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Joe Francis : Ouais, et c’était une expérience assez particulière.Tu es allé où ?
Au Mexique. J’ai vu pas mal de choses que j’ai intégrées dans Girls Gone Wild ces seize dernières années. Le Spring Break est une excuse pour oublier ses inhibitions. C’est une occasion de faire plein de trucs qu’on ne ferait jamais en temps normal. Les gens, surtout les filles, peuvent se justifier une fois de retour chez eux, en disant : « Bah, c’était le Spring Break, quoi ! » C’est une manière d’ignorer toute sa construction sociale et morale.Est-ce que les femmes que tu filmes pour Girls Gone Wild le regrettent ?
Pour être franc, pas autant qu’on pourrait le croire. C’est vraiment paradoxal. En gros, si tu fais quelque chose, t’assumes. Si tu fais Girls Gone Wild, tu sais dans quoi tu t’engages. Nous proposons tout de même une politique de regret, et nous l’avons toujours proposée.C’est quoi cette « politique de regret » ?
Ça donne à la fille qui s’est fait filmer la possibilité d’appeler, avant ou après la diffusion, pour ne plus apparaître dans la vidéo, même si elle a signé une autorisation.Ah, c’est un bon point.
Ouais ! Le numéro est disponible sur le site, c’est vraiment pas compliqué. Mais sur les centaines, voire les milliers de filles qu’on a filmées, très peu ont appelé.En pourcentage ça donnerait quoi ?
Bien moins de 1 %.
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J’y serai, oui. Ce sera mon 21e Spring Break.Tu vas faire une sorte de fête d’anniversaire ?
En fait, je pars avec mon ami Lance Bass. On va au Mexique.Tu peux me décrire le Spring Break type de Joe Francis ?
Il n’y a pas de Spring Break type ! [rires] S’il y avait un Spring Break type, alors Girls Gone Wild n’existerait pas. C’est différent à chaque fois. La musique change, les attitudes changent, les lieux changent, les gens changent ; l’expérience n’est donc jamais la même. Ce que je dis est trop cérébral pour toi ?Oui. La manière dont les jeunes font la fête lors du Spring Break change-t-elle au fil des années ? Les fêtes sont-elles plus salées aujourd’hui qu’il y a dix ans ?
Les fêtes entre gosses de riches sont nettement plus hardcore. Il y a de gros écarts de revenus entre les différents springbreakers aujourd’hui. Pas mal de gosses issus de milieux très riches vont se murger dans des fêtes très chères, haut de gamme, où ils peuvent se payer de grandes quantités d’alcool et de drogues. Les gosses issus de milieux socio-économiques plus modestes en sont exclus. Je suis vraiment un expert du Spring Break ; tu es au bon endroit. Je peux t’en faire une analyse complète.

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Tu sais, je détesterais porter le titre de roi du Spring Break…Qu’est-ce que tu dirais de celui-ci : « historien du Spring Break » ?
C’est parfait.C’est quoi le truc le plus fou qu’une fille ait fait devant toi lors d’un Spring Break ?
Ce serait probablement illégal pour moi de te le dire. J’ai tout vu ! Et à chaque fois que je pense avoir tout vu, je me dis : « Oh mon dieu, je n’ai jamais vu ça ! »Et au niveau légal, quelle est la chose la plus folle que tu aies vue ?
Ouh là, je ne sais pas où commencer. Cette interview pourrait durer très longtemps. Je vais te raconter des trucs marrants. J’ai vu tout ce qui peut se faire en matière de sexe. J’ai vu dix copines de 18 ou 19 ans se mettre à poil d’un coup et commencer à fricoter ensemble dans la même pièce. J’ai tout vu.Mais est-ce qu’il y a une histoire en particulier qui sort du lot ? J’adorerais entendre quelque chose de plus précis, sans causer de problèmes à qui que ce soit, bien entendu.
Avant j’invitais mes amis célèbres. J’ai donc springbreaké avec Snoop Dogg une ou deux fois, et aussi avec Lil’ Jon et Mario Lopez. Je l’ai fait avec tellement de gens différents mais ce qui s’y passe me surprendra toujours. À chaque fois c’est différent : des expériences folles, les unes après les autres.J’ai entendu une histoire de toi avec une fille et une bouteille en verre ?
Ça, c’était en Floride. Une nana voulait s’insérer une petite bouteille de limonade dans le vagin et elle tenait absolument à ce qu’on la filme. Je me suis dit que c’était une expérience intéressante.
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Non, c’est quoi ?C’est la vidéo d’un mec qui se met un bocal en verre dans le cul et qui le casse.
[rires] Je google ça tout de suite !Ça ne t’inquiète pas, une fille qui se fourre des trucs dans la chatte ?
C’était une petite bouteille. Je suis sûr qu’elle a déjà pris des trucs plus gros là-dedans. Tu sais, des bébés sortent du vagin.C’est quoi le truc le plus le plus gros que tu aies vu entrer dans une cavité vaginale ?
Je dirais une bouteille de Coca grand format, probablement.Tu as un succès fou auprès des femmes. Tu as des conseils à l’attention des mecs célibataires pour le Spring Break ?
Il n’y a pas vraiment de conseils spécifiques pour le Spring Break. Je pense que c’est assez simple, c’est même ce qui m’a toujours attiré. Les inhibitions passent à la trappe. Vas-y tout simplement et sois toi-même.OK. Mais si « toi-même » est un gros tocard ?
Eh bien, vas-y et sois quelqu’un d’autre. Il y a assez d’alcool pour ça au Spring Break, et n’importe quel mec, même s’il n’est pas au top, peut choper n’importe quelle fille. Les nanas font des trucs lors du Spring Break qu’elles ne feraient pas en temps normal. Elles sont loin de chez elles, de leurs parents, de leur copain, loin de leur vie. Il y a beaucoup de soleil, et le soleil libère physiologiquement des hormones sexuelles, de la testostérone, des œstrogènes, et ça crée un environnement sexuel au sein duquel n’importe qui peut tirer son coup.
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Je me suis dit ça des centaines de fois.S’il te plaît, raconte-m’en une.
Glen, il y en a trop. Tu sais quoi, je vais t’en raconter une géniale : j’étais avec mon pote Mario Lopez, on a rameuté tout un tas d’amis et on est allés à toutes les fêtes. C’était incroyable parce ça ne s’arrêtait pas. C’était phénoménal.Ça a duré combien de temps ?
Probablement deux semaines. C’était vraiment pas mal, bouger de ville en ville avec mon avion. C’était génial.Merci encore Joe. Tu es un gentleman doublé d’un érudit.*AVERTISSEMENT : Lorsque j’ai envoyé ma demande pour interviewer Joe Francis à ses agents, ils m’ont informé qu’il ne consentirait que si je jurais sur la tête de mon poster de John Belushi en train de s’enfiler une bouteille de Jack Daniel’s en sweat-shirt de fac que VICE n’écrirait pas la moindre critique négative sur lui. Je suis un homme de parole.