Nouvelle vague de bombardements à Alep : des centaines de morts chez les civils

Ces attaques ont été décrites comme « les plus violentes » depuis le début de la guerre en Syrie, il y a cinq ans. On compte au moins 289 morts, 950 blessés et des dizaines de disparus.

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nov. 21 2016, 3:27pm

Associated Press

La nouvelle vague de bombardements, qui a frappé les quartiers rebelles de l'est d'Alep, a fait des centaines de morts chez les civils et a détruit le dernier hôpital fonctionnel de cette partie de la ville. Les belligérants utiliseraient aussi du gaz chloré, qui aurait mené à la mort d'une famille de six personnes

Les attaques ont commencé mardi dernier, quand les avions du gouvernement syrien (soutenus par les avions russes) ont repris les frappes aériennes sur la partie est de la ville — afin d'empêcher les rebelles de contrôler ces quartiers. Ces attaques ont été décrites comme « les plus violentes » depuis le début de la guerre en Syrie, il y a cinq ans. Un habitant d'Alep compare la situation actuelle à celle d'un « Holocauste ».

Les Casques blancs de la Syrian Civil Defense ont indiqué ce samedi que le bilan de cette nouvelle vague de frappes sur l'est d'Alep est de 289 morts. 950 personnes ont été blessés et des dizaines de personnes sont toujours portées disparues.

Sur une vidéo publiée par des militants, on voit quatre corps d'enfants qui auraient été tués par du gaz chloré. D'après plusieurs informations, les quatre enfants et leurs parents ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche quand une bombe remplie de chlore a touché leur maison dans le quartier de Sakhour, dans l'est d'Alep. Deux aides soignants ont indiqué à Reuters que la famille Al-Baytounji est morte étouffée à cause du gaz chloré. Le régime syrien réfute ces témoignages. L'utilisation du gaz chloré est proscrite par la Convention sur l'interdiction des armes chimiques.

D'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS), il n'y a plus d'hôpital fonctionnel dans l'est d'Alep après les frappes de la semaine dernière. Certains soins sont dispensés dans de petites cliniques, d'après l'OMS, mais le seul centre pédiatrique de la zone a été touché et est désormais hors-service.

La récente recrudescence des frappes a touché les deux côtés de la ville. D'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), huit enfants âgés entre 6 et 12 ans ont été tués quand une école du quartier tenu par le gouvernement (dans l'ouest d'Alep) a été touchée par un obus rebelle. Deux adultes ont aussi été tués dans la frappe.

L'est d'Alep, où environ 250 000 personnes vivent encore, est coupé du monde par les forces gouvernementales. Les réserves en nourritures, médicaments, pansements et carburant sont à sec — et l'eau commence à se faire rare. L'ONU a annoncé ce samedi qu'elle avait un plan pour livrer de l'aide dans l'est d'Alep, et a encouragé toutes les parties à accepter ce plan.

D'après l'AFP, le président américain Barack Obama s'est entretenu ce dimanche avec son homologue russe, Vladimir Poutine lors du sommet de l'APEC au Pérou. Obama lui a demandé d'en faire plus pour mettre un terme à la violence en Syrie.


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