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Les meilleures comédies romantiques sur Netflix qui passent le Test Bechdel

Quitte à en regarder une, autant qu’elle réponde à ce critère de base.

par Lola d'Estienne d'Orves et Leila Ettachfini
12 June 2018, 2:37pm

Mise en situation : journée du 8 mars. Pendant plusieurs heures, vous avez dû rappeler tout en contenant vos sautes d’humeur, que non, vous offrir une rose n’est pas une preuve d’égalité homme/femme, tout comme offrir deux lave-vaisselles pour le prix d’un n’est en aucun cas un engagement féministe. Au final, vous avez dû décliner une dizaine d’invitations aux soirées « Women’s Day », où toutes les conso sont 20% moins chères pour les meufs, un peu comme leurs salaires.

L’énervement vous poursuit jusque chez vous, lorsque vous décidez de parcourir le catalogue Netflix à la recherche d’une romcom qui vous redonnera foi en l’humanité.

Pour vous faciliter la tâche après cette dure journée, on vous a préparé une liste de films et séries qui comprennent au moins une scène avec deux femmes dont on connaît le nom et qui ont une discussion à propos de n’importe quoi (sauf un homme). En bref, qui passent le test Bechdel.

You’ve Got Mail

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Il n’a pas fallu attendre Tinder pour que les rencontres en ligne fassent débat. En 1998, You’ve Got Mail, avec Tom Hanks et Meg Ryan, explorait déjà la thématique du dating via messages interposés, et les situations qu’il peut provoquer. Kathleen Kelly et Joe Fox vont donc apprendre à se connaître et commencer à se séduire sous pseudo, alors que, sans le savoir, ils sont concurrents : Kathleen possède une petite librairie, quand Joe gère un énorme supermarché du livre dans le même quartier.

Un film qui utilise la romance comme prétexte pour parler des impacts de la technologie sur la vie quotidienne, à l’aube des années 2000. Une situation qui donne lieu à pas mal de conversations de Kathleen avec ses collègues, inquiètes de l’avenir de leur magasin.

L’amour au mètre carré

Sorti récemment, cet original Netflix suit Sanjay Chatuverdi (Vicky Kaushal) et Karina D’souza (Angira Dhat), qui sont amenés à se rencontrer via une annonce immobilière, à la recherche d’une maison à Mumbaï. Le film retrace également la relation entre Karina et sa mère, pour le moins tendue à cause du mariage de cette première. La paire atteint un point d’ébullition après que Karina soit partie d’un dîner en annonçant à sa mère : « Je ne veux pas devenir comme toi. »

The Incredible Jessica James

The Incredible Jessica James vous permettra d’éviter l’intrigue de votre romcom habituelle. Le film commence sur la rupture entre Jessica (jouée par Jessica Williams) et son ex, Damon (Lakeith Stanfield). À partir de là, on suit le périple de Jessica alors qu’elle navigue entre marché du travail, médias sociaux et un autre mec, tout en incorporant de multiples conversations avec d’autres femmes et jeunes filles sur des sujets autres que les hommes. * Spoiler * : Le film se termine avec Jessica qui choisit ses amis plutôt qu’un homme alors qu’elle se dirige vers Londres pour de nouvelles opportunités.

Easy

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Easy est une série d’anthologie, qui retrace les histoires d’amour de différents habitants de Chicago, en abordant à chaque épisode de trente minutes une thématique différente. Cette série mérite d’être regardée, simplement pour sa volonté de rafraîchir le genre de la comédie romantique, en nous offrant des personnages réalistes qui sortent de l’éternel schéma homme/femme + mensonge = histoire romantique. Un épisode nous raconte même une romance lesbienne, donc à ce stade la question du test Bechdel ne se pose même plus.

What if

What If nous expose l’histoire de Wallace (Daniel Radcliffe), un loser sentimental, mais également un loser dans la vie en général – comme tant d’hommes dans les comédies romantiques – qui rencontre par hasard Chantry (Zoe Kazan), avec qui le courant passe plutôt bien, malgré le fait qu’elle ait un fiancé. Ils vont rapidement entretenir une amitié forte, sans trop savoir s’ils devraient, oui ou non, s’envoyer en l’air.

Malgré un scénario assez classique, le film a le mérite d’avoir une conversation à propos des choix de carrière de Chantry, ce qui lui vaut de passer le test. C’est aussi une occasion d’aborder le thème de la fameuse « friendzone » avec une vision feelgood et respectueuse.

She’s Gotta Have It (1986)

Depuis la représentation des femmes noires jusqu’aux différentes nuances de la sexualité féminine, She’s Gotta Have It était de bien des façons un film novateur pour les femmes à sa sortie. On suit la protagoniste, Nola Darling, alors qu’elle explore sa sexualité et sort avec trois hommes, sans aucune envie de s’engager avec eux. Nola a beaucoup de conversations à propos, entre autres, de la condition de la femme ou de l’intimité sexuelle, ce qui fait que le film passe haut la main le test Bechdel.

Le seul reproche qu’on pourrait faire au film est la présence d’une scène de viol que le réalisateur Spike Lee a choisi d’inclure, sans réelle justification. En 2014, il a avoué que ce passage était le seul regret de sa carrière, qu’il aura d’ailleurs corrigé dans la version série de 2017.

The end of the fucking world

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The End Of The Fucking World, c’est une série de huit épisodes de vingt minutes qui retrace la fuite de deux jeunes adolescents, James (Alex Lawther), psychopathe auto-déclaré et Alyssa (Jessica Barden), jeune rebelle en pleine crise identitaire. Leurs descriptions simplistes cachent cependant deux personnalités complexes dont le choc va se révéler chaotique.

Une histoire d’amour sombre et drôle, qui réinvente la romance télévisuelle avec des personnages (très) jeunes qui fuient des histoires familiales compliquées. Deux personnages féminins enquêtent sur eux, et Alyssa et sa mère s’engueulent souvent, ce qui vaut à cette série pas plus longue que le deuxième volet du parrain la réussite au test Bechdel.

Pour plus de Vice, c’est par ici.

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