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Video Games Killed The Radio Star

Je suis content que ces chroniques ressuscitent. Non seulement parce qu'elles sont un lieu de détente incomparable et qu'elles confèrent à leur auteur un prestige social enviable
14.2.11

Fallout New Vegas

VANQUISH

Éditeur : Sega

Plates-formes : 360, PS3

SPLATTERHOUSE

Éditeur : Namco

Plates-formes : 360, PS3

FALLOUT NEW VEGAS

Éditeur : Bethesda

Plates-formes : 360, PS3, PC

Je suis content que ces chroniques ressuscitent. Non seulement parce qu’elles sont un lieu de détente incomparable et qu’elles confèrent à leur auteur un prestige social enviable, mais en plus ça me chagrinait de savoir le lecteur de Vice perdu dans les sorties de fin d’année.

Or, il y a eu quelques bonnes sorties récemment : Vanquish chez Sega, un shooter sous adrénaline auquel on peut jouer à vitesse normale si on est prêt à admettre qu’on est une lavette, un peu comme Jeffrey Lewis qui reprend les Black Flag en folk pour faire genre alors qu’en fait il est simplement incapable d’aller aussi vite que Greg Ginn – et surtout d’avoir autant la haine. Il faut donc avoir sacrément la haine pour jouer à

Vanquish

ou bien se blinder de speed, ce que je n’ai pas essayé mais qui peut être une expérience parfaitement exaltante. Aussi exaltante que le retour de

Splatterhouse

chez Namco, un jeu que j’aurais vraiment bien chroniqué dans ces pages tant il ressemble à l’idée que je me fais d’un jeu sans noblesse mais super inspiré. J’ai toujours défendu ça au cinéma, il se trouve que c’est une combinaison rare dans les jeux vidéo. Entends-moi, quand j’évoque le manque de noblesse, ce n’est pas péjoratif. Un jeu sans noblesse échappe à la courtisanerie ascendante ou descendante. Pour faire vite, il est plein de lumière noire comme dans un train fantôme, il revendique un degré de demeuritude assez élevé (il permet par exemple de collectionner les photos de sa meuf – qui n’arrête pas de hurler – à poil et sérieux si tu pars à la ­recherche de ta meuf qui s’est fait enlever par un savant fou, c’est vraiment ce que tu as ­envie de trouver sur ton chemin pour te ­motiver) et met en scène un héros qui ressemble à Axl Rose et qui porte un masque de hockey comme dans les anciens

Splatterhouse

– qu’on peut d’ailleurs débloquer dans le jeu. OK, ça fait une phrase longue mais quand on évoque l’exaltation, on oublie ce genre de laisser-aller syntaxique.

Enfin, si je considérais que le sens de ces chroniques était de guider le lecteur vers une appréciation sensée de ce qui procure à un jeu son essence et sa beauté, j’aurais du mal à ne pas t’exhorter à jouer à

Fallout New Vegas

édité par Bethesda. Si tu rentres dans cet univers – et crois-moi si je te dis qu’il s’agit de la meilleure figuration qu’on puisse faire aujourd’hui d’un monde post-apocalyptique situé dans le Nevada –, tu t’embarques dans des centaines d’heures de jeu, un mode de vie à l’ancienne mais tellement généreux et gratifiant qu’à priori tu ne toucheras à aucun autre jeu en 2011. Si tu arrives à dépasser les animations merdiques des personnages et les quelques bugs qui parsèment le jeu, tu ­t’embarqueras dans une histoire qui te mettra face à des destins tragiques, des dialogues riches et cons, des situations absurdes, des rencontres inattendues et des actes d’héroïsme allant du vain au triomphal. Tu croiseras des mutants, des barbares, des légions inhumaines, un bestiaire fatal, des vieux mecs qui ont tout compris à la survie dans le monde ­irradié que tu parcourras à la recherche de munitions, de viande de rat-taupe et de ­nuka-cola. Un monde de rêve poussé à un ­réalisme extrême où survivre est synonyme d’en chier. La meilleure porte d’entrée dans le futur – et pour à peu près tout le monde le futur aujourd’hui, c’est 2011. Les jeux vidéo reviennent dans Vice, c’est bonnard.

AL BATARD

DANCE CENTRAL

Éditeur : Microsoft

Plate-forme : 360

Fin 2010, ça a aussi été la sortie de Kinect, la caméra magique de Microsoft. Avant que des périphériques exploitant la même technologie n’offrent une expérience de pornographie inédite sur PC, il y a au moins déjà moyen de faire bouger les filles devant sa console. Parmi les jeux sortis, il n’y en a qu’un vraiment digne d’intérêt, c’est

Dance Central

. Est-ce que tu as déjà vu des filles devant

Singstar

 ? Ce jeu a à peu près autant de pouvoir sur elles qu’un caillou de crack sur un zombie de Château Rouge. En plus sexy. Elles se mettent à boire, bougent leurs fesses, la perdante fout sur la gueule de la gagnante une fois qu’elles sont assez ivres et confiantes, elles assument des goûts ­musicaux souvent répréhensibles, ce qui te permet de te foutre de leur gueule et comme elles sont de bonne humeur, elles s’en tapent.

Dance Central

est susceptible de t’offrir à peu près le même spectacle avec de la danse. Je crois pas avoir besoin de faire un dessin si je te pose l’équation : meuf + danse + alcool + rivalité. Plus une addition qu’une équation mais le résultat est le même. Chope-toi

Dance Central

et quelques copines, et si tu ne passes pas une bonne soirée, c’est que ta sélection humaine est vraiment rance parce que ludiquement, tu ne te seras pas trompé.

AL BATARD