VICEhttps://www.vice.com/fr_beRSS feed for https://www.vice.comfrFri, 16 Nov 2018 15:46:14 +0000<![CDATA[Et si on renonçait à faire des gosses pour sauver la planète ?]]>https://www.vice.com/fr_be/article/neqwak/renoncer-a-faire-des-enfants-antinatalistes-yves-cochet-theophile-de-giraudFri, 16 Nov 2018 15:46:14 +0000Le taux de fécondité en Europe a encore baissé. Une mauvaise nouvelle pour les économistes qui se demandent qui va payer les retraites des vieux – qui, eux, sont de plus en plus nombreux. Mais une très bonne nouvelle pour tous ceux qui militent pour l’extinction volontaire de l’espèce humaine.

Car oui, il y en a. « Arrêtez dès maintenant de vous reproduire comme n’importe quelle tribu de primates arboricoles. Et d’ici moins d’un siècle, toute souffrance humaine aura disparu de la surface de la terre ! », lance ainsi Théophile de Giraud. Le message est clair : il est antinataliste, autrement dit opposé à la reproduction chez les humains. Parce que si l’Homme est un loup pour l’Homme, il l’est aussi pour la planète. Et ce, même sans conduire un 4X4 ou mettre du plastique dans la poubelle jaune : le simple fait de vivre et de respirer impacte l’environnement.

Alors, Théophile de Giraud en est persuadé : pour sauver la Terre, il faut renoncer à faire des gosses. Philosophe et écrivain, dandy néopunk tendance anar’, il est le chef de file européen du « Mouvement pour l’Extinction Volontaire de l’Humanité » – VHEMT en anglais, à prononcer « véhément » – , fondé par l’Américain Les U. Knight dans les années 90. Théophile de Giraud est aussi l’auteur d’un manifeste antinataliste, L’art de guillotiner les procréateurs, un ouvrage théorico-délirant aux accents rabelaisiens, où l’on peut lire des choses comme : « voici venu le temps de bander l’accusation contre les véritables artisans de tous les malheurs, charcutant jour après jour notre misérable humanité : les géniteurs ! ». Son credo ? La grève des ventres. Et l’activisme provocateur, comme lorsqu’il distribue des préservatifs devant la Basilique du Sacré-Cœur, à Montmartre, en lançant à des touristes éberlués : « save the planet, make no baby ! ».

« Je suis VHEMT parce que je me préoccupe de l’avenir de cette planète qui étouffe déjà par notre présence » – Ludmila, 32 ans.

Le mouvement VHEMT se dit à la fois écologique, philosophique et non-violent. Écologique, par son souci, donc, de protéger l’environnement. Philosophique, par son « intention éthique » de stopper la reproduction humaine. Et non-violent, car farouchement hostile à toute forme de coercition. « Nous sommes absolument pacifiques, insiste Théophile de Giraud, et également contre toute politique fasciste ou despotique ». Traduction : le collectif milite pour un éveil des consciences, par pour la stérilisation forcée, l’avortement obligatoire ou l’enfant unique. Ouf.

Si le mouvement de Les. U Knight a connu ses heures de gloires médiatiques dans les années 90, il est aujourd’hui principalement virtuel. Quelque 10 000 anglophones en discutent sur la Toile. Dont une poignée de Français adeptes du slogan phare du mouvement : « puissions-nous vivre longtemps… et disparaître ». Parmi eux, Ludmila, 32 ans, qui a fondé avec son mari une petite entreprise de peinture en bâtiment. Elle a l’impression d’avoir toujours su qu’elle n’aurait pas d’enfant mais à la vingtaine, elle s’est rapprochée du mouvement VHEMT, qui l’a aidé à structurer sa pensée. C’est d’abord la dimension « égoïste » de l’enfantement qui la gène : « pourquoi imposer la vie, et ses tourments, à quelqu’un qui n’a rien demandé ? ». Mais, surtout, son caractère anti-écolo : « je suis VHEMT parce que je me préoccupe de l’avenir de cette planète qui étouffe déjà par notre présence », ajoute-t-elle en citant le cri d’alarme lancé en novembre dernier par 15 000 scientifiques dénonçant les conséquences désastreuses de la surpopulation.

« Avoir un enfant a un coût écologique comparable à 620 trajets Paris-New York », Yves Cochet, membre d’Europe-Ecologie-les Verts

Ceux-là aussi sont formels : pour sauver la planète, il faudrait faire moins de gamins. Car, si l’on en croit Yves Cochet, membre d’Europe-Ecologie-Les Verts, avoir un enfant aurait « un coût écologique comparable à 620 trajets Paris-New York ». Vu comme ça, évidemment, ça fait réfléchir…

L’année dernière, une étude suédoise recensait quatre mesures individuelles vraiment utiles pour réduire son empreinte carbone : un régime alimentaire végétarien, éviter de voyager par avion, ne pas avoir de voiture et… faire moins d’enfants. Spoiler alert : cette dernière serait la plus efficace. Ainsi, quand vous choisissez de pas utiliser de voiture, vous évitez d’émettre l’équivalent de 2,4 tonnes de CO2 par an. Alors qu’un enfant en moins réduit les émissions de CO2 de l’ordre de 58,6 tonnes par an ! « Une famille américaine qui choisit d’avoir moins d’enfants contribue au même niveau de réduction des émissions de CO2 que 684 adolescents qui décident de recycler systématiquement leurs déchets pendant le restant de leur vie”, affirment les scientifiques suédois.

À ce stade, la question s’impose : doit-on réellement arrêter de faire des enfants ? Oui et non. Car tout dépend de nos modes de vie, comme l’explique la géopolitologue Virginie Raisson : « la question du nombre des hommes masque celle – centrale et critique – du partage de la planète, c’est-à-dire de l’espace disponible et des ressources nécessaires pour répondre aux besoins de sa population ». Concrètement, un Africain émet 2,4 tonnes de CO2 par an, quand un Américain, lui, en produit 20 tonnes ! Au fond, nous pouvons tout à fait croître et nous multiplier sans complexe… à condition de changer de nos habitudes. Bref, entre un enfant et 4X4, il faut donc choisir…

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<![CDATA[Est-ce qu’on peut faire du CrossFit sans être un gros con ?]]>https://www.vice.com/fr_be/article/3dp5nw/est-ce-quon-peut-faire-du-crossfit-sans-etre-un-gros-conFri, 16 Nov 2018 09:04:16 +0000Il est difficile de regarder le CrossFit autrement que comme un culte de la transpiration – et du corps bien sculpté – auquel participe une meute de sportifs décérébrés. C’est le considérer de manière universelle comme l'activité de prédilection des gros cons, ou des gens trop musclés pour avoir de meilleurs loisirs. Cette image peut en conduire certains à devenir ivres de colère. « Putain, revoilà ces abrutis avec leurs bâtons plein de narcissisme », se dit-on. CrossFit de merde.

Mais bon, ni vous (je suppose) ni moi n’avons vraiment essayé de laisser le CrossFit faire ses preuves. Je savais que je détestais ça mais j’étais incapable de mettre le doigt sur la raison exacte. Du coup, quand un de mes amis m’a dit qu’il assistait à une compétition européenne de CrossFit nommée la Bataille des brutes, je me suis dit que j’allais l'accompagner pour donner une chance à cette discipline.

La compétition se tient dans un immense hangar à Colchester, une ville d’une taille respectable en Angleterre, dans laquelle on ne se rend pas sans but précis. Le couloir pour rentrer dans la salle de l’événement est rempli par des ossatures gonflées, et bordé par des mollets qui ressemblent à des mentons avec une fossette. À l’intérieur, un millier de fans tournent en rond, de manière énergique, en suivant le tempo des musiques des salles de gym, qu’on connaît mais dont on est incapable de dire les noms. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a des épaules qui peuvent supporter le poids d’un homme, d’une femme et d’un enfant.

Il est facile de différencier les vrais fans des simples curieux, parce que la plupart des fidèles du CrossFit portent des vêtements de sport estampillés du logo « CrossFit ». L’idée analogue d’un fan de foot qui porterait un attirail avec juste écrit « Allez le foot ! » dessus m’a traversé l’esprit.

La journée se divise en cinq séances d’exercices punitifs de 20 minutes, pendant lesquelles les hommes et les femmes s’affrontent pour arracher le plus d’efforts brutaux que le corps peut fournir. Chaque séance consiste en une sélection d’exercices conçus pour trouver une faiblesse dans l’aptitude physique générale de chacun. Les tarés qui se qualifient pour les demi-finales, puis pour la finale, doivent faire deux séances « bonus ».

Au bout de 20 minutes, un klaxon retentit et les « CrossFitters » s’effondrent sur le sol. Ils sont étalés, défoncés à l’endorphine, avec des rictus qui montent jusqu’au plafond. Ils ont poussé leurs systèmes trafiqués trop loin, au-delà du stade qui semble bon pour la santé.

Mais ça, c’est seulement une des épreuves de la journée – ils en auront jusqu’à sept. Le CrossFit est le truc pour ceux qui aspirent à s’enfuir des camps de travail. Ce n’est pas un sprint. Ce n’est même pas un marathon. C’est un sprint puis un marathon puis une autre prouesse d’endurance humaine qui, comme donner naissance à un enfant, n’est pas physiquement compréhensible pour les personnes qui n’en ont pas fait l’expérience.

En regardant les concurrents, il semble que le gros du truc n’est pas vraiment de s’exhiber mais plutôt d’atteindre collectivement un nouveau stade dans la force physique humaine. Les CrossFitters ne sont pas une race vindicative de sportifs décérébrés et transgéniques. Bien sûr, ils peuvent marcher sur leurs mains avec plus de facilité que la plupart des gens qui ne peuvent marcher avec leurs pieds, et ils peuvent grimper à la corde à une vitesse surnaturelle. Ça ne fait pas d’eux des mauvaises personnes. En fait, la manière qu’ils ont d’encourager leurs concurrents qui semblent fléchir au cours de leurs dernières « réps » agonisantes est assez attendrissante. Les CrossFitters sont juste des personnes normales, gentilles, qui veulent faire de l’exercice jusqu’à la mort, si tant est que leur corps leur autoriserait.

Il est certain qu’ils ont un côté secte – mais il y a des choses pires à vénérer que le fitness pour tous. Peut-être que je me suis fait discrètement endoctriner. Peut-être que j’étais hypnotisé par les mouvements des concurrents. Ou peut-être qu’il est en fait possible d’aimer le CrossFit sans être un gros con. Prenez ça de moi : j’y suis allé à la recherche d’une bonne raison de les détester et je n’ai pas trouvé.

En partant d’un événement de CrossFit, on ne peut pas s’empêcher de penser au potentiel physique de son propre corps. Ça m’a même fait considérer, moi le paresseux convaincu, d’aller (sans enthousiasme) à la salle de sport pendant les semaines qui ont suivi.

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<![CDATA[Des gens décrivent leur premier fantasme sexuel]]>https://www.vice.com/fr_be/article/negkpz/premier-fantasme-sexuelFri, 16 Nov 2018 08:55:04 +0000Je regardais Qui veut la peau de Roger Rabbit ? chez mes grands-parents quand c’est arrivé : Jessica Rabbit est apparue à l’écran, se déhanchant d’un côté, puis de l’autre, clignant lentement des yeux et parlant avec plus de confiance que je n’en avais jamais vue auparavant. Âgé de dix ans seulement, j’ai soudainement compris ce que voulait dire être sexy.

Environ quinze ans plus tard, j’ai raconté ce fantasme à un ami. Le sien tournait également autour d'une belle femme, mais bien réelle cette fois-ci. Cela m'a amenée à m'interroger sur l'éveil sexuel des autres personnes, alors j'ai demandé à quelques amis de réfléchir à leurs premiers fantasmes.

Michelle, 30 ans

« Je pense que c’est arrivé pendant que je regardais Dracula, mort et heureux de l’être, parce que j'ai commencé à me sentir un peu confuse, un peu coupable. J'étais allongée à côté de ma sœur, dans le lit de nos parents, et il y avait cette scène dans laquelle un couple de vampires séduit un mec qui habite dans le château de Dracula. Elle n'a duré qu'une minute, mais je ne pouvais pas me la sortir de la tête. J'étais trop jeune à l'époque pour me masturber, mais je me souviens de m’être touchée le ventre et le cou en pensant aux vampires. ça m'a filé la chair de poule. »

Marta, 25 ans

« Quand j'avais neuf ans, j'imaginais que mes vieux voisins m'invitaient à me baigner dans leur piscine. Pendant que je nageais, ils me regardaient fixement. Au fil du temps, cette pensée est devenue plus sexuelle. J'aimais juste l'idée qu'ils fantasment sur moi en bikini. Je ne me suis jamais masturbée là-dessus, mais ça me rendait tout excitée. »

Carlos, 27 ans

« Quand j'étais petit, nous n'avions pas vraiment Internet à la maison, alors mes parents achetaient ou louaient – je ne leur ai évidemment jamais demandé – leurs films pornos. Je le sais parce qu’un après-midi, alors qu’ils discutaient avec un autre couple après le dîner, j’ai trouvé leur cachette dans le placard de leur chambre.

« L’une des cassettes a vraiment attiré mon attention. C’était une version porno de Blanche Neige, qui mettait en scène un gang bang. Au début, j’ai eu peur, parce que je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait. J’ai trouvé ça particulièrement étrange, parce que c'était une sorte de version perverse d'une histoire qu'on m'avait racontée maintes fois, avec, en vedette, une femme avec de très gros seins. Le lendemain, j'en ai parlé à un copain de quartier, qui m'a tout expliqué. À partir de là, chaque fois que j'y pensais, je devenais tout troublé. »

Noa, 29 ans

« Quand j'avais environ huit ans, je jouais en boucle le même scénario dans ma tête : j'étais dans la cour de l'école, face à une file de toutes les personnes que j'aimais. En tête de file se trouvaient celles que j’aimais vraiment vraiment beaucoup, généralement les plus âgées, et à l’arrière, celles que j’aimais juste vraiment beaucoup. Je me tenais juste là alors qu'elles passaient chacune devant moi et m'embrassaient. C'était parfait. »

Irene, 23 ans

« Je pense que mon premier fantasme concernait les personnages principaux de la série télévisée H2O, car c'est à peu près au même moment que j’ai commencé à me masturber. Je me souviens d'avoir imaginé ces adolescentes, qui étaient aussi des sirènes, en bikinis, se touchant les unes les autres sur la plage. Je pense que c'est un bon fantasme parce qu’il est imaginatif, et que la pornographie nous a tous habitués à ne pas compter sur notre imagination. »

Daniel, 24 ans

« La première fois que j’ai été excité, je m'imaginais dans Harry Potter. J'étais assis à côté de Drago Malefoy en classe. C'était juste la sensation d'être avec lui, parfois même de jouer avec lui dans la cour. Finalement, nous commencions à nous embrasser et à nous toucher, mais c'était toujours très maladroit. Je ne savais pas encore à quoi ressemblait le sexe entre deux hommes, et c'était tout ce que je pouvais imaginer en tant que gay de 12 ans. »

Lila, 33 ans

« Durant l’été 1994, quand j’avais environ dix ans, il a plu pendant plusieurs jours. Nous avons donc regardé toute la série Retour vers le futur. Je me souviens d’avoir vu Michael J Fox pour la première fois et d’avoir ressenti une sensation physique jamais connue auparavant. Je me souviens d'avoir transpiré et d'avoir eu ce nœud dans l'estomac. À partir de là, il m’a obsédée pour le reste de l’été. »

Alba, 30 ans

« Harry Potter a été mon premier fantasme. Au début, c'était plus romantique que sexuel, mais petit à petit, c’est devenu plus torride. En grandissant, j'ai fini par le troquer contre Robert Pattinson. »

Pol, 37 ans

« Je m'en souviens très bien. J'ai créé un scénario dans ma tête basé sur mes personnages de bande dessinée préférés, comme Musclor ou Conan le Barbare. Dans mon fantasme, je portais juste un pagne, tout en étant, pour une raison que j’ignore, attachée à un crucifix. Des femmes diaboliques avec de gros seins et des uniformes de cuir m’avaient capturée. J’essayais de me libérer, mais c'était toujours impossible.

« Soudainement, elles posaient leurs armes et commençaient à me lécher le corps, en descendant lentement. Puis elles se mettaient nues et je couchais avec elles toutes – d'abord en étant toujours pendu à la croix, puis en étant libre. Ensuite, j’essayais de fuir, mais elles me poursuivaient à nouveau. En fait, je suis fier que ce soit mon premier fantasme sexuel. Même maintenant, quand je me sens mal, j’y reviens parfois. »

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Cet article a été initialement publié sur VICE Espagne.

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<![CDATA[Quelle est l'odeur normale d'un vagin ?]]>https://www.vice.com/fr_be/article/jpyw8x/odeur-normale-du-vagin-ail-oignon-lactobacilleThu, 15 Nov 2018 14:52:48 +0000Permettez-moi de retourner ma chaise et de m'asseoir à l'envers. Je pense que c'est Léon Tolstoï qui a déclaré : « Toutes les familles heureuses se ressemblent, mais chaque chatte fouette à sa manière. »

En d'autres mots, les vagins sont supposés avoir une odeur. Selon une étude, il y a 2100 «effluents odorants » (molécules odorantes) distincts qui composent l'odeur d'un vagin, ce qui signifie que le bouquet unique de chaque vagin est composé de nombreuses « mini-odeurs », selon les termes de l'étude.

La principale cause de ces mini-odeurs ? Les bactéries.

« Toute odeur que vous émettez est une combinaison de ce que l'être humain métabolise et de ce que la bactérie métabolise », explique le Dr Maria Mendes Soares de la clinique Mayo. Comme le dit le proverbe, vous êtes ce que vous mangez. Apparemment, votre vagin sent lui aussi ce que vous mangez. Plusieurs femmes sur Reddit ont mentionné dans un article récent que lorsqu'elles mangeaient des oignons ou de l'ail, leur vulve prenait un parfum similaire. C'est parfaitement normal, vous ne faites que sécréter. Bien qu'il peut y avoir une odeur dans vos pertes vaginales, l'odeur de l'ail ou de l'oignon provient probablement de votre urètre, car ces aliments parfument également votre pisse. Chouette.

Mais qu'en est-il en général ? Comment votre vagin devrait-il sentir la plupart du temps ? Comme votre estomac et votre bouche, votre vagin abrite des milliards de bactéries. Les bactéries auxquelles se réfère le Dr Mendes Soares sont appelées flore vaginale, ou microbiote vaginal. La flore vaginale permet de maintenir le pH de votre vagin à 4,5, c'est à dire légèrement acide. C'est d'ailleurs pour cette raison que votre chatte a probablement une odeur un peu acide. Vous pouvez aussi sentir une légère odeur de vieille transpi, car celle-ci s'accumule naturellement dans les petits recoins du corps humain. Aucune de ces odeurs ne devrait être accablante. Dans un article de blog sur WebMD , la Dre Heather Rupe a déclaré que vous devriez être capable de détecter un vagin à l'odeur à une distance de 30 centimètres.

C'est donc totalement normal.

Mais entendons-nous bien : ça ne veut pas dire que toutes les odeurs vaginales sont normales. Si ça sent vraiment le poisson, c'est un signe de vaginose bactérienne et vous devez absolument envoyer un petit gardien vérifier là en bas. Si votre vagin dégage une odeur de pourriture, il pourrait y avoir un tampon ou des morceaux de tampon logés profondément à l'intérieur. Allez voir un médecin; ils en ont vu d'autres.

Selon le Dr Mendes Soares, la majorité des vagins sont principalement colonisés par une espèce de bactéries appelées lactobacille. Le lactobacille est l’une des bactéries « probiotiques » ou lactiques; elles doivent se trouver dans l'intestin et le vagin pour empêcher les agents pathogènes responsables de maladies plus graves de s'y installer. Il peut y avoir d'autres bactéries dans le mélange, mais quatre vagins sur cinq sont composés de « 90 à 95% d'une espèce de lactobacille ». Les lactobacilles transforment les sucres en acide lactique, ce qui aide à maintenir le vagin légèrement acide. Certaines bières et yaourts sont fait à partir de ces bactéries. Les amateurs de bière décrivent le goût de l’acide lactique comme « une douce et agréable acidité » et les bières fermentées avec du lactobacille ont un goût subtil de renfermé.

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Image via Flickr / bec.w

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]]>jpyw8xBethy SquiresSantévie sexuelle<![CDATA[Les drogues psychédéliques engendrent un état de conscience supérieur]]>https://www.vice.com/fr_be/article/qkqj37/les-drogues-psychedeliques-engendrent-un-etat-de-conscience-superieurThu, 15 Nov 2018 11:08:56 +0000Des chercheurs ont enfin découvert la preuve de l'existence d'un état de conscience plus « élevé » ; et sans surprise, c'est dans le cerveau des gens défoncés que ça se passe.

Pour cette étude, publiée dans la revue Scientific Reports, des chercheurs de l'Université du Sussex ont analysé les scanners cérébraux de volontaires ayant consommé l'une des drogues suivantes : de la kétamine, du LSD, de la psilocybine (le composant actif des champignons hallucinogènes), ou un placebo.

Les chercheurs ont étudié les champs magnétiques produits dans les cerveaux des cobayes pour mesurer la diversité de leurs signaux neuronaux, c'est-à-dire la complexité de leur activité cérébrale. La diversité des signaux cérébraux sert d'échelle mathématique pour mesurer le niveau de conscience ; les individus éveillés ont une activité cérébrale plus diverse que ceux qui dorment, qui sont anesthésiés, ou qui se trouvent dans un état végétatif, par exemple.

Les chercheurs ont découvert que les trois drogues produisaient, chez les sujets qui en avaient consommé, davantage de diversité de signaux cérébraux que ce que l'on observe habituellement chez les personnes simplement « éveillées » - et celles qui avaient consommé un placebo. Ils ont observé des changements comparables quelle que soit la drogue consommée, alors même que celles-ci sont très différentes, et noté que les personnes qui affirmaient avoir connu les « trips » les plus intenses étaient celles dont les signaux cérébraux avaient été le plus amplifiés.

Cela ne vaut pas nécessairement dire que les gens qui avaient pris de la drogue pensaient à des choses plus profondes, ou que leur cerveau était « plus performant » ; mais simplement que leurs cerveaux fonctionnaient différemment, et plus intensément que la normale.

« Lors d'une expérience psychédélique, l'activité électrique du cerveau est moins prévisible et moins 'intégrée' que lorsqu'il est simplement en état d'éveil - comme on a pu le mesurer grâce aux signaux cérébraux, explique Anil Seth, co-directeur du Sackler Centre for Consciousness Science à l'Université du Sussex. On peut donc affirmer que l'expérience psychédélique induit un état de conscience 'plus élevé' que la normale - mais seulement en termes de mesure quantitative. »

Les chercheurs souhaitent confirmer ces résultats en ayant recours à des méthodes plus sophistiquées, mais ils n'en sont pas moins assez excitées par leur découverte, étant donné que cette étude pourrait faire évoluer le débat sur l'usage médical de drogues psychédéliques.

Robin Cahart-Harris, qui dirige le département de recherches sur les substances psychédéliques à l'Imperial College de Londres, affirme que « les résultats de cette étude nous permettent de mieux comprendre ce qu'il se passe dans les cerveaux des individus quand leur état de conscience évolue suite à l'ingestion de substances psychédéliques. Cela peut aussi nous aider à orienter des gens vers des substances susceptibles d'avoir des effets positifs pour eux dans un cadre thérapeutique. »

Et par une « surprenante coïncidence », comme le notent les chercheurs, l'étude a été publiée exactement 74 ans après qu'Albert Hoffman, qui synthétisa le LSD en 1938, ait mené sa propre première expérience avec la drogue. Le 19 avril 1943 est d'ailleurs connu sous le nom de « bicycle day », en hommage au trajet à vélo qu'accomplit Hoffman pour rentrer chez lui sous l'effet de l'acide.

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<![CDATA[Une strip-teaseuse nous explique pourquoi les rugbymen pros sont ses pires clients]]>https://www.vice.com/fr_be/article/qk7qpw/une-strip-teaseuse-nous-explique-pourquoi-les-rugbymen-pros-sont-ses-pires-clientsThu, 15 Nov 2018 09:16:51 +0000Je suis strip-teaseuse depuis un peu plus d'un an maintenant, et lorsque j'ai entendu dire que des joueurs de l'équipe des Chiefs (célèbre équipe néo-zélandaise de rugby à XV, ndlr) avaient jeté des graviers sur une autre strip-teaseuse, allant même jusqu'à s'exhiber devant elle avant de la toucher et de la lécher, je n'ai pas été surprise, loin de là. Les rugbymen professionnels font partie des pires clients que j'ai pu avoir.

La première fois que j'ai rencontré des rugbymen pros, ils ont plaisanté sur le fait de mettre du GHB dans mon verre. L'une de mes amies s'étant fait droguer à son insu lors d'un concert quelques jours auparavant, le sujet était encore sensible pour moi. Je leur ai dit que leur blague n'était pas drôle. Ils ont continué à se marrer en détaillant toutes les choses qu'ils feraient subir à mes orifices si je me retrouvais seule avec eux, et sous l'empire de la drogue.

Une autre fois, j'ai dû expliquer à un joueur que s'il voulait que je lui tienne compagnie, il allait devoir payer, comme tout le monde. Il m'a alors attrapée par les poignets et m'a plaquée contre le mur pendant qu'un supporter bourré et surexcité lui tapait dans le dos en me beuglant : « Tu sais qui c'est ?! »

Depuis, j'évite les équipes de rugby, et je ne suis pas la seule. J'ai demandé à des femmes avec qui je travaille à Wellington de me raconter leurs expériences avec les joueurs et les supporters. Elles ont souhaité conserver l'anonymat, pour des raisons évidentes. Une strip-teaseuse m'a raconté qu'un joueur lui avait un jour demandé de se mettre à genoux afin de « lui sucer la bite comme la petite salope [qu'elle était] pour un pourboire de deux dollars ». Une autre a eu trop peur de reprendre le travail pendant une semaine après qu'un joueur lui a dit que s'il la voyait en dehors du bar, il la violerait parce que « c'est tout ce qu'[elle méritait] ». Une autre de mes collègues m'a expliqué qu'elle n'avait eu qu'une seule expérience avec un joueur de rugby : « Il n'arrêtait pas de frapper mes seins, sans m'écouter quand je lui disais d'arrêter, m'a-t-elle raconté. Il avait payé pour quinze minutes, mais j'ai tout arrêté au bout de trois parce que c'était vraiment un gros con. »

Ces mecs, qui respectent plus ou moins les règles sur le terrain, ne s'embarrassent plus de le faire une fois entrés dans un strip club. Une strip-teaseuse m'a dit qu'un jour un joueur l'avait agrippée et s'était frotté contre elle. Une autre m'a raconté : « [Deux joueurs] m'ont dit qu'ils me donneraient un pourboire uniquement si je couchais avec eux en même temps. Quand je leur ai dit qu'on ne faisait pas ça ici, ils m'ont traitée de pute. »

Je ne travaillerai plus jamais les soirs de match

D'après mon expérience, les supporters sont tout aussi détestables que les joueurs. Je connais énormément de strip-teaseuses qui refusent de travailler les week-ends où il y a un match, même si les pourboires sont généralement bons. « Après un match opposant le pays de Galles aux All Blacks, j'ai vécu deux-trois choses qui font que je ne travaillerai plus jamais les soirs de match », m'a raconté l'une de mes collègues.

Depuis que je suis strip-teaseuse, je peux compter sur les doigts d'une main le nombre de fois où l'on m'a violentée, harcelée ou agressée : presque tous ces problèmes ont eu lieu les soirs de match à Wellington. Ce comportement n'est pas normal. Les hommes et les femmes que je rencontre sont généralement respectueux. Si, parfois, il leur arrive d'exagérer, il suffit d'une remarque sèche ou d'un rappel à l'ordre pour les calmer, peu importe leur degré d'alcoolémie. J'ai vu des hommes, saouls au point de ne plus pouvoir marcher, être malgré tout assez lucides pour dire à leurs potes de se calmer quand ils dépassaient les bornes.

Je refuse de croire que c'est l'alcool ou ma poitrine dénudée qui rend les hommes fous. En écrivant cela, je vise les gens qui trouvent des excuses aux joueurs des Chiefs. Les évènements récents me font dire que les Néo-Zélandais aiment plus le sport qu'ils n'aiment les femmes de leur pays. Cette année, Richie McCaw a gagné le prix du "Néo-Zélandais de l'Année" face à Louise Nicholas, une femme qui a aidé un nombre incalculable de victimes de viols et qui a participé à une amélioration considérable de notre système judiciaire.

Dans ce pays, on aime tellement le sport que lorsqu'un joueur commet un acte affreux, on est enclin à rejeter la faute sur une victime anonyme : elle fait ça pour attirer l'attention, même si elle préfère garder l'anonymat ; elle fait ça pour l'argent, même si elle n'en demande pas. Ou alors, elle aurait dû garder ses vêtements, même si le strip-tease est une profession légale que beaucoup de femmes exercent en toute sécurité, et pour laquelle beaucoup d'hommes sont heureux de payer.

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La franchise néo-zélandaise des Chiefs a été au coeur d'un énorme scandale suite au comportement de plusieurs joueurs à l'encontre d'une strip-teaseuse.

En tant que strip-teaseuses, notre "réputation" (comme l'a avancé le patron des Chiefs, Andrew Flexman) est déjà mauvaise. Je sais ce que les gens racontent sur nous : que nous sommes des femmes vénales, que nous cherchons à attirer l'attention, que nous sommes des pauvres tarées qui ont des problèmes non résolus avec leur papa, que nous sommes des menteuses.

Pourtant, je connais des strip-teaseuses qui sont diplômées de master et bossent actuellement pour obtenir un doctorat, et d'autres qui travaillent avec des enfants handicapés ou qui étudient la psychologie. Certaines font des études de médecine. La plupart des femmes que je côtoie sont étudiantes. Personnellement, j'écris les discours de campagne d'un candidat à l'élection municipale de Wellington, j'organise des collectes de fonds pour l'association Women's Refuge et je fais du volontariat pour une autre association qui vient en aide aux victimes de viol. Et pourtant, on mériterait d'être moins respectées que des mecs qui pataugent dans la boue, tout ça parce qu'on enlève nos vêtements.

Je connais beaucoup de femmes maltraitées par des mecs persuadés qu'ils s'en sortiront sans problème, tout ça parce qu'ils pensent que leur métier surpasse le nôtre.

Pour résoudre ce problème, on pourrait peut-être arrêter de penser que les hommes sont des animaux incapables de se contrôler, et que la simple vue d'un peu de peau nue les rend complètement fous. On pourrait arrêter de dire « les hommes ne changeront jamais » et arrêter de pointer un doigt accusateur vers des femmes qui exercent leur métier légalement, et qui devraient pouvoir le faire sans craindre d'être harcelées ou agressées. On pourrait reconnaître que lorsqu'une personne vous dit de ne pas la toucher mais que vous le faites quand même, ce n'est ni par espièglerie, ni pour la déconne : c'est une agression.

Je sais pertinemment que les hommes, même lorsqu'ils sont saouls et en présence d'une femme nue, peuvent se retenir de toucher ou lécher tout ce qu'ils voient. J'aimerais simplement que la société partage cette conviction, et ne manque pas de critiquer ceux qui ne respectent pas les règles les plus élémentaires, même s'ils sont extrêmement doués avec un ballon ovale à la main.

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Cet article a été initialement publié sur VICE Sports France.

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<![CDATA[Éloge dépressif de la charcuterie allemande]]>https://www.vice.com/fr_be/article/xwkq57/eloge-depressif-de-la-charcuterie-allemandeThu, 15 Nov 2018 09:06:56 +0000Les spécialités charcutières sont à la cuisine allemande ce qu’un épisode de l’Inspecteur Derrick est à une fin de dimanche après-midi : une expérience à la fois complètement fascinante et totalement déprimante. Pour s’en convaincre, il suffit de passer une après-midi au rayon charcuterie d’un supermarché outre-Rhin et s’aventurer dans un monde onirique fait de viande reconstituée et de gelées alimentaires géantes.

Gardez les yeux bien ouverts et accrochez vos glandes salivaires, on vous embarque derrière le comptoir pour une plongée au cœur de la charcuterie allemande.

Le poulet en gelée

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Avant de goûter à cette spécialité culinaire, je m’étais préparé mentalement et physiquement. Car son nom indiquait qu’elle contenait une dose de raifort. Un condiment qui — en grande quantité — me fait éternuer terriblement fort, à m’en tordre la nuque. Mais à ma grande surprise, un tour de passe-passe secret semble avoir enlevé toute vie à ce condiment qui traîne désormais son apparence blanchâtre et lisse, tristement fade.

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Cet article a été initialement publié sur Munchies France.

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<![CDATA[Ma quête pour faire profiter mon vagin des bienfaits du cannabis]]>https://www.vice.com/fr_be/article/437vpd/vagin-bienfaits-cannabis-karley-sciortino-sluteverThu, 15 Nov 2018 08:45:43 +0000Toute ma vie, j’ai entendu dire que le cannabis rend le sexe meilleur. On dit qu’il décuple les sensations, qu’il vous fait jouir plus fort, qu’il vous détend. L’idée de combiner le cannabis et le sexe existe depuis toujours.

Mais je n’ai jamais été une grande fumeuse de cannabis, parce qu'à chaque fois, je deviens paranoïaque, en plus d’avoir l’impression d’avoir pissé dans ma culotte. Donc je n’ai jamais vraiment cherché à savoir si, en effet, le cannabis rendait le sexe meilleur. Mais j’ai toujours envié les gens qui aiment baiser défoncés, parce que, comme chacun le sait, l’alcool a l’effet contraire. (L’alcool me débarrasse de mes inhibitions, mais il réduit ma capacité à jouir.)

Mais j’aime l’idée d’avoir un vice récréatif qui accroît réellement le plaisir. Je souhaitais donc pouvoir aimer le cannabis simplement pour le sexe, et j’ai récemment découvert que l’industrie du cannabis dispose d’une foule de produits innovants à cette fin. Il y a de la weed aphrodisiaque, du lubrifiant à la weed, des boules de bain à la weed, des sucettes à la weed et ainsi de suite. Je voulais retenter de voir si l’idée du sexe sous l’influence du cannabis est aussi fait pour moi.

Je me posais la question suivante : si je n’aime pas être défoncée, y a-t-il un moyen de défoncer uniquement mon vagin ? Une question profonde, je sais.

Pour le découvrir, je suis allée à San Francisco, qui est en quelque sorte l’épicentre de la culture du cannabis, pour entreprendre un voyage dans le monde de la weed sexuelle. J’y ai rencontré une femme, Ashley Manta, qui se dit « cannasexuelle », un terme qui désigne toute personne qui combine sciemment et volontairement le sexe et le cannabis. Elle m’a aidé à découvrir différents produits susceptibles de provoquer un trip sexuel sans que je ne me sente hyper défoncée. En fin de compte, grâce à des produits comme le lubrifiant au cannabis, ma chatte peut être défoncée sans même que je le sois.

J’ai aussi assisté à un atelier d’Ashley sur le sexe et le cannabis, où j’ai appris que je devrais essayer différentes variétés pour voir comment chacune m’affecte. Apparemment, certaines personnes baisent pendant des heures sous l’influence du cannabis, car il leur donne de l’énergie — ce qui, honnêtement, me semble exténuant.

Après ça, je suis partie à la recherche de mon lubrifiant. J’ai trouvé une petite société appelée Quim Rock, dirigée par deux fantastiques jeunes femmes, Cyo Ray Nystrom et Rachel Washtein. Elles fabriquent à la main du lubrifiant au cannabis qui, selon elles, aide à mouiller davantage, crée un flux sanguin vers le vagin et agit comme un supplément pour la santé vaginale. Apparemment, il prévient aussi les infections urinaires et les vaginites candidosiques en diminuant la sécheresse vaginale, ce que je trouve vraiment bien parce que j’ai parfois l’impression que ma vie n’est qu’une longue infection urinaire. Elles m’ont appris beaucoup de choses.

Étape suivante, j’ai voulu savoir comment on se procure ces produits. J’ai essayé un service de livraison de cannabis pour femmes appelé Lady Chatterley’s Lover. L’industrie du cannabis est encore très masculine, alors les filles ne se sentent pas à l’aise d’entrer dans une boutique et demander : « Qu’est-ce qui serait bon pour mon vagin, parce que j’ai un plan à trois ce soir ? » Cette entreprise de livraison spécialisée dans les produits au cannabis qui améliorent la vie sexuelle et la santé vaginale n’emploie que des femmes. Et toutes les femmes qui font les livraisons sont aussi des spécialistes des produits, alors elles viennent chez vous et vous parlent des différents usages et des différents effets. Bref, vous recevez à la maison une experte en cannabis qui vous dit : « Vous pourriez essayer ce lubrifiant-ci » ou « Cette variété de cannabis-là », etc.

J’ai fait la route avec une de ces « consultantes en produits », Kaylene Bishop, alors qu’elle conduisait sa mini fourgonnette en direction de la maison d’une cliente pour livrer un gros sac rempli de produits. La cliente m’a raconté que la première fois qu’elle avait utilisé le lubrifiant au cannabis, elle avait plusieurs orgasmes. Ç’a été plutôt convaincant.

J’avais l’impression de comprendre pourquoi physiquement les femmes aiment combiner le sexe et le cannabis, et je voulais maintenant en savoir plus sur les connexions physiologiques. Pourquoi est-ce que certaines personnes trouvent les stoners aussi sexy ?

J’ai visité une entreprise de production de films pornographiques appelée Emerald Triangle, qui se spécialise dans le porno de lesbiennes stoneuses. Ils étaient en train de tourner une scène dans laquelle une fille livrait du cannabis à deux autres filles, et les trois faisaient ensuite un plan à trois tout en fumant des joints. Les actrices m’ont expliqué qu’il y a des gens qui fétichisent le cannabis et qui sont réellement excités en voyant de la fumée. C’est un marché de niche, mais qui devrait connaître une explosion quand le cannabis sera plus grand public.


Regardez un autre reportage de Karley : Les japonaises et leurs hommes de compagnie


Finalement, le clou de mon voyage a été une orgie de fumeurs de cannabis. Honnêtement, ç’a été une expérience troublante pour moi parce que, même après toute cette enquête, je n’avais pas compris qu’autant de gens fumaient autant de cannabis. C’était fou. Il y avait des cocktails au THC et des gens qui se soufflaient de la fumée de cannabis dans la bouche. C’était terrifiant.

Mais, tout compte fait, je me suis rendu compte que combiner le sexe et le cannabis est différent pour chaque personne. Pour moi, moins, c’est mieux, mais je suis maintenant disposée à intégrer le cannabis dans ma vie sexuelle. C'est une option un peu plus saine que deux martinis.

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Cet article a été initialement publié sur VICE US.

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<![CDATA[VICE a gagné un Red Bull Elektropedia Award, mais Angèle en a gagné trois]]>https://www.vice.com/fr_be/article/kzv84z/vice-belgium-red-bull-elektropedia-awards-2018-best-media-le77-angele-hamza-blu-samu-zwangere-guy-c12Wed, 14 Nov 2018 15:41:29 +0000 Hier soir, à l'occasion de la cérémonie officieuse de la vie nocturne belge, la place Flagey s’est retrouvée envahie par des milliers d'artistes et autres grands pontes de l’industrie musicale. Ou bien c'était pour la fashion week ? Bref, tout le monde a bien sûr tenté de rester aussi cool que possible pendant le drink, la longue présentation et l'after-party, mais les bassines gigantesques de vodka-Red Bull ont complètement fait foirer cette noble intention. Au sein de l’équipe VICE aussi. Quand notre nom a résonné lors de la remise du prix du « Meilleur média », on est devenus complètement zinzins. Honnêtement, on ne s’attendait pas à tant amour. D’après le thérapeute qu'on a ligoté au bureau, ça pourrait être lié à un traumatisme de notre enfance.

De tous les nominés, VICE était de loin le nom le moins lié à l’industrie musicale (enfin, après Tomorrowland). Du moins nous le pensions. Mais après réflexion, pendant la cérémonie on a croisé pas mal de petits copains et connaissances avec lesquels nous avons discuté cette année.

Malgré le fait qu’on vous avait dit que vous n’étiez pas OBLIGÉ d’aimer Angèle, la petite a remporté le premier prix, aka artiste de l'année. Bien joué. La seconde position sur le podium est revenue à son grand frère, lüber-belge Roméo Elvis. Charlotte De Witte, qui a siroté un Aperol Spritz au Pukkelpop avec notre stagiaire (et qui était donc notre préférée) a terminé troisième.

Les meilleurs festivals sont Dour (où ce même stagiaire a passé 24 heures avec un dealer tandis que le reste de la rédaction se faisait chier au bureau), Tomorrowland (voir vidéo) et Couleur Café avec son menaçant Niveau4. Le C12 a quant à lui été élu Breakthrough Club / Party / Festival. Plus que mérité, car vous savez maintenant que vous pouvez y retrouver la foi le dimanche soir.

Chase n'a pas gagné de prix - parce qu’on l'a gagné en fait - mais en a décerné un pour l’artiste New Urban. Blu Samu l’a remporté, tandis que ses coloc du 77 n'ont malheureusement pas pu tirer un seul prix de leurs nominations, pourtant au nombre de 4.

Qui d’autre encore faisait partie de ce grand hype bowl ? Hamza, qui n’a lui non plus rien gagné même si Tom Galle nous avait avait confié que « Life » était sa chanson favorite. Ça n’a donc pas aidé, dommage. Idem pour Zwangere guy, qui repart le ventre vide malgré plusieurs mois de gestation. En parlant de bouffe, Caballero & JeanJass ont remporté le prix Marc Meulemans pour l’artwork de Double Hélice 3. Où ils portent des combinaisons d’astronautes, parce qu’ils sont souvent spaced-out. On a aussi reçu l'award de la meilleure vanne.

Vice City a remporté l’award Best Party, mais nous tenons à préciser que malgré ces quatre lettres suspectes, nous n’avons rien à voir avec eux. Avis aux complotistes : il n’y a donc eu ni corruption, ni achat de jury. Promis.

Vous trouverez ici la liste complète des gagnants et des bons perdants. Si vous souhaitez passer en revue l'ensemble de la cérémonie pour des raisons sadomasochistes, vous pouvez le faire via la vidéo ci-dessous. Allez peut-être directement à la remise chaotique de notre prix par Paul Jambers, à 1 min 12 secondes.

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kzv84zRédaction VICEMusicNewsNightlifeBelgique
<![CDATA[Les créatures nocturnes des soirées Bénédiction vont vous redonner la foi]]>https://www.vice.com/fr_be/article/qvq8yp/soirees-benediction-c12-bruxelles-rituels-exceptionnelsWed, 14 Nov 2018 11:47:02 +0000À Bruxelles, dans le mouvement des corps libérés, dans les habits d’apparat et dans les rythmes électroniques, se tiennent des rituels contemporains et urbains destinés à apaiser l’âme moderne. Au delà des codes, des identités labellisées, les performeurs des « Rituels Exceptionnels » nous emmènent dans une étrange célébration afin de transcender ensemble une réalité trop fade à leur goût.

Il est 14h, un dimanche, quand j’arrive au C12, nouveau venu parmi les clubs bruxellois. Ça sent la bière et la fumée froide. Dans un coin sombre, le visage éclairé par la lumière de son Mac, je retrouve Hugo. Avec Juriji qui s’occupe de la partie artistique, il organise la soirée et gère la logistique « On est un peu en retard. Mais pose-toi tranquillement. » Je suis là trop tôt. Les gars de la technique montent à peine la scène et dans les coulisses, il n’y a encore personne. J’en profite pour explorer le lieu. Le C12 est un endroit étrange que j’apprécie. Nous sommes dans une ancienne galerie commerçante, sous l’hôtel Hilton, à côté de la gare centrale. Venir ici la nuit, c’est comme pénétrer de joyeuses catacombes cachées sous la ville. Et cela m’amuse toujours d’imaginer des couples friqués dormir tranquillement dans des suites à 300 euros, alors que quelques mètres en dessous, on sue à gros coup de beats électroniques.

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