L'histoire du « Sir Alex soviétique », du banc du Spartak au goulag

Tant par son palmarès que par son parcours personnel, Nikolaï Starostin est un monument du football russe et de l'histoire soviétique. Le problème, c'est qu'au lieu d'être anobli comme l'ancien coach de Manchester United, il a été jeté au goulag.
12.6.17

Les gens sont fascinés par les biographies d'hommes et de femmes au parcours exceptionnel. De nos jours, les livres et les films sur des vies atypiques envahissent les librairies et les cinémas. Pourtant, beaucoup n'ont pas encore été abordées, notamment celle de Nikolaï Starostin. Son histoire m'a totalement fasciné, au point de vouloir écrire moi-même sa biographie. Je n'en ai en effet trouvé aucune à son sujet en français.

Outre son apport inestimable dans l'organisation d'une Ligue de Football Professionnel au lendemain de la chute de l'Union soviétique en 1991 au côté d'Oleg Romantsev, Pavel Sadyrin, Valeri Gazzaev et d'autres, Nikolaï Starostin est considéré par beaucoup comme l'un des premiers managers de l'histoire du football grâce à ses talents d'organisateur. Son influence durant l'histoire footballistique soviétique est incontestable. Mais Nikolaï Starostin, c'est avant tout le Spartak Moscou. Ce club, c'est son bébé, sa passion, toute sa vie. Plus qu'une passion, ce club est sa propre destinée. Le Spartak a été pour lui la source des plus grandes joies comme des plus grandes souffrances.

Ce club l'a amené au sommet de la reconnaissance, de la gloire et l'a en même temps envoyé dans l'univers terrible du goulag. Nikolaï Starostin, c'est une histoire faite d'intrigues au plus haut niveau du pouvoir soviétique et de matchs à caractère politique qui décidaient de l'avenir des joueurs et des dirigeants. Une histoire comme on les aime, bien réelle, mais pourtant plus romanesque que beaucoup de scénarios de films ou de livres d'espionnage. Bref, une histoire légendaire.

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