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Culture

Des peintures hyperréalistes de femmes sous l'eau

Matt Story est peintre, pas photographe.
11.2.16
White Top Jostle (wide).Images courtesy Robert Lange Studios

En ce froid mois de février, cela ne fait pas de mal de se rappeler les chaudes piscines de l’été. Et si vous n’avez pas de souvenirs en tête, vous pouvez toujours jetez un œil à Water, une série de peintures par Matt Story. De l’hyperréalisme impressionnant qui mime la photographie à la perfection.

« J’aime peindre des images qui ont l’air à la fois réalistes et abstraites. C’est une sensation qu’on retrouve sous l’eau, avec les distortions, les changements de couleurs et la profondeur de champs. C’est extrêmement complexe et fascinant. Les piscines sont pour moi ce que le jardin était à Monet ou ce que les corps était pour Rodin. Toutes mes peintures sont semblent neuves à mes yeux, et pas simplement parce que je deviens un peu fous. » Nous raconte l’artiste.

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Son processus commence avec des sketches. Ensuite, il prend et rassemble des dizaines de photos de modèles sous l’eau qu’il arrange pour se rapprocher de son objectif. Ensuite il y a un peu d’improvisation et beaucoup de précision. « Sous l’eau rien n’est prévisible et dynamique. Il faut laisser les choses arriver et continuer son travail sans se préoccuper de son environnement. »

Blue Roll Reach

Pink Top Swim To 

Après les photos, il transforme sur Photoshop ces centaines images en une seule qui deviendra le tableau final. À partir de là, il utilise une technique de grille. Pas de projection. « Cela rend l’ensemble moins mécanique. Les distortions sont plus naturelles. »

Ensuite viens le plus dur. « Je passe des centaines d’heures à peindre minutieusement jusqu’à remplir toute la toile. Les oeuvres de Story sont entre le réalisme et l’hyperréalisme puisqu’il ne tente pas désespérément de cacher ses coups de pinceau. Les détails doivent être exacts mais pas parfaits. « Sous l’eau rien n’est parfait. L’eau est un alien. C’est très demandant de reproduire de façon réel ce qui ne l’est pas. Les reflets de l’eau n’ont aucune logique mais l’œil repère tout de même lorsque ces derniers ne correspondent pas à un certain rythme. Un détail raté peut faire tout foiré. Je passe le plus de temps à trouver les bonnes couleurs. »

« J’ai envie d’utiliser les formes classiques et de les mettre en scène de façon contemporaine. Si j’avais été Manet, je n’aurais pas mis Olympia sur un divan mais elle aurait probablement fait un saut périlleux dans une piscine.

Red Rising Right

Red in Big Blue

Peach Palms Up

Matt Story expose actuellement sa série Water au Robert Lange Studios de Charleston, et ce, jusqu’au 26 février.