a quand même tout un secteur qui vie de ça. »

Malgré les difficultés rencontrées par tout un chacun, certains évènements parviennent à se tenir malgré tout, comme l’anniversaire du restaurant Cadence au 6B à Saint-Denis en cet après-midi du 25 juillet. Néanmoins, on sent que l’esprit n’est pas totalement à la fête, les nuages gris surplombant une foule déjà bien clairsemée, et dont les organisateurs n’ont pu faire grand chose face aux restrictions n’ont pu combattre les restrictions drastiques de capacité d’accueil de la part des autorités. Néanmoins, ça n’empêche pas certains de prendre du recul sur la situation, et d’ouvrir de nouvelles portes quant à l’avenir. À l’image de Victor, jeune étudiant en droit de 22 ans pourtant pas habitué aux grosses teufs techno ni aux fêtes improvisées. « Il y a plein de gens de mon âge qui ont eu envie de monter un collectif pendant le confinement, de vraiment mettre la main à la pâte, tout simplement parce qu’on n’en peut plus. On sait très bien que le secteur s’apprête à être totalement sinistré dans les prochains mois, ce qui nous motive paradoxalement à vouloir entreprendre des choses qui nous plaisent vraiment. Même moi, d’une manière générale, j’ai envie de me reconvertir complètement. J’y pensais déjà avant le confinement, mais c’est comme si la situation actuelle avait entériné tout ça. » De manière définitive ?

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