VICEhttps://www.vice.com/fr_beRSS feed for https://www.vice.comfrTue, 15 Jan 2019 13:58:34 +0000<![CDATA[Ce mec peint les relations sexuelles qu'il aurait eues avec des extraterrestres]]>https://www.vice.com/fr_be/article/a34dme/ce-mec-peint-les-relations-sexuelles-quil-a-eues-avec-des-extraterrestresTue, 15 Jan 2019 13:58:34 +0000Un dépucelage est censé être mémorable. La plupart des gens y repensent avec affection et probablement avec un peu d'embarras. Mais David Huggins annonce que sa première fois a été plus - euh, cosmique, dirons-nous - que celles des autres.

visuellement « Quand j'avais 17 ans, j'ai perdu ma virginité avec une extraterrestre », raconte le jeune homme de 74 ans dans un documentaire intitulé Love and Saucers. « C'est tout ce que je peux dire à ce sujet. »

Le coït en question aurait eu lieu en 1961, alors qu'Huggins était encore adolescent et vivait dans la ferme de ses parents en pleine campagne géorgienne. Ce n'était pas la première fois que des extraterrestres lui apparaissaient; cela faisait depuis l'âge de huit ans qu'il voyait des créatures étranges. Mais ce jour-là, alors qu’il se promenait dans les bois près de chez lui, une femme alien est apparue et l’a séduit. « Je pensais que, si ça devait arriver, je perdrais ma virginité sur le siège arrière d'une Ford, un truc du genre. Mais ça ne s'est pas passé de cette façon », explique-il dans le documentaire.

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Her Eyes, David Huggins

Que vous croyiez ou non que ça fait 50 ans qu'Huggins se tape des extraterrestres, il est évident qu'Huggins lui-même y croit. « Considérez que cet homme ne ment pas et qu'il communique quelque chose qu'il a expérimenté, mais que cela ne doit pas être pris à la lettre. Un personne peut ne pas être folle pour un sou mais continuer à prétendre avoir eu ces expériences complètement inexplicables », déclare Abrahams.

Ce qui, d'après moi, est plus fascinant que de savoir si « il s'agit bien de la vérité », ce sont justement ces histoires comme celle d'Huggins, des récits qui démontrent l'impulsion d'expliquer ce que nous ne comprenons pas, et notre capacité limitée à interpréter toutes les sensations, expériences et chamboulements de neurones qui sont inhérents à l'être humain.

Quand j'ai demandé à Huggins pourquoi il pensait que ces êtres lui apparaissaient, il a déclaré : « J'ai le sentiment que des dizaines de millions de personnes, peut-être des centaines de millions, ont vécu des expériences [similaires]. Principalement étant enfants. C'est tout ce que je peux vraiment dire, mais je pense qu'en tant qu'enfants, nous sommes si ouverts aux choses que ces êtres peuvent nous apparaître. Je pense que je ne me suis jamais vraiment fermé, car ça a duré toute ma vie. »

Love and Saucers est disponible pour regarder sur un certain nombre de plates-formes ici

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<![CDATA[La culture skate existe-t-elle ? ]]>https://www.vice.com/fr_be/article/439zbq/la-culture-skate-existe-t-elle-grand-wild-maxime-brousseTue, 15 Jan 2019 09:34:48 +0000Comme beaucoup de pratiquants, j’ai considéré dès mes débuts que le skate, le surf et le snowboard étaient des cultures à part entière et se singularisaient en cela des autres sports (y compris de sports de glisse comme le ski, la planche à voile ou le wakeboard). Cela me semblait d’une évidence limpide. Mais au final, d’où vient cette idée, solidement ancrée chez de nombreux pratiquants core ?

Dans Jours Barbares, le journaliste William Finnegan assure que le surf n’est pas un sport mais un mode de vie : pour maintenir un bon niveau, il faut organiser toute son existence autour de cette activité. La même chose peut être dite du skate. Mais aussi du triathlon, de la cuisine ou de l’écriture. Alors, qu’est-ce qui différencie une activité d’un style de vie ? Le docteur en philosophie Hicham-Stéphane Afeissa apporte une réponse avec l’exemple de l’escalade : « L’escalade est moins un sport qu’une conduite existentielle capable de conférer une cohérence à un ensemble d’expériences et de déterminer un certain type de rapport au monde. » Cette cohérence d’ensemble, on la retrouve dans le skate et le surf : plus qu’une hygiène de vie, c’est tout un rapport au monde que les pratiquants développent. Observer la ville comme un réservoir potentiel de lieux skatables, arpenter les territoires en compagnie de semblables pendant des années façonne forcément votre regard, même dans les moments où on ne skate pas.

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Plutôt que de lutter pour imposer leur vision du skate, les pratiquants qui ne se retrouvent pas dans son image grand public préfèrent se contenter de skater à leur manière. C’est ce que me disait le journaliste de skate Fred Demard à propos des Jeux Olympiques. Pour lui, la version du skateboard qui sera présentée à Tokyo est tellement éloignée de sa propre pratique qu’il ne vaut même pas la peine de s’insurger contre cette récupération. Par ailleurs, deux membres de notre tournée italienne, le commercial Mario Torre et le skateur Samu Karvonen, travaillent pour des associations notamment chargées de gérer la disci- pline aux J.O., et n’y voient pas que des inconvénients. La rupture n’est pas consommée entre un skate « pur » et un autre « mainstream ».

Le magazine Grand Wild est disponible ici et les photos de Rémy Barreyat sont visibles ici.

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Cet article a été initialement publié sur VICE France.

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<![CDATA[J’ai dit oui à tous les types qui m’ont accostée dans la rue]]>https://www.vice.com/fr_be/article/7bnm8g/jai-dit-oui-a-tous-les-types-qui-mont-accostee-dans-la-rue-metoo-harcelement-de-rueTue, 15 Jan 2019 09:25:26 +0000« Tu veux pas faire connaissance ? » Samedi, 19 heures. Station République, sur la ligne 3 à Paris.

« OK », je réponds. Le mec marque un temps d'arrêt. Il me regarde, histoire de checker que je ne me fous pas de sa gueule. « C'est vrai, tu veux bien ? », dit-il en se marrant. « J'ai pas l'habitude ! » Moi non plus, j'ai pas tellement l'habitude.

Mais pendant deux semaines, j'ai décidé de répondre oui à tous les dragueurs de rue. Histoire de voir ce qui se passe. J'ai eu envie de savoir qui ils sont, si leurs techniques fonctionnent, s'ils comprennent qu'on soit saoulées parfois. Avec pour seule limite, mon instinct. Quand j'étais en primaire, mon institutrice nous avait expliqué qu'on avait tous en nous « une petite alarme, comme sur une voiture ». Même si la personne en face te dit de ne pas t'inquiéter, que tout est normal, il faut écouter ton bip-bip quand il résonne dans ta tête et te barrer. C'était un excellent conseil. Ce type-là n'enclenchait aucun warning dans mon cerveau.

Évidemment, on avait l'air un peu gauche. Moi qui m'étais arrêtée brutalement, droite comme un i en face de lui, assis sur un petit siège, les mains jointes. Hicham*, Judith, on a fait les présentations. J'avais une robe rose qui lui plaisait pas mal.

« J'adore Paris parce que les femmes vous mettez des robes roses classes comme ça ! » Le type vient de Picardie et joue au foot. Il me demande mon âge. « Quoi, t'as 29 ans ? Je te crois pas », il me sort, déçu. Je tente de le relancer, de poser des questions : « c'est pas trop dur la vie de sportif ? Tu viens d'où en Picardie ? » Il répond par oui ou par non, grommelle. Silence, blanc, silence. « Je vais pas te retarder, Judith, y'a sûrement ton homme qui t'attend, hein », il a finalement lâché, sans rigoler cette fois. J'ai attendu le métro deux minutes à côté de lui sans rien dire, sans savoir où me foutre, comme quand t'es dans l'ascenseur avec ton méga boss. Une fois dans la rame, j'ai mis mes écouteurs, il s'est assis le plus loin possible de moi. Cette expérience ne pouvait pas commencer plus mal. Je venais de me faire jeter par un dragueur de rue.

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Photo via Flickr

Le lendemain, je me fais accoster par deux étudiants à côté de la Sorbonne, dans le 5e. Attablés en terrasse, ils m'ont proposé de boire une bière. Les loustics, étudiants en histoire et sciences politiques, sont hyper surpris que j'accepte. Là encore la conversation vrille quand à mon tour je décline mon identité. « Tu fais un article pour VICE ? Moi je ne lis que la presse internationale, de bien meilleure qualité. Le Monde c'est devenu de droite et ne parlons même pas de Libé », crache l'un d'entre eux en dodelinant sa tête de minot bouclé, barbotant peinard dans son arrogance. Il veut travailler dans la « diplomatie ou le lobbying. Même si les deux se rejoignent » ajoute-t-il, manifestement hilare.

À la fin de notre demi, son pote se casse prendre le bus, moi je marche avec Matthieu, le frisé, jusqu'au métro. On ne sait pas trop quoi se dire, je rigole nerveusement toutes les trois minutes, je crois que je ne l'aime pas trop. Il enchaîne les banalités sur les chaînes d'information en continu, la « dictature de l'émotion », les « mêmes images qui passent en boucle toute la journée ». J'ai moins de patience qu'avec Abdelkarim, j'en ai marre. Au moment de se quitter, il tente le tout pour le tout. « Tu veux pas venir chez moi ? J'suis pas loin. On sera plus... » Il s'arrête. Je me demande bien comment il va finir sa phrase, le petit poulet. De quel attribut du sujet il va habiller sa proposition indécente. On est boulevard Saint-Michel, en plein jour, la lumière est blanche, elle pardonne rien, on est sobre, je lui reconnais une certaine dose de courage. C'est pas comme si ça allait de soi qu'on rentre ensemble, pas comme s'il était cinq heures du mat' et qu'on s'était roulé des pelles toute la soirée.

Plus quoi, alors ? Je reste bien silencieuse, je le regarde, je l'aide pas du tout.

Si j'étais sympa je pourrais sourire d'un air entendu ou même décliner sans lui laisser le temps de finir, je pourrais même avoir la délicatesse de faire comme si je n'avais pas compris et filer en m'écriant « olala, je suis en retard ! » Mais je prends un plaisir sadique à le regarder bafouiller. Je veux le voir cracher sa Valda.

« Plus heu... plus... enfin... plus tranquilles », il lâche. T'as deviné, j'y vais pas. « Bah pourquoi t'as bu un verre avec nous alors ? », marmonne-t-il en partant. « De toute façon Judith c'est un prénom de suceuse. » Il demande pas son reste, crache son fiel et se casse. M'est avis qu'il est pas encore complètement mûr pour la diplomatie, le Matthieu.

*Tous les prénoms ont été modifiés.

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Cet article a été initialement publié sur VICE FR.

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<![CDATA[Photos du triste monde des mini-miss à faux-cils]]>https://www.vice.com/fr_be/article/bje9k5/photos-du-triste-monde-des-mini-miss-a-faux-cils-anneke-dhollanderMon, 14 Jan 2019 14:48:08 +0000 En feuilletant le live Identiteit de Paul Verhaege, la photographe flamande Anneke D'Hollander est tombée sur la photo d'une petite fille participant à des concours de beauté. Elle s'est soudainement rendue compte qu'elle était en train de regarder une enfant de deux ans qui portait des faux ongles. D’un autre côté, elle a été immédiatement fascinée : on pouvait encore distinguer l'enfant à travers la couche de maquillage. Anneke a donc décidé de faire une série photo qui montre le côté humain de ce genre de compétitions. Et parce qu’un tel concours de mini-Miss est interdit dans notre pays (pardon Darline Devos), elle a passé une semaine avec Mehayle Elliot, une gagnante de huit ans, dans un motel au Texas. Là-bas, les fillettes sont autorisées à participer aux concours dès deux ans, et à partir de quatre ans, elles sont autorisées à défiler en bikini sur le podium.

Anneke a contacté la grand-mère de Mehayle via Facebook. Elle était très enthousiaste à propos de l'attention portée à sa petite-fille et l'a reçue à bras ouverts. C'est évidemment les attitudes de Mamy Sharilynne que Mehayle aime le plus copier. Sharilynne a encore un deuxième petite-fille, mais elle serait « trop potelée » et « trop gothique » pour les concours de beauté. C'est pourquoi elle concentre toute son énergie sur Mehayle, qui participe toujours activement aux compétitions. Sharilynne elle-même participe également à des concours de beauté pour personnes âgées.

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<![CDATA[Nous n'avons pas besoin de Tinder, parce nous avons les frites]]>https://www.vice.com/fr_be/article/bmpk43/les-belges-nont-pas-besoin-de-tinder-parce-quils-ont-les-fritesMon, 14 Jan 2019 13:31:11 +0000Deux mois après être partie aux Pays-Bas, je me posais toujours la même question : qu'est-ce qui me manquait le plus ?

Ce n'est certainement pas les collectionneurs compulsifs de verres à bière, ni le chocolat traditionnel ou encore les quatre jours à Tomorrowland. C'est la frite, ce morceau croustillant de bonheur doré, servi en cornet ou sur un plateau en plastique, avec une bonne dose de sauce par dessus.

Le fait que les frites me manquent plus que ma famille quand je suis à l'étranger ne fait pas de moi un monstre, mais bien une vraie Belge. Et je suis sûre que c'est le cas pour presque tous les Belges. Celui qui ose prétendre que les frites sont françaises se verra d'ailleurs réduire le visage en purée. Certes, la France a apporté ses propres contributions à la société, comme le French-kiss, mais sérieusement, les frites sont à nous.

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Une Julientje de De Gouden Saté - photo Mayli Sterkendries

Si vous pensez connaître les frites mais que vous n'êtes jamais allé en Belgique, il vous reste beaucoup à découvrir. Arrêtez-vous à cette baraque à frites que vous voyez sur le bord de la route et essayez une nouvelle sauce : bicky, tartare, andalouse ou samouraï. Commandez-vous un morceau de viande que vous n'avez jamais vu auparavant : un Poulycroc, une brochette ardennaise, ou un cheeseburger croustillant (un morceau de frikandel frit avec des oignons frits, des cornichons, du fromage et trois sauces différentes ). Et n'oubliez pas de commander un paquet de frites avec une sauce carbonnade, parce que ça, c'est vraiment le meilleur truc du monde.

Cela dit, les connaissances culinaires de la Belgique ne se limitent pas aux pommes de terre frites et c'est totalement faux de penser qu'on y mange des frites tous les jours. Pourtant, « se faire une frite » est l’un de nos loisirs préférés. Ce n'est pas uniquement pour satisfaire notre appétit. L'odeur et le son apaisant du secouage des frites au-dessus de la friteuse rappellent des souvenirs : le vendredi soir en famille à la friterie, la « petite frite sauce mayo » pour Mamy, fumer des bédos au parc avec les potes devant un paquet de frites XL - les frites, c'est une tradition qui rappelle le bonheur enfantin, la sécurité et la convivialité.

Et bien sûr, les cuites.

Ceux qui font la fête apprécient également cet or belge. Une friterie est dès lors l’endroit idéal pour avoir des conversations légendaires et absurdes avec d'illustres inconnus. Vous pouvez tout aussi bien vous retrouver à discuter avec une femme d'âge mûr en minijupe que recevoir des coups d'un type mort saoul en costume cravate.

Je pense fermement que c'est grâce aux frites que les Belges ont moins besoin de Tinder. Tard dans la soirée (ou tôt le matin), la friterie est une zone sans inhibition, où vous pouvez rencontrer votre future conquête. Être serré dans les émanations de frites et de viande fraîchement cuites ça crée un lien, c'est certain. Après avoir tapé causette avec cet inconnu pendant les quinze minutes d'attente, il vous semblera logique de vous asseoir sur le trottoir avec lui pour profiter du repas. La malbouffe ensemble, c'est toujours chouette, et si ce gentil garçon vous demande s’il peut tremper ses frites dans votre sauce, il n’y aura personne de surpris.

Si vous ignoriez que la Belgique avait une culture, maintenant vous savez : nous avons la culture baraque à frites. Entre temps, j'ai découvert une friterie à Amsterdam qui fait de bonnes frites (celle du Heiligeweg, bien sûr). Ils s’appellent eux-même The Flemish fry-place, et j’admets que les frites sentent aussi bon qu’elles ne goûtent. Mais bien sûr, ils ne vendent pas de viande, le prix est triple, le personnel évite tout contact visuel et l'atmosphère est incroyablement merdique.

Mais peut-être que je suis juste une snob de la frite.

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Cet article a été initialement publié sur Munchies NL.

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<![CDATA[Des sexoliques nous racontent leur dépendance au sexe ]]>https://www.vice.com/fr_be/article/59vaaa/des-sexoliques-nous-racontent-leur-dependance-au-sexeMon, 14 Jan 2019 11:35:23 +0000« Je me masturbais devant des vidéos de gang bang avec des vieux de 70 ans, et je me sentais vraiment sale après. Mais 20 minutes plus tard, j’étais encore devant l’ordinateur. Et cette fois, il fallait que ce soit encore plus trash que le gang bang de vieux. Les orgasmes ne me faisaient plus rien du tout. [...] C’est comme se gratter un bouton de moustique, c’est une mauvaise idée, mais ça démange. » Julia * a 28 ans, elle est sexolique, et depuis quelques mois elle participe à des réunions de Sexoliques anonymes à Montréal pour essayer de se libérer de sa dépendance.

Un des obstacles que les sexoliques rencontrent le plus souvent, nous explique-t-elle, c’est que cette dépendance n’est pas prise au sérieux. Même le respecté magazine Time titrait à ce sujet en 2011 : « Dépendance sexuelle, vraie maladie ou une excuse commode? » Quand on lui donne l’exemple de ce titre, Julia pousse un long soupir : « Quand tu dis que tu es en train d'arrêter l’alcool ou la drogue, les gens te félicitent, raconte-t-elle. Quand tu dis que tu arrêtes la masturbation, les gens se mettent à rire. Ils ne se rendent pas compte que ça peut aussi faire mal. »

Et le fait que la dépendance au sexe ne soit pas reconnue officiellement par les experts en psychologie et psychiatrie complique les choses. Actuellement, aucun manuel scientifique ne reconnaît officiellement la dépendance sexuelle. « C’est un grand débat, explique Nathalie Legault, présidente de l’Ordre professionnel des sexologues du Québec, parce que certains experts veulent qu’il y ait une classification sur la dépendance sexuelle, mais ils ne se sont jamais entendus sur un modèle commun. C’est compliqué, je peux le comprendre, parce qu’il n’y a pas une seule forme de dépendance à la sexualité. »

« Je me branlais plus de 20 fois par jour certains jours. Et je voulais baiser non-stop avec ma copine » – Jake, 33 ans

Pour les professionnels de la santé mentale, le défi est de traiter chaque patient au cas par cas, et d’établir leur degré de dépendance : « C’est vraiment difficile de dire “si une personne se masturbe cinq fois par jour, c’est un addict”, ce n’est pas comme ça que l’on doit voir les choses, explique Nathalie Legault. Mais on s’entend pour dire que la souffrance est un bon indicateur. Quand je commence à souffrir, quand ça ne me fait plus du bien, c’est un indicateur d’addiction. Et cela peut être une souffrance physique ou morale. »

Cette souffrance est au cœur des témoignages que l’on a recueillis. « Ça me faisait mal, vraiment, explique Julia. J’étais tout le temps enflée. Tu sais, quand tu commences à te toucher et que c’est encore enflé de la masturbation précédente, c’est là que ça fait le plus mal. Un jour, je me suis dit : “Sors, va rencontrer quelqu’un au lieu de rester chez toi à te masturber.” Je suis allée dans un bar et en rentrant, je me suis arrêtée chez mon voisin, parce que je savais qu’il me voulait. Au fond, j’ai arrêté de regarder du porno, et le jour suivant je buvais la pisse de mon voisin. Tout ça pour te dire que j’ai compris que j’étais juste addict aux comportements sexuels bizarres, alors je suis allée aux réunions. »

Pour Jake*, 33 ans, le déclic a été la peur de perdre sa partenaire. Il a décidé d’aller consulter un thérapeute au début de l’année. « Je me branlais plus de 20 fois par jour certains jours, explique-t-il. Et je voulais baiser non-stop avec ma copine. Je n’avais plus de sensibilité dans la bite, zéro. Ça me faisait mal, parce que je serrais de plus en plus fort, et je me blessais souvent. Ma copine n’en pouvait plus. Le déclic a eu lieu un soir où on était invités chez ses parents, j’ai dû sortir pendant le repas pour aller dans les toilettes me branler, et sa mère m’a plus ou moins pris en flagrant délit. Tu vois, parfois je déteste ma putain de queue. J’ai vraiment eu honte ce jour-là. Ma copine a voulu me lâcher tout de suite, mais j’ai promis que j’allais arrêter. Alors, on a fait un marché : je me branle seulement une fois par jour. Et j’arrête de regarder de la porno. Zéro porno. Ma partenaire travaille en informatique, donc je lui ai demandé de prendre le contrôle de mon ordinateur. Elle peut accéder à distance à mon écran d’ordinateur et vérifier ce que je fais. Habituellement, on ne s'espionne pas, mais là, ça m’aide de savoir qu’elle peut voir à tout moment ce que je fais, ça m’a beaucoup aidé à arrêter. J’ai craqué quelques fois, mais depuis trois mois, plus un seul porno. Mais surtout [...] j’arrive à baiser normalement avec ma copine. »

« Depuis ma thérapie je pense au sexe sans devenir dur, je me raconte juste des histoires, c’est déjà une étape pour moi » – Olivier 35 ans

Selon les spécialistes de ce type de dépendance, il n’est pas question d’un réel besoin sexuel, mais d’une sexualité détournée : « On parle de gens qui utilisent ce que la fonction sexuelle procure pour gérer de façon déviée des enjeux psychologiques, explique Nathalie Legault. [...] Ils utilisent la sexualité comme d’autres vont utiliser l’alcool, le jeu ou les achats. C’est comme un verre de vin, ou quand on fume du cannabis, ça me met dans un état d’euphorie, ça modifie ma conscience de la réalité. Et avec l’addiction, il y a aussi ce désir et ce fantasme de retrouver ce que je ressentais initialement. »

Oliver*, 35 ans, a failli perdre son travail à plusieurs reprises à cause de sa dépendance au sexe avec des inconnues. Ça fait maintenant cinq ans qu’il participe à des réunions et des thérapies deux fois par semaine. « Un jour, raconte-t-il, j’étais en réunion pour un contrat énorme, plus d’un million de dollars, mais une femme sur une app m’a écrit pour me demander de la rejoindre et je suis parti immédiatement, en pleine réunion, sans donner de raison. [...] Si tu m’avais dit il y a un an : “Tu vas arrêter le sexe”, j’aurais éclaté de rire. »

Le chemin vers la sobriété sexuelle est complexe, notamment pour les accros au sexe qui ont des partenaires qui désirent vivre une sexualité de couple. « On pourrait comparer la situation aux outremangeurs, explique Nathalie Legault. Ils ne peuvent pas s'arrêter de manger totalement non plus ! Le but serait de ne pas complètement arrêter la sexualité avec son partenaire ou la masturbation, mais plutôt d’essayer de comprendre d’où vient cette addiction. C'est un travail personnel à faire sur soi. Si la personne découvre par exemple que c’est une manière de reprendre le contrôle, il va falloir qu’elle développe d’autres façons de reprendre le contrôle autre que le sexe. C’est souvent un long parcours. »

Oliver a arrêté toute activité sexuelle depuis plus d’un an. Il a supprimé toutes les applications de rencontres qu’il avait sur son téléphone et effacé tous les numéros de téléphone de potentielles partenaires. « Je suis devenu un moine », plaisante-t-il. Quand je lui demande à quelle fréquence il pense désormais à des actes sexuels, il marque une pause.

– « Je peux tout dire là?
– Oui, bien sûr.
– OK. Donc, par exemple, depuis le début de notre conversation, j’ai déjà pensé à te faire l’amour au moins 5-6 fois. Même si c’est juste du téléphone, juste avec ta voix, je ne peux pas arrêter les scénarios dans ma tête. Mais la différence, depuis ma thérapie, c’est que maintenant, j’y pense sans devenir dur, je me raconte juste des histoires, c’est déjà une étape pour moi. »

Il marque une nouvelle pause, puis ajoute :
– « Tu me prends pour un fou c’est ça?
– Absolument pas.
– Tu vois c’est précisément ça ma peur, je veux que les gens comprennent qu’on n’est pas fous. C’est plus fort que moi, je travaille dur avec mon thérapeute pour m’en sortir. Mais ça aiderait beaucoup si les gens arrêtaient de juger et pouvaient comprendre que c’est pas parce que c’est lié au sexe que c’est drôle et léger. »

* Les prénoms des personnes citées ont été changés pour préserver leur anonymat.

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Cet article a été initialement publié sur VICE Canada.

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<![CDATA[Dans le monde étrange des mascottes japonaises]]>https://www.vice.com/fr_be/article/594vpd/dans-le-monde-etrange-des-mascottes-japonaisesMon, 14 Jan 2019 09:13:49 +0000Les Japonais ont une mascotte pour à peu près tout. Beaucoup sont pleines de bon sens, comme cette employée animée du métro de Tokyo qui vous aide à retrouver votre chemin dans le système ferroviaire de la ville, ou cette perceuse électrique anthropomorphe qui promeut les outils Hitachi.

Mais certaines sont un peu plus perchées. Comme Benki-Shiroishi, un chanteur de blues avec des toilettes en guise de tête qui joue les ambassadeurs d’une entreprise de désinfectants. Ou bien Kanzou-kun, la mascotte mi-foie, mi-éléphant qui encourage le dépistage de l’hépatite à Tokyo. Ou encore Madori-kun, un lutteur dont le visage est un plan d’appartement qui fait la promotion d’une agence immobilière.

Chris Carlier, un Anglais qui vit au Japon depuis 16 ans, est une sorte de fada des mascottes. Il alimente son site Internet, Mondo Mascots, et ses comptes sur les réseaux sociaux avec divers personnages. Il me dit que même si les mascottes ont toujours été à la mode au Japon, leur popularité a explosé il y a environ cinq ans après que Hikonyan, la mascotte chat-samouraï d’un château à Hikone, est devenu extrêmement célèbre, ce qui a conduit à une hausse du tourisme et de la vente de produits dérivés de cette attraction.

« Toutes les autres villes s’y essayent, et il y a des petits villages qui sortent des mascottes vraiment bas de gamme. Genre, ils la bricolent avec du carton et du tissu d’après le dessin d’un gosse de huit ans, et ça donne une mascotte absurde qui se balade dans la ville, explique Carlier. Presque toutes les autres villes, petites ou grandes, ont essayé d’avoir une mascotte. »

Actuellement, il y a des milliers de mascottes à travers le Japon. J’ai contacté Carlier par téléphone afin de parler de ses préférées et des plus bizarres d’entre elles.

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Chicchai Ossan, la mascotte de la ville d’Amagasaki.

J’ai lu sur ton site que tu essayais de te lancer dans le design de tes propres mascottes ?
Ouais. La plupart des designs des mascottes des petites villes sont soumis par des membres du public et les villes choisissent les meilleurs. J’ai participé à quelques-uns de ces concours. Mais pour l’instant, je n’ai jamais gagné. Un jour, je finirai peut-être par en dessiner une, faire fabriquer le costume et l’associer à quelque chose. Il y a des cas où des gens ont simplement décidé de créer des mascottes par eux-mêmes pour une cause qui leur tient à cœur, comme la lutte contre le tabagisme par exemple.

Quelle serait ta cause à toi ?
Peut-être un genre de mascotte qui représenterait la communauté des immigrés au Japon. J’aime assez l’idée de fabriquer des mascottes pour des concepts abstraits comme une mascotte qui personnifie le sentiment d’ennui, de léthargie, ou autre chose. Je ne sais pas. J’ai pas mal d’idées sur le feu et j’arriverai à en faire quelque chose tôt ou tard.

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<![CDATA[En couple, le chemin vers la sobriété peut être parsemé d’embûches]]>https://www.vice.com/fr_be/article/qvq9xm/en-couple-le-chemin-vers-la-sobriete-peut-etre-parseme-dembuchesSun, 13 Jan 2019 10:52:46 +0000Il y a trois ans, Marie-Élise* cessait de boire. C’est un anniversaire qu’elle ne célèbre pas, mais qu’elle note dans son agenda, avec un autocollant à côté de la date. Elle n’est plus la même depuis.

Sa copine ne la reconnaissait plus. La personne aventureuse et spontanée qu’elle avait été, c’était du passé. « Je ne montais plus sur la table en plein milieu d’un repas pour la draguer. Je ne voulais plus me coucher après minuit », raconte-t-elle.

Marie-Élise a commencé à moins vouloir sortir. Les personnes qui consommaient autour d’elle ne la dérangeaient pas. Et ce n’est pas qu’elle n’avait pas peur de recommencer à boire. Elle était juste un peu plus craintive des gens. « L’alcool me dégênait. Je pouvais devenir la meilleure amie de tout le monde en deux minutes. Ça me demande trop d’efforts maintenant, le small talk. »

La copine de Marie-Élise a tenté de s’ajuster aux changements dans sa personnalité. Elle a même essayé de reprendre des traits de caractère de la Marie-Élise qui buvait, en étant plus impulsive et divertissante. Mais ce n’était pas elle, celle qui buvait sans compter les verres. Et ce n’était plus son amoureuse, celle qui préfère boire un thé tranquille à la maison.

Au bout de trois mois, la distance s’était creusée entre elles et leur couple n’a pas survécu.

Laure* a eu deux enfants avec un homme qui a tenté de cesser de boire drastiquement à quelques reprises. Il est présentement en cure, pour vaincre ses dépendances à l’alcool et à la drogue, pour la deuxième fois cette année. Elle n’a pas peur du choc de le trouver différent : elle espère qu’il le sera, et beaucoup. « C’est une bonne personne, mais il ne se sent pas aimé. Il ne se sent jamais à la hauteur, dans rien. Il consomme pour oublier », illustre-t-elle. Pour rendre leur quotidien doux et apaisant, elle a tendance à mettre de côté ses besoins et à jouer à la mère forte et parfaite. À la recherche de conseils pour mieux gérer la situation, elle a parlé de ses difficultés sur un forum de mamans.

Sous les recommandations d’une autre mère, elle a commencé à assister à des rencontres Al-Anon, un programme de soutien pour les membres de la famille et les amis qui souffrent de la dépendance à l’alcool d’un de leurs proches. Elle a réalisé en rencontrant d’autres personnes dans sa situation que d’oublier ses propres besoins survient souvent dans l’entourage de personnes alcooliques.

Sur la page web du groupe, il est indiqué que pour aider une personne à cesser de boire, il faut rendre l’atmosphère de son foyer plus saine, mieux comprendre la maladie de l’alcoolisme et ses conséquences, prier et méditer. « Le côté religieux m’a surprise au début, mais ça me dérange pas trop. Ça me permet de m’accrocher. J’ai confiance que mon mec choisira notre famille, plutôt que de s’enfoncer, même si ça demande beaucoup d’efforts », dit Laure, résolue à garder espoir.

Noëlle*, en couple avec une personne sobre, a aussi entendu parler des rencontres Al-Anon, mais elle ne considère pas que c’est ce dont elle a besoin. Le manque de flexibilité du programme en douze étapes, comme pour les Alcooliques Anonymes, l’irrite, et elle ne s’imagine pas aller parler de son quotidien à des inconnus : « Pas question que je conduise jusqu’à Saint-Eustache pour me faire dire que je devrais plus souvent cuisiner des tartes aux pommes et arrêter de boire. » Elle continue de consommer de l’alcool devant son copain, sans y voir un quelconque problème. « J’expose pas les bouteilles que j’achète. Ce n’est plus la déco de notre cuisine. Je bois parfois en sa présence, mais j’essaie le moins possible », explique-t-elle.

Les deux fument des joints pour se détendre, en fin de soirée, et quand Noëlle décide de prendre un verre, elle sent parfois que son conjoint le lui reproche. Elle se souvient d’une fois où, alors qu’elle buvait, il a tenté de lui faire prendre conscience qu’elle aussi était peut-être dépendante à l’alcool. « C’est ce côté-là de lui qui me dérange : comme si arrêter de boire avait été ce qu’il y a de mieux pour lui. Il n’est pas parfait parce qu’il ne boit plus. Sa vie non plus n’est pas parfaite même s’il a arrêté de boire », explique-t-elle.

Cesser de consommer peut donner l’impression de régler des problèmes importants : mais en couple, ça peut en provoquer d’autres. Devenir une autre personne, ou souhaiter qu’un partenaire devienne une autre personne, pour un cheminement vers la sobriété en duo, n’est pas adapté pour tout le monde. « Depuis que j’ai arrêté de boire, je suis toute seule, déclare Marie-Élise. Mais je me sens importante, pour moi. Je n’ai pas besoin de quelqu’un pour me sentir bien. » Besoin ni d’une amoureuse ni d’un dernier verre.

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Cet article a été initialement publié sur VICE Canada.

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<![CDATA[« You », la série Netflix qui vous fera aimer les psychopathes]]>https://www.vice.com/fr_be/article/zmda58/you-la-serie-netflix-qui-vous-fera-aimer-les-psychopathesSat, 12 Jan 2019 12:08:19 +0000 ATTENTION ***SPOILERS***. Ne pas lire cet article si vous n’avez pas déjà regardé la série

La série You est pleine de défauts, mais je l’ai aimée quand même. You aurait pu être ennuyante à mourir : ç’aurait pu être une version de dix épisodes d’Un tueur si proche avec un lustre de Gossip Girl. Mais on va ailleurs. On joue un peu avec notre tête pour nous faire renier notre sens commun, le temps d’aimer le psychopathe Joe Goldberg. C’est ce qui m’a gardée en haleine, et c’est une des forces du show.

Bien évidemment, aucune personne saine d’esprit ne souhaiterait vraiment le triomphe d’un homme abusif, obsessif et surtout meurtrier en série. Mais ici, le récit est ficelé de sorte qu’on en vient à sympathiser avec un psychopathe, et qu’on passe dix épisodes à se demander si Joe va finalement trouver en Beck la femme de sa vie, et arriver à l’aimer sainement.

Joe Goldberg est un monstre, certes. Mais il y a une panoplie de facteurs atténuants, qui le rendent attachant. C’est un orphelin qui a été maltraité, enfermé dans une cage de verre par son père adoptif. Il a été trompé par Candace, donc on pourrait penser que sa jalousie est plus facilement déclenchée dans ses autres relations. Et quand il a des doutes sur la fidélité de Beck, il se trouve qu’il a raison. Joe est un animal blessé. On souhaite sa rédemption.

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Beck. Photo fournie par Netflix

Même lorsque Beck va chercher de l’aide auprès d’un psy, celui-ci profite de sa vulnérabilité pour coucher avec elle.

Beck est seule. Elle essaie d’évoluer, mais tout son entourage est toxique. Elle arrive à faire face à plusieurs situations problématiques et à y mettre un terme, mais dans sa confusion, elle ne voit pas tous les signaux d’alarme qui s’affichent. Pourtant, elle sait que Joe est allé jusqu’à la suivre dans la rue, elle sait qu’il a exigé de voir son téléphone. Elle le sent, au fond d’elle, qu’elle est coincée quand elle est avec lui.

La seule qui s’en sort indemne, c’est Karen, qui entretient brièvement une relation amoureuse avec Joe entre deux épisodes de Beck. Et qu’est-ce qu’elle fait, une fois que Joe la laisse ? Elle n’insiste pas. Elle reconnaît en lui un menteur, un manipulateur infidèle, et elle sacre son camp. Elle a compris qu’il avait malmené Candace, et prend même la peine d’avertir Beck.

On peut regarder la série, et en venir à réévaluer ses propres relations. À l’apparition d’un de ces signaux de danger, vous n'essayez pas de trouver encore une excuse à votre partenaire. You run away, girl.

En tous cas j’ai tellement hâte à la saison 2.

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<![CDATA[En ce moment, tout Israël se damne pour des gaufres belges en falafels]]>https://www.vice.com/fr_be/article/gy7a4b/en-ce-moment-tout-israel-se-damne-pour-des-gaufres-belges-en-falafelsFri, 11 Jan 2019 11:58:59 +0000 Dans la série WTFood, on s’invite dans les cuisines belges ou liées à notre pays, à la recherche des tendances culinaires innovantes ou carrément bizarres.

Face à un « cronut », un « cragel » ou encore un « sushi burrito », il y a les acquis d’avance à la cause et les sceptiques - généralement les mêmes qui s’arrachent cheveux et ongles à la simple mention d’une « pizza ananas ». Quel intérêt gustatif y a-t-il à manger un ramen japonais saupoudré de cookie américain ? La seule perspective qu’une fois sur dix, l’une de ces inventions frankesteinesques mène à une créature culinaire qui tiendrait plus du sublime que de la tendance. Mettez la gaufre, par exemple : une spécialité sucrée qu’on nous envie dans le monde entier, et la base de croisements toujours réussis. Impossible d’oublier ces vacances où une grand-mère au fort accent m’a tendu une gaufre aux lardons ou la première fois que mes yeux se sont posés sur une assiette de « chicken and waffles » — l’union sacrée du gras, du sucré et du poulet.

Pas étonnant que tous les voyants se soient allumés quand j’ai entendu parler des « gaufres belges de falafels » de Tali Shem Tov et de son mari Almog. Ce couple d’Israéliens a ouvert il y a quelques semaines Belgian Falafel, un snack dans la banlieue de Tel-Aviv, à Rishon LeZion. En échange de l’équivalent de 7 euros, ils y servent une gaufre « belge » faite de pois chiches, découpée comme un pain pitta et bourrée de crème sésame et de légumes. Pour les vegans — et pour tous ceux dotés d’un appareil digestif —, ça ressemble au paradis dans un gaufrier. J’ai donc demandé à Tali quel message divin elle avait reçu pour finir par accoucher de ce concept. La vérité, c’est qu’on aurait dû y penser avant. Mais puisque des falafels anversois ont déjà été élus les meilleurs du monde, c’est de bonne guerre.

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« Une nuit, mon mari a rêvé de ces gaufres-falafels, qu’on ouvrirait comme un pain. Dès le lendemain, j’ai travaillé sur la préparation de la pâte. Ça nous a pris littéralement six mois pour parvenir à la rendre parfaite. »

Tu as fait quelle tête, quand tu as vu pour la première fois cette queue devant le restaurant ?
Je ne m’y attendais pas du tout, très franchement. C’était la première semaine d'ouverture du restaurant et on pensait la jouer tranquille. Tout n’était pas prêt, on devait encore terminer de peindre, d’accrocher les photos du menu… Mais dès le premier jour, ça a été la cohue. C’était une vraie maison de fou. La file était sans fin, tout le monde voulait voir et goûter ce dont les gens parlaient. Aujourd’hui, ça marche toujours du tonnerre, mais pas comme au premier jour - et heureusement. On reçoit aussi des appels d’autres pays, qui veulent ouvrir des franchises : en Australie, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, aux États-Unis ; partout ! Récemment, c’est à Chicago qu’on nous a demandé de nous installer. Et on a déjà vendu une franchise à Tel-Aviv, l’autre capitale d’Israël.

Et la Belgique, c’est pour quand ?
Quand vous voulez ! Si quelqu’un est intéressé en Belgique, il n’a qu’à nous contacter. C’est un vrai rêve d’importer nos « gaufres-falafels » chez vous.

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