© Toma Anirae (Clivage Music)

Rebeka Warrior et Vitalic ramènent de la fête triste sur le dancefloor

KOMPROMAT est leur nouveau projet chanté en allemand. Garanti 100% sans humour, sexy comme un Xanax gobé en fin de soirée dans une usine sidérurgique de la Ruhr, il devrait vous aider à passer l'hiver, sans pantalon mais en harnais.

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18 Février 2019, 9:02am

© Toma Anirae (Clivage Music)

Un vendredi soir de janvier, quelque part sous le périph', plusieurs centaines de personnes font la queue dans le froid en espérant assister au premier concert de KOMPROMAT dans un lieu tenu secret jusqu’au bout : le Péripate, réputé pour ses soirées hédonistes et sauvages. A l’intérieur, la foule est dense et il faut jouer des coudes (et sacrifier une partie de sa bière) pour pouvoir se rapprocher de la scène où, au milieu de lasers verts et de nuages de fumée, Rebeka Warrior, cachées derrière des lunettes noires, chante en allemand sur les synthétiseurs joués par Vitalic. Quelques jour plus tôt, le duo avait révélé « Niemand », mis en images par Bertrand Mandico, un titre rétro et efficace, et un excellent avant-goût de leur premier album, Traum und Existenz, qui sortira le 5 avril. En attendant leur prochain live au Trabendo le 18 avril et un paquet de dates au printemps, on a rencontré le duo le plus attendu de la scène électronique française pour un entretien mi-mystique mi-trolling.

Vous aviez déjà bossé ensemble en 2012 avec « La mort sur le dancefloor ». Qu’est-ce qui se cache derrière ces retrouvailles ?
Vitalic : Je sais même pas comment...

Rebeka Warrior : Ni pourquoi !

Vitalic : Je t’ai dit « j’ai envie de faire un truc post-punk ».

Rebeka Warrior : Il voulait faire un truc mais avec quelqu’un d’autre. Et je me suis incrustée.

Vitalic : Oui, avec The Horrorist, mais ça l’a pas fait. Il est super mais il restait sur l’humour, et moi je cherchais quelque chose de plus profond. Là Julia est arrivée, avec 0% d’humour. Y a pas de blagounettes dans KOMPROMAT.

Rebeka Warrior : 0 humour. On est partis sur des choses beaucoup plus deep. KOMPROMAT, c’est un projet mystique… mythique et mystique.

Vitalic : Oui. Après, si je dois décrire la musique, pour moi y a beaucoup de rock mais du rock avec des machines. Un peu de disco...

Rebeka Warrior : Un tout petit peu parce que je limite au maximum la disco.

Tu la canalises ?
Rebeka Warrior : Ouais, je canalise la disco énormément. Pour moi, il y a aussi un côté très sombre, sexy et sombre.

Vitalic : Il y a aussi quelque chose de rétrofuturiste. Tout ce que je fais est rétrofuturiste.

Toi Rebeka, tu t’étais surtout concentrée sur tes DJs sets ces derniers temps ?
Rebeka Warrior : Ouais, j’ai eu un long moment où je ne voulais plus du tout écrire ou composer. Donc… j’ai fait une pause de Sexy Sushi, une pause de Mansfield.TYA, et deux années de DJ sets.

Vitalic : Tu voulais ouvrir un kebab.

Rebeka Warrior : Voilà, c’était compliqué parce que je suis végétarienne et travailler la viande toute la journée me filait la nausée. Puis Pascal m’a rattrapé en me disant « continue la musique ! » [rires]. Il m’a mis un coup de pied au cul et aujourd’hui je suis contente.

Pourquoi vous deux, qui pour moi incarnez chacun à votre façon l'electroclash à la française, vous faites ce virage berlinois à un moment où ça pourrait presque paraître... un peu usé ?
Vitalic : Il y avait rien de planifié, on s’est pas mis à table avec des responsables marketing, avec des tableaux et des influences à la mode.

Rebeka Warrior : Ou avec un nom qui marche pour tous les pays du monde. Y a des groupes qui font ça. Nous on s’est dit « tiens, qu’est-ce qui marcherait pas ? » [rires] On n’a pas du tout voulu coller à l’ère du temps ni être dans un truc Instagram.

Vitalic : Je trouve pas que ça ressemble à ce qui se fait en ce moment. Il y a un côté rétrofuturiste mais c’est en dehors de tout, c’est pas le côté Berlin-techno, c’est pas du Jeff Mills non plus.

Rebeka Warrior : Je pense pas que ce soit un retour en arrière parce qu’on apporte un truc nouveau dans ce style qu’on aimait. On dépoussière quelque chose qu’on adore.

Dans les références que vous citez, il y a Einstürzende Neubauten...
Vitalic : Ça c’est pour elle. Moi je suis plus Crash Course in Science. Des trucs très mécaniques, punks mais très froids. Elle, c’est pas des trucs mécaniques qui l’attirent.

Rebeka Warrior : J’aime beaucoup la répétition et la transe. Donc, il y a un côté mécanique mais dans Neubauten, j’aime aussi ce côté organique, faire de la techno avec de vrais instruments. Et j’aime beaucoup ce qu’ils racontent.

Vitalic : Ce que j’aime dans Crash Course in Science ou même dans Daniel Miller c’est que les mots ont plus aucune importance, ils balancent n’importe quoi.

Rebeka Warrior : C’est très dadaïste.

Vous dites, avec cet album, vouloir revenir aux origines de la techno berlinoise. Ça représente quoi pour vous cette époque-là ? Vous la regrettez ?
Vitalic : Pas tellement, j’irais bien voir 3 jours à New York en 74, 3 jours à Berlin en 78 et puis à Paris à l’époque du Palace pour voir mais j’ai pas vraiment de nostalgie.

Rebeka Warrior : Je pense pas du tout qu’on soit passéistes ou nostalgiques. Mais il y a aussi des trucs qui se font maintenant qui nous plaisent pas non plus, donc on va chercher des vieilles choses qu’on transforme.

Vitalic : C’est vrai qu’en soirée, je m’emmerde sec. C’est de la 909 avec le charley à contretemps et puis des sons de Juno. Tout ça je l’ai déjà vécu en 94, j’aimais déjà pas trop en 94, j’étais bien content que les Daft Punk arrivent.

Toi Vitalic, on t’a parfois reproché d’avoir pris un virage un peu « grand public ». Est-ce que Kompromat, c’est aussi l’envie de revenir à des choses plus pointues ?
Rebeka Warrior : Bah j’espère que ça va être grand public ce qu’on fait !

Vitalic : Je me pose pas trop ces questions-là. Underground, c’est pas un label qualité, je ne l’ai jamais pris comme ça. Le virage grand public c’est sur Rave Age, et malgré tout je suis content d’avoir fait cet album : il y a « La mort sur le dancefloor », il y a aussi « Stamina », qui est un des tubes du live depuis la sortie. Après j’ai tenté une approche un peu... pas grand public, mais avec des sons rave mélangés à de la disco et plein de trucs, ce qui fait que c’est assez confus, bordélique. Mais en général, j’ai pas de plan de carrière.

Et ce premier album, vous l’avez conçu pour le live ?
Vitalic : Il y a vraiment des morceaux presque sans rythmique, c’est conçu comme un album, un album très court avec des morceaux souvent très courts. Il y a pas dix morceaux identiques.

Rebeka Warrior : En live c’est assez lancinant, ça se prête plus à danser des slows…

Vitalic : Je vais m’abstenir de commenter [rires].

Rebeka Warrior : Je danserais bien du slow là-dessus, peut-être parce que j’écoute énormément de trucs très très brutasses et que du coup, ça me paraît calme.

Tes textes, Rebeka, sont dans l’ensemble hyper sombres...
Rebeka Warrior : Moi j’ai toujours écrit ça, ça va faire vingt ans que j’écris la même chose, mais y a une dimension encore plus mystique sur cet album. Tous les textes s’articulent autour d’une même thématique, c’est-à-dire qu’en tant qu’être, on est aussi l’Univers. Je parle tout le temps de ça, c’est une obsession.

Chez Neubauten, il y a cette idée d’effondrement parfois, tout va se casser la gueule...
Rebeka Warrior : Chez nous, il y a pas ça du tout. C’est réaliste, mais pas noir. Il y a quand même de la lumière. Je parle de transformation, d’éléments...

Vitalic : « Chaque jour qui passe a un peu plus le goût des cendres », je vois vachement la lumière ! [rires]

Rebeka Warrior : « Chaque jour qui passe et mes paroles ont un peu plus le goût des cendres ». Mais les cendres sont faites pour être reversées dans la Terre, puis redevenir plantes et arbres, mes enfants. Vous voyez la lumière ? Elle est ténue. C’est un peu la lumière au bout du tunnel oui [rires].

Tu es en train de dire que c’est un album joyeux ?
Je dirais pas ça, mais il y a quand même un peu de lumière, c’est pas catastrophiste, je dis pas « on va tous crever ».

Moi je l’ai perçu un peu comme ça : on pleure en dansant, on va y passer mais on va faire la fête jusqu’au bout.
Rebeka Warrior : Il y a un peu de ça mais c’est aussi bien d’être là, maintenant en train de danser, et de profiter de cet instant...

...mais en pensant à la mort.
Rebeka Warrior : Voilà. D’une façon positive.

Tu disais que tu ne te sentais plus du tout d’écrire. Le passage à l’allemand t’a permis de dépasser ça ?
Rebeka Warrior : Oui. J’écrivais en français et c’était vraiment mauvais. C’est Pascal qui m’a dit « tiens, change de langue ».

Vitalic : Pour « Niemand », le premier, c’était une idée de départ parce que le morceau sonne un peu 78, Berlin. Mais après on a fait des tentatives pour revenir au français et à l’anglais, et ça collait pas.

Rebeka Warrior : Sur la toute fin, le projet est quand même franco-allemand, c’est l’Europe du charbon et de l’acier.

Vitalic : C’est la CECA !

Rebeka Warrior : Donc je suis revenue à des mots français qui interviennent de temps en temps mais ce n’est pas la base : l’allemand est la langue principale. En termes de sonorités, c’était comme apprendre un nouvel instrument. J’ai toujours écouté beaucoup de trucs en allemand, donc ça me faisait plaisir de chanter dans cette langue qui, quand même, a des sonorités spéciales.

Tu disais que tu écris toujours la même chose depuis 20 ans mais en termes d’écriture, on est dans un registre beaucoup moins provoc' que Sexy Sushi.
Rebeka Warrior : Complètement, c’est fini ça. Je me reconnaissais plus du tout là-dedans. J’avais plus du tout envie de faire ça, c’était aussi beaucoup d’ironie mal placée que j’adorais faire à un moment mais ça y est, je l’ai fait, terminé. Dans KOMPROMAT, on est plus dans l’abstraction. Je lis pas mal de poésie, j’ai pas mal relu Rilke. Et aussi beaucoup de haïkus et de poésie orientale, Deshimaru, Dōgen. Que des trucs un peu prise de tête. Je vous encourage à... ne surtout pas ouvrir leurs bouquins sous peine de mourir instantanément d’ennui [rires].

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© Theo Mercier & Erwan Fichou (Clivage Music)

Dans les textes qui présentent KOMPROMAT, il est question d’un cri de guerre, d’un appel à la prière. Vous êtes en guerre contre quoi ?
Vitalic : Le cri de guerre, c’est plus dans la forme. Parce c’est pas vraiment engagé, même si on peut l’être l’un et l’autre... On n’est pas là à prôner des trucs politiques. Le cri de guerre, c’est peut-être plus sur l’effet que provoque le fait de crier que le cri en lui-même.

Rebeka Warrior : L’appel à la prière, je trouve ça assez juste.

Vous voulez prier pour quoi ?
Ben pour notre salut, je crois qu’on en a tous besoin.

Votre collab’ avec Mandico pour le clip de « Niemand », ça s’est passé comment ?
On avait très envie de partir sur un projet cinématographique. Chez Mandico, l’image est très léchée.

Vitalic : Il a son vocabulaire, ses techniques. Julia m’a fait voir les Garçons Sauvages, ça collait parfaitement.

Rebeka Warrior : Je trouvais ça bien qu’on ait tous notre univers très fort et qu’on l’amène tel quel, et de mélanger ces trois trucs comme ça, posés les uns à côté des autres. Mandico a fait son truc comme d’hab' et nous aussi, et ça fonctionne très bien tous les trois. On aimerait bien qu’il fasse plusieurs de nos clips et qu’à la fin, ça fasse un film. Mais il faut trouver le temps.

Vitalic : Et il va falloir vendre nos scooters.

Le clip, c’est l’histoire d’une meuf qui meurt, ressuscite et devient accro ?
Rebeka Warrior : Ça, ce sont les phobies de chacun, moi j’ai mes phobies dans les textes, Pascal dans la musique, Bertrand dans l’image, et tout le monde redit tout le temps les mêmes choses.

Vitalic : Au fond, on ne sait pas qui est cette fille et je trouve ça vraiment fort. On n’a pas l’explication. Il y a une embrouille dans sa vie, apparemment elle va pas bien du tout, on sait pas.

Rebeka Warrior : Le fait qu’elle veuille toujours aller plus vite, plus plus plus, ça colle parfaitement.

L’univers du clip pour le coup est très rétrofuturiste, très coloré aussi. Ça contraste avec ce que vous proposez...
Vitalic : Les deux couleurs autorisées par Julia sur scène c’est le blanc et le noir. Donc pas de bleu, pas de rouge, juste un peu de vert pour les lasers.

Rebeka Warrior : J’ai été obligée de faire un pas… J’ai tendance à pas trop aimer les couleurs. Mais telles que Mandico les utilise, elles sont superbes, ça me dérange pas.

Vitalic : Quant aux pochettes, elles ne sont pas encore dévoilées, il peut y avoir un petit côté blague sur quelques photos mais blague froide, blague pas marrante, blague ratée. Pétard mouillé.

On pourra les voir quand ?
Rebeka Warrior : Eh bien jamais. C’est un concept album.

D’ailleurs les morceaux ne sortiront jamais non plus ?
Voilà, on fait que des interviews mais il y a rien. C’est ça le futur, tu vois ?

Pour revenir sur votre premier concert, pourquoi avoir choisi le Péripate ?
Ça me tenait à coeur d’aller dans une salle qui soit un peu une warehouse, j’ai tendance à m’ennuyer dans les salles où on va tout le temps.

Vitalic : Là tu t’es pas ennuyée, tu es restée trois jours !

Rebeka Warrior : J’adore cet endroit. Ça nous convenait mieux. Le son était pas foufou mais il fallait faire un choix. C’était soit une salle crade soit...

Vitalic : Ça a été complexe de tout installer en un temps record, c’est pas les conditions de l’Olympia mais on a essayé de faire au mieux.

Rebeka Warrior : Les gens avec qui on bosse étaient vraiment « argh, c’est quoi ce plan ?! ». Je m’excuse sincèrement [rires]. Mais c’était une belle fête, c’est quand même un lieu de liberté. Il y a des gens nus, chacun fait ce qui lui plaît, ça me correspond bien comme état d’esprit.

Vitalic : Pour le message politique ça nous intéressait, après sur la technique on a eu quelques pépins mais ça fait partie du truc.

En même temps, comme vous voulez faire des trucs qui marchent pas…
Toujours la même direction.

Rebeka Warrior : Ça c’était vraiment un plan pour que ça ne prenne pas.

Il paraît que tu es allée répéter au Berghain aussi ?

Vitalic : Ça c’est des bêtises qu’elle raconte exprès et les gens y croient vraiment.

Rebeka Warrior : En fait, je suis allée passer quelque temps à Berlin cet hiver, mais répéter au Berghain, je crois qu’il y a pas de salle de répèt’. Je suis restée enfermée au Berghain, j’ai répété dans les toilettes.

En termes de public et d’esthétique, entre Péripate et le Berghain, il y a des choses qui se croisent. Est-ce que KOMPROMAT c’est de la musique de pédés en harnais ?
Vitalic : A 25%.

Rebeka Warrior : Et à 25% de la musique de lesbiennes en harnais.

Vitalic : Les 50% restants, c’est un public familial [rires]. Mais évidemment, il y a un peu de ça.

C’est une appartenance que vous revendiquez en tant que KOMPROMAT ou vous vous en foutez ?

Rebeka Warrior : Oui quand même. On est queer quoi…

Vitalic : Quoi ?!

Rebeka Warrior : Ah bon ?! [en riant]

Vitalic : Tu me le dis maintenant, deux mois avant la sortie de l’album ?! [rires] Moi j’aime pas ce label-là, ni aucun autre label, c’est pas quelque chose que je mets en avant, même si j’ai fait des interviews avec Têtu. Si on commence à mettre un label « musique à pédés », je trouve ça vraiment chelou. Ça peut être possible dans la house quand elle est vraiment politisée, mais là c’est pas le thème de l’album. On flirte avec ces codes parce qu’ils sont en partie…

Rebeka Warrior : Parce qu’on fait partie de ces mondes-là. Moi je fais totalement partie de ce monde.

Oui, toi Rebeka tu joues à Shemale Trouble ou dans pas mal de soirées du genre...
Ah bah oui, parce que c’est mes amis. Un monde dans lequel j’évolue pas mal. On m’invite jamais dans les bowlings hétéros de Pornic.

Comment vous négociez les différences entre vos deux univers ?
Vitalic : Sur la musique, ça a été très simple : quand j’amène une pente qui lui plait pas, elle me le dit tout de suite. Et c’est dans les deux sens. On n’a pas passé trop de temps. On voulait des choses jetées, pas ultra-produites.

Rebeka Warrior : « De mon âme à mon âme », on a mis plus de temps à le faire mais je trouvais ça bien qu’on se prenne pas trop la tête. Je pense qu’en musique il faut qu’il y ait un truc très à vif. On s’envoie un truc mais au bout de trois fois où on l’a retouché l’un l’autre, c’est fini.

Pourquoi vous avez choisi de cliper « Niemand » plutôt qu’un autre ?
Vitalic : Il résume bien l’univers du disque, où on veut aller, et en même temps, c’est le plus pop.

Rebeka Warrior : Oui, il est important parce qu’il a annoncé le truc qu’on avait trouvé entre nous.

Merde, j’allais oublier : pourquoi KOMPROMAT ?
Vitalic : Le KOMPROMAT, c’est une opération qui consiste à ruiner la réputation de quelqu’un, souvent en créant des fausses preuves. Ce sont des choses utilisées par la Russie par exemple.

Rebeka Warrior : D’aller mettre dans l’ordinateur de quelqu’un des photos compromettantes...

Vitalic : Ou tourner des vidéos avec des acteurs qui ressemblent vaguement… pour ruiner une réput’.

Mais en ce qui vous concerne, ça évoque quoi ?
Rebeka Warrior : Ça évoque qu’on peut ruiner ta réput’.

Vitalic : Ton papier a intérêt à être bien écrit, sinon tu vas avoir des embrouilles.

Rebeka Warrior : Mais on te met pas de pression.

Je pensais que vous essayiez plutôt de flinguer votre réput’
Peut-être aussi [rires].

Vitalic : J’aime bien les noms russes, ça sonne bien.

Rebeka Warrior : Mon regret, c’est que tu aies pas fait un morceau où tu chantes Russe.

Vitalic : Un morceau qui s’accélère, un peu triste...

Rebeka Warrior : « La laï, la la laï… » [sur l’air de Kalinka]

Vitalic : « Ra ra, Rasputin » [sur l’air de Boney M]... mais version new wave.

Rebeka Warrior : Tu vois, les mauvaises idées foisonnent.

L'album de KOMPROMAT Traum und Existenz sortira le 5 avril sur Clivage Music.

Le duo jouera le 18 avril au Trabendo.

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