Crime

Légendes urbaines et psychose : bienvenue dans l’univers de Jacques Rançon

Trente-trois ans après l’affaire des « disparues de la gare » de Perpignan, le tueur en série français vient d'avouer un nouveau meurtre.

par Marion Bouscayrol
09 Juillet 2019, 7:14am

Photo AFP

C’est une légende urbaine que toutes les filles du Sud connaissent, celle des « Disparues de la gare de Perpignan ». La rumeur veut qu’une petite grand-mère fragile vous demande de lui porter sa valise jusqu’à sa voiture, sauf qu’il s’agit en fait d’un homme déguisé qui cherche à tuer des jeunes femmes. On parle aussi d’un chauffeur de taxi qui viole ses clientes ou encore d’un beau mec en cabriolet qui propose de vous prendre en stop.

Tout a commencé en 1995, avec la disparition de Tatiana, 17 ans, à sa sortie de la gare de Perpignan. Mais ce sont les meurtres non élucidés de Mokhtaria 19 ans et de Marie-Hélène 22 ans deux et trois ans plus tard qui vont faire monter d’un cran la psychose. À quelques mois d’intervalle, on a retrouvé leur corps sur des terrains vagues de la ville, nu et face contre terre. Leurs parties génitales ont été découpées de manière chirurgicale et ont été mystérieusement emportées. La police française n’avait jamais vu un tel mode opératoire. Pendant 17 ans, l’enquête piétine et les rumeurs vont bon train. Mais en 2014, c’est le coup de théâtre et, trahi par son ADN, un homme finit par avouer ces deux meurtres. Les Perpignanais découvrent alors le visage de Jacques Rançon, un violeur multirécidiviste de 54 ans originaire de la Somme, qui sera condamné 4 ans plus tard à la réclusion criminelle à perpétuité.

Le parcours meurtrier de Rançon aurait pu s’arrêter là mais trahi de nouveau par la façon dont il tue et mutile ses victimes, celui-ci vient d’avouer le viol et l’assassinat d’Isabelle Mesnage. Une informaticienne de 20 ans qui avait été retrouvée morte en pleine nature, en 1986 dans la Somme. 33 ans après les faits, celui que l’on surnomme « le tueur de la Gare de Perpignan » compte donc un troisième meurtre à son actif et il se pourrait bien que la liste de victimes ne s’arrête pas là. Après ce récent rebondissement, on a discuté avec Thibaut Solano, un journaliste qui enquête depuis 7 ans sur ces meurtres et en a consacré un livre « Les Disparues » aux éditions Les Arènes.

VICE : Salut Thibaut, qu’est-ce qui t’a amené à t’intéresser aux « disparues de Perpignan », toi qui vivait alors à Clermont-Ferrand et à un moment où l’enquête était complètement au point mort ?
Thibaut Solano : En fait, je m’intéressais aux légendes urbaines et notamment à celles qui disaient que dans le quartier de la gare de Perpignan, un type se déguisait en vieille dame pour s’en prendre aux jeunes femmes. Comme souvent, les légendes urbaines sont faites d’histoires inventées et de faits réels. C’est comme ça que j’ai découvert les meurtres non élucidés de Mokhtaria et de Marie-Hélène. Je me suis pris de passion pour cette affaire que je trouvais complètement dingue. Comment se faisait-il que plusieurs femmes puissent disparaître sans qu’on trouve le coupable dans une ville qui n’est pas immense et dans un quartier qui est encore moins immense ? J’ai commencé à aller de plus en plus souvent à Perpignan, j'y ai rencontré des avocats, de la famille des victimes, des policiers et des témoins pour comprendre.

Toi qui t’intéresses aux légendes urbaines, il y avait beaucoup de rumeurs et d’histoires autour de ces deux meurtres, à quoi cela est dû ?
Ça part notamment de la première autopsie, le médecin légiste évoque plusieurs hypothèses. Il dit qu’étant donné la précision des découpes, le tueur pourrait être un chirurgien, ou en tout cas un type qui a des compétences médicales. Mais il y a aussi l’hypothèse que ce soit un boucher ou un vétérinaire... Une partie des enquêteurs est convaincue que ces deux filles qui avaient du caractère et qui ne se laissaient pas faire sont montées d’elles-mêmes dans une voiture. Et donc, si c’est le cas, c’est que le tueur devait inspirer confiance. Alors ils se disent que c’est peut-être un beau gosse, un type qui a la tchatche ou tout simplement quelqu’un qu’elles connaissaient déjà. Beaucoup de policiers vont rester bloqués sur le côté chirurgien ou médecin et ça, ce sont des hypothèses de travail qui vont faire partir l’enquête dans tous les sens.

Justement, quelques jours après la mort de Mokhtaria, ils arrêtent un certain Palomino, un docteur péruvien qui exerce au CHU de Perpignan avec de faux diplômes. Il a tout pour être le coupable idéal...
Oui, lui, c’était vraiment le premier suspect. Il avait déjà un casier judiciaire et en plus, il habitait à 200 mètres du terrain vague où l’on a retrouvé Mokhtaria. Les enquêteurs sont absolument persuadés qu’il a pratiqué les mutilations dans son fourgon parce que ses voisines diront de lui que « ce type-là avait toujours un van dégueulasse, il ne le lavait jamais et figurez-vous qu’il l’a nettoyé deux jours après le crime ». La police part bille en tête là-dessus et pourtant ils n’ont rien contre lui. Ils vont passer au peigne fin son appartement, son fourgon, pas un cheveu de Mokhtaria pas un ADN, rien du tout n'est retrouvé. Faute de preuves, il va être relâché au bout de 6 mois et d’ailleurs, pendant qu’il était en prison, Marie-Hélène va être assassinée avec le même mode opératoire.

Entre la découverte du premier corps et l’arrestation de Jacques Rançon, plus de 130 personnes vont être placées en garde à vue puis relâchées, quelles sont les autres pistes à l’époque ?
Pleins d’hommes dans le milieu médical vont être entendus. Mais quand le meurtre de Marie-Hélène va se produire en juin 1998, il va y avoir un appel lancé à toutes les polices de France pour qu’on signale aux enquêteurs tous les crimes avec des mutilations sexuelles. Et c’est comme ça qu’en 2000, la PJ de Perpignan va être informée d’un meurtre à Lyon où un certain Esteban Reig a castré, coupé la tête et découpé son colocataire parce qu’il aurait eu la main baladeuse. La victime n’était pas une femme mais il y a eu des mutilations. Ce tueur vivait à Perpignan au moment des meurtres de Mokhtaria et Marie-Hélène. Mais là encore la piste n’est pas retenue, faute de preuves.


Revenons-en à Jacques Rançon. Quel est son itinéraire et qu’est-ce qui va enfin permettre de l’arrêter en 2014 ?
Rançon, c’est un multirécidiviste qui vient de la Somme mais qui arrive à Perpignan en septembre 1997. Il a déjà purgé plusieurs années de prison pour viol à Amiens. Lorsqu’il sort, il est honteux, il décide de s’exiler le plus loin possible et en regardant sur une carte de France, il décide que ce sera Perpignan. Là-bas, il va travailler entre autres sur les marchés et vit au départ à l’hôtel. Il tue Mokhtaria en décembre 1997 mais c’est pour une autre affaire qu’il va se faire arrêter en septembre 1998 : il a poursuivi une femme en voiture pour la violer. À l’époque il est entendu deux heures par la police qui interroge tous les pervers qui gravitent autour de la gare, mais il passe entre les mailles du filet et n’ira en prison que pour cette course-poursuite. En sortant, il repart en Picardie où il tente de violer une femme dans un parc en août 1999. Il avait même essayé de l’enlever et la mettre dans le coffre de sa voiture et à nouveau, c’est le retour « à la case prison ».

À sa sortie en 2005, il rencontre sa future compagne Lolita, elle a 16 ans et lui 44. Il dit qu’il est tombé amoureux, que ça l’a stabilisé et qu’il n’a commis aucun crime parce qu’il était avec elle. Mais dès qu’elle tombe enceinte et comme avec toutes ses anciennes compagnes, il devient jaloux et ultra-violent. Lolita veut le quitter, porte plainte à deux reprises pour « menace de mort et violences ». Notre homme repart encore en prison. C’est à ce moment-là que son ADN est prélevé et qu’il est ajouté au FNAEG, le Fichier national automatisé des empreintes génétiques. Et là, il va enfin matcher avec l’ADN partiel retrouvé sur une des chaussures de Mokhtaria, qui patientaient dans les sous-sols du tribunal parmi d’autres scellés.

« J’ai fait ça directement sur le terrain vague en un quart d’heure à la lumière de la lune » – Jacques Rançon

Quelle est sa réaction quand il est arrêté ?
Il est très calme, impassible. Lors des 37 premières heures de garde à vue, il se contente de dire : « Je ne connais pas Mokhtaria, je n’y suis pour rien ». Et c’est finalement pendant une pause clope qu’il va craquer. Il va fumer une cigarette avec une policière qui va lui faire parler de ses enfants et vraisemblablement ça l’attendrit. C’est la nuit dans le commissariat, il y a une ambiance plus calme, cette femme va lui parler gentiment et là il va avouer : « Oui c’est moi, j’ai tué. »

Avec ces mutilations sexuelles, les enquêteurs pensaient à un médecin ou un boucher et pourtant il s’agit de Jacques Rançon qui est magasinier. Comment Rançon explique-t-il son propre mode opératoire ?
Par rapport à ce qu’on avait tous imaginé jusque-là, son mode opératoire est monstrueusement bête ! Il va expliquer à la police qu’il était « en chasse ». Pour lui « être en chasse » c’est avoir des pulsions incontrôlables. D’ailleurs il n’emploie jamais le mot « viol », il dit toujours « faire l’amour ». Comme si pour lui il n’y avait pas de différence entre un viol et une relation consentie. Il est donc sorti avec un couteau dans la poche arrière de son jean, il avait envie de « faire l’amour » et il a déambulé une quarantaine de minutes entre la gare et la cité universitaire. C’est là qu’il a croisé Mokhtaria qui rentrait chez elle à pied, vers 23 heures. D’après lui, ça se passe en quelques minutes et il l’a emmenée de force vers le terrain vague. Pendant qu’il la menace avec son couteau, elle résiste autant qu’elle peut… Il l’a fait se déshabiller, il va essayer de la violer mais il dira qu’il n’y est pas arrivé parce qu’elle se débattait trop. Il tente de l’étrangler mais elle se défend. Alors, il va la poignarder une douzaine de fois. Et une fois qu’elle est morte, il va procéder à ce qu’on pourrait appeler des « ablations chirurgicales », c’est-à-dire l’ablation de la partie pelvienne et anale. On pensait à une opération qui avait duré deux heures dans un local avec un éclairage ajusté en position gynécologique, en fait pas du tout. Lui dira qu'il a « fait ça directement sur le terrain vague en un quart d’heure à la lumière de la lune » et il les mutile pour « effacer ses traces ADN ». C’est sa seule explication.

Et que fait-il des organes et des parties mutilés de Mokhtaria et Marie-Hélène ?
Lui dit qu’il s’en débarrasse simplement dans une bouche d’égout. Dans le cas de Marie-Hélène, sa deuxième victime, il va faire les mêmes ablations mais il va en plus lui couper les mains et la tête. Il expliquera que c’était pour retarder l’identification. Il va s’en débarrasser dans un sac qu’il jettera de sa voiture dans un petit fossé, sans même s’arrêter. Et ça, c’est un détail très important dans sa façon de se comporter après les meurtres. Dans le cas d’Isabelle Mesnage dont il vient de reconnaître le viol et l’assassinat, il va abandonner ses affaires personnelles exactement de la même façon. « À l’arrache », comme si finalement le découpage et les mutilations étaient des étapes minutieuses et que le reste il s’en fiche. C’est complètement incohérent.

Qu’est-ce qui a permis de faire le lien entre le meurtre non élucidé d’Isabelle en 1986 près d’Amiens et Jacques Rançon « le tueur de la gare de Perpignan » ?
Déjà, on était plusieurs journalistes à se poser des questions une fois qu’on a découvert le parcours de Jacques Rançon. Quand on se penche sur sa vie, on s’imagine qu’il a forcément tué avant et donc on cherche les crimes non élucidés dans les régions où il a vécu. Le corps d’Isabelle a été retrouvé près d’un chemin de randonnée à moins de 5km d’un endroit où Rançon avait commis un viol en 1992. Ça, c’est un premier indice. Le deuxième, c’est qu’il s’agit encore d’une jeune femme brune d’une vingtaine d’années.

Comment l’enquête a été réouverte ?
En fait, tout est reparti grâce à une avocate, Corinne Hermann, une spécialiste des affaires classées, qui a fait un énorme travail de comparaison qui démontre que ce sont les mêmes scènes, les mêmes dispositions des corps. Face contre terre avec leurs affaires éparpillées et ce qui semble être des mutilations sexuelles. Mais ce sont des ablations qui n’avaient pas été mises au jour jusque-là parce que le corps d’Isabelle avait été retrouvé en plein soleil plusieurs jours après le meurtre et donc très dégradé. Les légistes de l’époque pensaient que c’étaient des animaux sauvages qui étaient à l’origine des blessures.

Ce qui est assez incroyable dans cette histoire, c’est que les juges en charge de reprendre l’affaire vont décider d’exhumer le corps. Et normalement, 33 ans après, on ne retrouve qu’un squelette. Il semble que le cercueil était en plomb et que ça ralentisse la décomposition, donc les légistes ont pu refaire une autopsie et là ils vont retrouver les mêmes mutilations sexuelles que sur les précédentes victimes de Rançon.

« En fait, il est dans le fantasme de la toute-puissance. Quand il attaque une femme, il veut qu’elle fasse tout ce qu’il lui ordonne. Quand elles lui obéissent, qu’elles se laissent faire, il les laisse en vie » – Thibaut Solano

Au moment où il est extrait de la prison de Béziers pour être entendu pour le meurtre d’Isabelle, est-ce qu’il avoue plus facilement ? Est-ce qu’il a changé depuis son procès en 2018 ?
Non il réagit exactement comme d’habitude, en répétant « ce n’est pas moi, je ne la connais pas ». Mais cette fois-ci, les gendarmes avaient le soutien d’experts psy qui avaient analysé son comportement pendant les gardes à vue précédentes à Perpignan. Je pense qu’avec lui, ils l’ont joué « méthode douce » et au bout de 45 heures, ça a marché et il a fini par avouer.

Jacques Rançon a expliqué qu’il mutilait ses victimes et qu’il emportait leurs organes sexuels pour ne pas laisser de « traces ADN ». Or quand il a tué Isabelle en 1986 et à cette époque, la notion d’ADN n’existait pas ou presque. Donc il ment au sujet des véritables raisons des mutilations sexuelles ?
En effet, lui n’en dit pas plus. Mais les experts pensent que ça n’a rien à voir avec des découpes « utilitaires » qui permettraient de retarder l’identification, mais bien d’un plaisir sexuel. Pour lui, ces ablations ce sont comme des trophées qu’ils emportent avec lui sans pour autant les conserver, pour mieux assoir sa domination sur les femmes. En fait, il est dans le fantasme de la toute-puissance. Quand il attaque une femme, il veut qu’elle fasse tout ce qu’il lui ordonne. Quand elles lui obéissent, qu’elles se laissent faire, il les laisse en vie. Mais dans le cas de Mokhtaria, de Marie-Hélène, d’Isabelle et peut-être d’autres, quand elles se rebellent et se débattent, là il les tue. Sur le plan sexuel, c’est quelqu’un de très complexé, il est persuadé d’avoir un petit sexe et il a des problèmes d’impuissance. Il préfère s’attaquer à des jeunes femmes parce qu’il se dit qu’elles auront moins d’expérience.

Quel est ton sentiment sur le parcours meurtrier de Rançon, tu penses qu’il a tué d’autres femmes ?
Il faut rester prudent mais je pense qu’on a ici un homme qui agit frénétiquement. Entre 1997 et 1999, il va commettre des agressions et des meurtres presque tous les trois mois alors qu’il vient à peine de sortir de prison. Alors bien sûr, on peut se demander pourquoi il y aurait une « période blanche » entre 1986 et 1992, date à laquelle il a violé une femme. Jusque-là on pensait qu’il y avait une progression dans sa violence. C’est-à-dire qu’il avait commencé par des agressions sexuelles à l’adolescence, puis des viols à 30 ans et des meurtres après sa sortie de prison en 1997. On est train de se rendre compte qu’avec cet assassinat en 1986, il était capable du pire dès l’âge de 26 ans.

Avec ses nouveaux aveux, on peut imaginer que Jacques Rançon est peut-être lié à d’autres crimes non élucidés ?
Exactement, c’est pour ça que les enquêteurs vont aller chercher toute la liste des crimes de femmes non résolus, avec ou sans mutilation d’ailleurs. Déjà, on sait maintenant qu’une autopsie au moment des faits peut être ratée comme dans le cas d’Isabelle. On sait aussi qu’un tueur peut changer de mode opératoire ou qu’il peut être interrompu au moment où il commet un meurtre.

Tu penses à un cold case en particulier ?
Il y a cette affaire dans le Jura. Le meurtre d’une jeune femme finlandaise qui s’appelait Kaija-Elena qui a été retrouvée morte en pleine nature en 1982. Et c’est assez troublant parce qu’elle ressemble physiquement à Mokhtaria, brune, les cheveux bouclés, même âge, retrouvée elle aussi face contre terre.

Se pourrait-il que Rançon se mette à avouer de lui-même pour soulager sa conscience ou pour attirer l’attention des médias, en raison, notamment de sa condamnation à perpétuité ?
J’en doute ! C’est vraiment quelqu’un qui déteste attirer l’attention. Juste avant son procès il avait même demandé à son avocat s’il pouvait être directement condamné sans passer par un procès public. C’est quelqu’un qui est très mal l’aise face aux gens, qui déteste montrer ses émotions. Parler spontanément à mon avis ça n’arrivera pas. Et je me demande tout simplement s’il est assez intelligent pour le faire. Pour te dire, même en ayant pris « perpet’ », il a l’air de penser qu’il va sortir un jour… Il faudra vraiment des éléments solides pour qu’il se mette à avouer d’autres crimes.

Dans les séries et les films, les serial killers sont souvent représentés comme des mecs précis et plus intelligents que la moyenne mais quand on découvre Jacques Rançon, sa tête d’ogre, son enfance dans une cabane dans le Nord, et sa brutalité, on se rend compte que tout le monde avait fait fausse route, non ?
Moi aussi avant de connaître l’identité de Rançon, je pensais qu’on avait affaire à des crimes « à l’américaine » avec une signature, des mutilations et une mise en scène. Mais avec Jacques Rançon, on n’est pas du tout sur de l’intellect ou de la réflexion comme avec Michel Fourniret, par exemple. Lui, c’est avant tout l’histoire d’un type qui a eu beaucoup de chance, qui a réussi à passer entre les gouttes. C’est typique de la figure des tueurs des années 80 et 90’ qui pouvaient sévir un peu comme ils le voulaient parce que la science n’en était pas où elle est en est aujourd’hui.

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