Flitspaal

Le ballet 2.0 délicatement érotique de la photographe Aurélie Bayad

À la découverte de cette fille un peu étrange qui vous ensorcellera avec ses portraits.

par Celine Mathieu
11 June 2018, 7:52am

Images: Aurélie Bayad

Parce qu’en Belgique on ne fait pas de manières, VICE a décidé de mettre directement à l’honneur dix jeunes photographes belges pendant dix semaines. Aujourd’hui, il s’agit d’observer et d’être observé, à travers le travail de l’anversoise/parisienne Aurélie Bayad, qui brouille les pistes entre intimité et exhibitionnisme.

Avec une imagerie brute, un peu de poils de jambes et un goût prononcé pour l’étrangement dérangeant, Aurélie Bayad modèle et pétrit des corps devant la caméra. Le sien, ou ceux d’autres personnes. Chez elle, tout est prétexte à un nouveau shoot : une chanson, la découverte d’un lieu incongru, ou même un nouvel accessoire. Elle parvient avec justesse à accrocher l’attention du spectateur dans un aller-retour entre voyeurisme, exhibitionnisme et intimité à l’ère d’internet.

Lancez cette vidéo, atterrissez dans son salon et observez-la tournoyer sur elle-même avec son indescriptible désinvolture. Ah, l’érotisme flegmatique d’une jeune fille qui fume / danse / se déhanche / regarde derrière elle d’un œil désenchanté. Ajoutez-y la voix off et vous aurez tout ce qu’il faut pour en ressortir totalement dérouté, étrangement mal à l’aise mais un peu amoureux.

Peu importe comment elle réalise ou photographie, Aurélie Bayad travaille parce qu’elle en a envie. Tout commence à partir d’un ressenti brut et s’édite le moins possible en post-prod. « Il n’y a pas de règles établies. J’aime la surprise. J’essaie de connaître la personne que je prends en photo au fur et à mesure du tournage, pendant que je la modèle à l’image que je me suis fait d’elle. »

En tout cas, nous on se sent déjà bien assez « modelés » comme ça en matant son travail.

Pour plus d’Aurélie Bayad, c’est sur Instagram, Vimeo et son site web.

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