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Coup de poing sur un lycéen : 8 mois de prison avec sursis pour le policier

En pleine mobilisation contre la loi Travail, un élève du lycée Bergson à Paris avait été violemment frappé au visage par un policier. La vidéo de l'incident avait créé l'émoi dans les médias.
23.11.16
Capture d'écran vidéo Youtube

Le policier qui avait frappé un élève du lycée Bergson lors d'une manifestation contre la loi Travail a été condamné à 8 mois de prison avec sursis, ce jeudi 23 novembre.

Les faits remontent au 24 mars dernier, alors que la mobilisation contre la loi Travail battait son plein. Ce matin là, des élèves du lycée Bergson (XIXe arrondissement de Paris) avaient bloqué leur lycée, comme plusieurs établissements en France.

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Entre 200 et 300 jeunes du lycée avaient ensuite pris la route vers la manifestation du jour qui reliait la place d'Italie à Montparnasse. Mais quelques minutes après avoir quitté le lycée, de petites échauffourées éclatent devant la halle Sécrétan dans le XIXe : des jeunes jettent des oeufs et de la farine sur la police.

C'est à ce moment-là, qu'Adan, un élève de seconde scolarisé au lycée Bergson se fait attraper par la police. Pendant le procès, Adan reconnaitra avoir jeté un oeuf sur les forces de l'ordre. Son interpellation musclée est filmée.

Dans la vidéo mise en ligne plus tard dans la journée du 24 mars, trois policiers entourent le jeune homme au sol. Ils le relèvent, et l'un d'entre eux lui assène un violent coup au visage, si bien qu'Adan retombe au sol lourdement.

La diffusion de la vidéo crée l'émoi et l'IGPN est saisie dès le lendemain des faits. Le policier responsable des coups, âgé de 26 ans, était jugé pour « violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique ».

« À mon sens aujourd'hui ce n'est pas la peine qui est importante, c'est cette déclaration de culpabilité, » a déclaré l'avocat d'Adan, Maitre Alimi, après le verdict de ce mercredi.

La FCPE Bergson se réjouit que la peine soit plus lourde que les réquisitions (6 mois avec sursis), mais a regretté que le policier n'en subisse pas les conséquences. En effet, cette condamnation n'est pas inscrite au casier judiciaire du policier ,ce qui ne l'empêche donc pas d'exercer son métier.


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