Ma dernière paye : Zach Zoya

L’utile et l’agréable.

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juil. 12 2018, 2:03pm

Cet article fait partie de la série « Les vraies affaires ».

Originaire de Rouyn-Noranda, Zach Zoya représente la nouvelle génération de rappeurs québécois. Du haut de ses 19 ans, il attire déjà de nombreux regards au sein de l’industrie musicale canadienne. Signé sur Disques 7ième Ciel en plus de travailler avec des producteurs de renom comme High Klassified et VNCE, le jeune prodige nous raconte ce qu’il a fait de son dernier chèque.

« En ce moment je gagne ma vie en partie grâce aux concerts que je donne mais pour le moment les gigs ne sont pas encore assez réguliers pour que je considère cette activité comme une source de revenu stable. C’est pour ça que je travaille également en tant que busboy à La Voûte, un club du Vieux-Montréal où les gens posent beaucoup de bouteilles. »

Renouvellement de passeport : 120 $

« Après la musique, voyager est ma seconde passion, c’est quelque chose que je tiens de mes parents. Avoir un passeport en règle c’est important pour moi pour être prêt à partir au besoin”.

Nouveau téléphone : 1200 $

« J’avais vraiment besoin d’un nouveau téléphone, celui que j’avais avant était vraiment fini. J’en ai profité pour me faire plaisir et m’acheter un nouveau iPhone avec plein d’accessoires. En bref, une véritable Amazon frenzy. »

Nouveaux Sneakers : 170 $

« Je me suis acheté des nouvelles Adidas parce que c’est toujours important de look good »

Uber : 200 $ par semaine

« Ma devise c’est Uber everywhere !! Je l’utilise pour me déplacer vraiment partout même pour aller au studio alors que j’habite à 15 minutes à pieds. Parfois je l’utilise 4 ou 5 fois en une journée, faut que je me calme avec ça ! (rires). »

Loyer : 850 $

« Ça fait deux ans que je suis en appartement en colocation à Montréal et c’est ça qui m’a appris à être plus responsable. Quand j’habitais chez mes parents, je dépensais chaque paye sans me soucier d’avoir à assumer un loyer.

Aujourd’hui, je suis mi-responsable mi-flambeur. Je ne suis jamais en retard sur mes factures, je n’ai jamais de dettes, par contre je suis souvent low parce que je dépense beaucoup. Tout ce qui est lié à la musique est pris en charge par le label. Je n’ai pas à me soucier du coût de mes sessions studios ou de mes vidéo-clips. En termes de création, j’ai la liberté de faire ce que je veux quand je veux et ça c’est dope. »

Cet article a été publié grâce au soutien de la
Banque Nationale.

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