Extrême droite

Des néonazis organisent des entraînements paramilitaires secrets aux quatre coins des États-Unis

Un réseau social appelé The Base semble avoir pour but de mener les néonazis éparpillés sur internet vers une insurrection réelle et violente.

par Ben Makuch et Mack Lamoureux
26 novembre 2018, 10:28pm

Une photo de propagande qui montrerait des membres affiliés à The Base dans « un récent voyage de camping». Photo via Twitter. 

L’article original a été publié sur VICE Canada.

Un néonazi qui utilise le faux nom de Norman Spear a lancé un projet visant à rassembler les fascistes sur internet au sein d’une vaste coalition et d’en faire des soldats en vue de livrer une supposée « guerre raciale » à venir.

Spear, qui dit être un vétéran des guerres en Irak et en Afghanistan, est un nationaliste blanc comptant un nombre considérable de partisans sur internet. Il a récemment rassemblé des néonazis de toute affiliation ou idéologie dans un groupe parapluie de militants fascistes. L’outil qu’il a utilisé? Un nouveau réseau social qu’il appelle The Base, déjà actif aux États-Unis et à l’étranger, destiné au terrorisme.

Sur un espace de clavardage sécurisé auquel VICE a eu accès, Spear et des membres de son embryonnaire réseau discutent, produisent des outils de propagande, organisent des rencontres en personne et planifient des actes de terrorisme ou des actions directes contre des groupes minoritaires, en particulier les juifs et les Noirs aux États-Unis. Une vaste librairie virtuelle mise à leur disposition sur le site contient des manuels sur des tactiques de terrorisme en solitaire, l’armement, l’exploitation des données, la contre-surveillance, la fabrication d’engins explosifs et d’armes chimiques, et la guérilla.

Le processus d’admission des candidats a pour but de rassembler les extrémistes sérieux éparpillés sur internet pour en faire un groupe dans lequel ils pourront acquérir des compétences en terrorisme dans le but de passer à l’acte. Les membres de The Base disent chercher des candidats avec de l’expérience dans l’armée ou avec les explosifs. Les membres cherchent aussi du matériel de la Deuxième Guerre mondiale n’ayant pas servi pour en faire des bombes artisanales.

« Je suis totalement pour la violence, mais je veux faire partie d’un groupe et planifier quelque chose », a écrit un utilisateur qui porte le pseudonyme Rimbaud à la cinquantaine d’autres membres de ce réseau secret. Il déplore que la récente attaque dans une synagogue à Pittsburgh n’ait pas été aussi « efficace » qu’elle aurait pu l’être. « Peut-être une sorte d’explosif ou quelque chose de plus destructeur. »

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The Base attire des partisans connus de l’extrême droite. Sa croissante coalition compte des membres allégués de l’Atomwaffen Division, un groupe terroriste néonazi impliqué dans plusieurs crimes haineux, une tentative d’attaque à la bombe et des meurtres à caractère racial, et de l’Eco-Fascist Order (EFO), un nouveau groupe d’extrême droite qu’ont à l’œil les organismes surveillant l’évolution du terrorisme.

« Je pense qu’à ce moment-ci de l’histoire, tout le monde doit jusqu’à un certain point se regrouper et former une coalition uniforme, avec diverses branches : des rédacteurs, des éducateurs, des propagandistes, des coordonnateurs et des militants », a écrit un utilisateur à propos de la collaboration entre Volkish et l’EFO.

Selon le Southern Poverty Law Center, qui surveille les activités de The Base et de Spear, la militarisation du mouvement néonazi au sein de l’écosystème indiscipliné de l’extrême droite rend The Base exceptionnellement dangereuse, surtout que les autorités fédérales échouent déjà à prévenir les actes de terrorisme d’extrême droite. Plus tôt cette année, l’Anti-Defamation League, l’organisme de soutien aux juifs aux États-Unis, a écrit dans un rapport que « le nombre d’incidents antisémites en 2017 était supérieur à 2016 de près de 60 %, la plus grande augmentation en une seule année observée depuis qu’elle a commencé à les comptabiliser, dans les années 70. Elle ajoute que des militants d’extrême droite sont derrière la majorité des meurtres commis par des extrémistes dans la dernière décennie.

Heidi Beirich, directrice du Southern Poverty Law Center, croit que la propagande de The Base représente déjà un danger majeur pour la sécurité publique, parce qu’elle « pousse des individus vers le terrorisme de “loup solitaire” ou de cellule », et elle les incite à « se préparer à devenir des menaces potentielles ».

Questionné à propos de Spear et The Base pour cet article, le FBI n’a pas voulu faire de commentaires. VICE a aussi tenté de joindre Spear par courriel, mais ce dernier n’avait pas répondu au moment de la publication.

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À gauche : Norman Spear participant dans un podcast d’extrême droite. À droite : Un montage avec Norman Spear conçu par The Roper Report pour annoncer sa participation à un épisode.

The Base a fait ses débuts en juin afin de galvaniser « le mouvement » et « notre peuple », a dit Spear en septembre dans un épisode de The Roper Report, un podcast nationaliste blanc. En plus de Spear, divers nationalistes blancs influents dans des médias sociaux comme Gab ou Twitter soutiennent ce podcast.

Au cours de l’épisode, Spear a expliqué que The Base était conçue pour unir les nationalistes blancs et les préparer à une insurrection violente contre plusieurs cibles, dont le gouvernement américain, car, d’après une théorie du complot antisémite, tous les gouvernements occidentaux sont secrètement sous l’emprise des juifs.

« Quand on regarde attentivement le mouvement [nationaliste blanc], on voit que presque tout se passe sur internet, et c’est une chose qui doit fondamentalement changer, affirme-t-il. [The Base] met l’accent sur les rencontres et l’entraînement. On veut mettre sur pied un cadre pour les instructeurs partout au pays. »

En surface, la présence sur internet de The Base n’est pas différente des autres groupes suprémacistes blancs, ou même des groupes jihadistes comme Daech : un site web requérant inscription et un compte Twitter (maintenant supprimé) faisant la promotion de tactiques de loup solitaire et de compétences militaires. (Notons que le nom du groupe terroriste Al-Qaïda se traduit par « la base », tout comme The Base, mais ce choix a été fait en toute connaissance de cause.) Mais il y a un aspect qui diffère grandement : les messages publiés sur The Base font largement la promotion de la violence.

Sur Twitter, le groupe a publié des images de soldats cagoulés lisant des cartes, des militants armés qui semblent planifier des opérations militaires, des tactiques de contre-surveillance, le dessin d’un corps humain sur lequel sont indiqués les endroits où poignarder un adversaire. (Dans un tweet, The Base écrit aussi : « La meilleure défense, c’est l’attaque. »)

Dans des espaces de clavardage sécurisés, VICE a vu des messages de membres du réseau accompagnés de mèmes de propagande, mettant l’accent sur la nécessité d’infiltrer la culture populaire avec l’idéologie néonazie. Le propagandiste principal, qui se fait appeler Poilu, produit des affiches et des mèmes à partir de photos des membres, ainsi que d’autres militants populaires.

Parmi les mèmes, il y a une série créée pour rendre hommage à l’auteur de la tuerie à la synagogue de Pittsburgh, Robert Bowers, mais, les images de lui sur le web n’étant pas d’assez bonne qualité d’après le propagandiste, elle n’a pas été publiée. « La photo est tellement petite que je ne peux même pas mettre de bons filtres », a écrit Poilu à d'autres membres du groupe qui créaient des mèmes sur Bowers.

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Une image que le membre surnommé Poilu a conçue et publiée

« Contrairement aux mèmes de ce qu’on appelle l’“alt-right”, la propagande comme [celle de The Base] n’a pas besoin d’être populaire pour être considérée comme un succès. Pour que ce soit un succès, cette sorte de propagande doit simplement se frayer un chemin jusqu’à des individus isolés, des “porteurs”, ou une petite cellule d’individus, dit Heidi Beirich. La récente attaque terroriste de Robert Bowers à la synagogue Tree of Life de Pittsburgh, en Pennsylvanie, en est l’exemple. The Base espère manifestement exploiter de puissants réseaux sociaux pour transmettre sa vision, de façon à ce que son virus infecte un petit nombre d’individus, ou porteurs, mais des porteurs pouvant faire preuve d’une violence catastrophique », ajoute-t-elle.

Un porte-parole de Twitter affirme que la compagnie bannit les groupes extrémistes de son service. Le compte Twitter de The Base a disparu peu après que VICE a communiqué avec la compagnie.

En comparaison avec Stormfront ou d’autres repères de néonazis sur internet, The Base est plus sélectif : c’est un groupe de discussion auquel il faut avoir été admis, dans lequel les utilisateurs sont jumelés géographiquement à d’autres en vue de mettre sur pied des activités paramilitaires. Le nom du groupe apparaît dans d’autres forums d’extrême droite, comme Fascist Forge (qui semble être l’héritier du défunt Iron March), un utilisateur y affirmant même recruter des membres pour The Base.

« Dans la phase actuelle, nous devons être aussi secrets que possible. Mais à mesure que les choses accélèrent, nous pourrons agir clandestinement, puis, plus tard, idéalement nous montrer en public, explique Spear à ses adeptes. Pour l’instant, nous avons besoin d’actions qui ne peuvent pas être attribuées, mais qui envoient tout de même un message ou augmentent l’accélération autant que possible. »

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Des messages de Spear à propos de l’«accélération»

Bien qu’une partie du savoir-faire abordé sur The Base soit courant dans les cercles de survivalistes, ses membres semblent plus radicaux, en particulier dans les conversations sur l’usage d’explosifs. Dans un échange, deux membres parlent de matériel de la Deuxième Guerre mondiale en Allemagne n’ayant pas été utilisé, qui pourrait servir à produire des engins explosifs semblables à ceux qu’utilisent les groupes comme Daech ou les talibans.

« On ne s’en servirait pas de façon habituelle parce qu’il est très probablement instable, mais à la façon des Vietnamiens, pour en faire des bombes artisanales ou des grenades », a écrit un membre.

Après l’attentat terroriste de Pittsburgh, des membres ont fait état de leur appui à l’auteur et parlé de façon d’accroître la violence néonazie par des actions semblables. « J’approuve la violence. Mais en particulier contre les juifs. Ils tuent des nôtres depuis combien de temps? » a écrit Poilu. « Aucun d’entre eux n’est innocent », a répondu Rimbaud.

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Capture d’écran d’une conversation sur la violence sur le site, qui devient ensuite considérablement plus haineuse

Dans un autre échange entre plusieurs membres au sujet de leur désir de commettre un attentat contre des juifs et des Noirs américains, un membre surnommé Grimoire a parlé de la valeur de son expérience de combat au nom de la cause, affirmant avoir tué des civils alors qu’il était un militaire déployé en Afghanistan. « Je sais ce que c’est de tuer des femmes et des enfants. En Afghanistan, j’ai arrosé de plomb des cibles, et il y a eu des femmes et des enfants morts, parfois c’était un enfant qui avait été le premier à tirer sur nous. »

Grimoire a essayé de faire dévier une autre conversation sur la fabrication d’explosifs. « Parlons de bombes tuyaux », a-t-il écrit dans une conversation sur les changements climatiques. Un autre a répondu : « La nature peut aller se faire foutre. Les bombes tuyaux sont un sujet beaucoup plus intéressant et relaxant, mais c’est inviter les agents fédéraux chez soi. » Des membres de The Base cherchent à éviter les discussions qui pourraient constituer un crime, comme la fabrication de bombe.

The Base demande aux membres de réserver la planification d’attentat aux rencontres en personne. C’est semblable aux méthodes de l’Atomwaffen Division, qui a déjà été à l’origine de réels actes violents en faisant la promotion d’une guérilla contre l’État et « le système », terme qu’emploie souvent Spear. L’Atomwaffen Division dispose de ce qu’elle appelle un « Hate Camp » (« Camp de haine »), une sorte de base d’entraînement paramilitaire, comme ce que se propose The Base.

Amarnath Amarasingam, spécialiste du terrorisme et chercheur membre de l’Institute for Strategic Dialogue, affirme que le type de collaboration qu’encourage Spear et The Base est un signe d’escalade au sein des groupes militants.

« C’est une préoccupation absolument sérieuse, nous a dit M. Amarasingam. Les groupes terroristes ont toujours jugé bon de coopérer pour des raisons tactiques et logistiques, même quand ils sont conscients de leurs différences idéologiques. Ils reconnaissent qu’ils ont en commun une cause générale et qu’il est dans leur intérêt de partager leurs ressources limitées. »

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Photo d’un supposé membre finnois de The Base qu’a mise en ligne le groupe

Dans le formulaire de soumission de candidature sur le site web de The Base, on pose des questions sur le groupe néonazi ou suprémaciste blanc que le candidat représente, sur son expérience militaire et sa formation en science ou ingénierie. The Base accepte que les candidats ne donnent qu’un pseudonyme plutôt que leur vrai nom, mais exige qu’ils indiquent leur race et leur sexe.

Une potentielle recrue soumet sa candidature sur un site Wordpress, et The Base l’évalue ensuite. Si elle est acceptée, le candidat est invité sur un serveur de clavardage exploité par Riot, un système d’exploitation libre utilisé pour les communications sécurisées. Un membre peut aussi inviter directement une personne à participer à la conversation sur le serveur de Riot. Le candidat y est évalué une fois de plus.

Dans l'espace de clavardage privé de The Base, il y a huit canaux : un canal principal appelé Imperium et des canaux consacrés à l’autodéfense, aux livres, à la musique, aux activités, à l’entraînement, au survivalisme, ainsi qu’un canal local pour le membre.

Un hyperlien au haut de la page mène à une librairie contenant des livres en version PDF. Il y a 20 sections, notamment sur les tactiques de guérilla, l’armement, les techniques de survie, le savoir-faire militaire et le maniement d’armes. Certaines sections contiennent seulement trois livres (sur le savoir-faire militaire), mais d’autres, jusqu’à 28 (sur les armes). La section la plus préoccupante est peut-être celle sur les armes, car elle contient des manuels de fabrication d’explosifs et d’armes chimiques. Le contenu provient de magazines sur les armes à feu, de manuels militaires, de blogues, etc. Les sources sont aussi variées que les sujets traités.

« Des produits chimiques qui peuvent vous tuer en 30 secondes ou moins (ou votre prochain livre est gratuit », dit la description d’un livre de 198 pages.

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Capture d’écran de la libraire de The Base

Le huitième canal est propre à la région du membre. Dans celui-là, on peut transmettre des messages privés et organiser des rencontres ou des entraînements. Chaque région compte un instructeur, choisi en fonction de ses compétences, qui enseigne le savoir-faire militaire aux néonazis des alentours.

VICE a eu accès à des preuves de rencontres en personne, dont des photos et des descriptions d’entraînements.

D’après des historiques des conversations, les rencontres régionales sont encouragées et fréquentes (leur nombre varie selon la région). Spear explique qu’« elles doivent porter sur le survivalisme, l’autodéfense, la survie en forêt, la vie à l’écart de la société, le savoir-faire et les compétences opérationnelles ». Spear écrit aussi qu’il y a eu et y aura encore des rencontres nationales et internationales. « D’autres sont prévues à court terme. » D’après un historique de conversation, la prochaine devrait avoir lieu en janvier, mais le lieu n’a pas encore été annoncé.

Spear tient même d’un concours mensuel pour les membres de The Base dans le but de favoriser les rencontres en attribuant un prix (non précisé) à la région où il y a eu le plus d’activités en personne. « Au moins deux membres de The Base doivent participer à une rencontre », et ils doivent en fournir une preuve photographique. Spear recommande par ailleurs aux membres de se rencontrer d’abord en public et d’ensuite laisser se bâtir la relation et la confiance.

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Deux membres de The Base ont mis en ligne cette photo d’eux, prise lors d’un entraînement, et The Base l’a republiée le lendemain.

Bien que The Base tire profit d’une croissante vague de mouvements nationalistes blancs en Amérique du Nord en en Europe, sa popularité est intrinsèquement liée à celle de Norman Spear, dont l’identité réelle est inconnue.

Spear s’est créé un compte Twitter, @normanspear1, en novembre 2016 et est vite devenu un incontournable dans les cercles d’extrême droite sur internet, au point d’être mentionné dans un article du Southern Poverty Law Center paru en avril. Il a récemment supprimé ses comptes Gab et Twitter, desquels ils se servaient aux mêmes fins que maintenant avec The Base : pour inciter les nationalistes blancs et les néonazis à passer à l’action.

Avant de fonder The Base, Spear a produit une série de vidéos intitulée « Guerrilla Warfare Theory » (« théorie de la guérilla »), d’abord mises en ligne sur YouTube, mais maintenant accessibles sur la plateforme vidéo de l’extrême droite BitChute. Dans ces vidéos, que VICE a visionnées, il enseigne des tactiques pour petites unités d’insurrection contre une plus grande puissance.

Spear et The Base ont rapidement obtenu le soutien de la communauté néonazie sur internet. « Même si je ne suis pas membre, j’approuve complètement ce que @TheBase_1 veut accomplir. Vous avez mon appui », a écrit @WallcroftAWD. Ce compte Twitter maintenant supprimé aurait été celui d’un membre bien en vue de l’Atomwaffen Division, Grayson Denton.

The Base est vantée dans d’autres repères de suprémacistes blancs sur internet. Un site nommé Darkest Hour présente The Base comme un lieu où l’on peut apprendre des techniques de survivalisme, de combat rapproché et de maniement d’armes à feu, destiné expressément aux jeunes nationalistes blancs et aux partisans du national-socialisme.

Sur Twitter, d’autres néonazis issus de divers groupes distincts encouragent les autres à se joindre à The Base. « Tu as l’air d’être un homme d’action », dit un membre finnois appelé Jussi à un autre néonazi. « Jette un coup d’œil à @TheBase_1 pour trouver d’autres personnes qui pensent comme toi et moi. »

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Capture d’écran de la page permettant de communiquer avec The Base

« Des données récentes sur les attentats terroristes et les crimes haineux aux États-Unis prouvent, premièrement, qu’il y a une audience pour la propagande à caractère instructif de The Base et, deuxièmement, que le petit nombre de personnes qui composent cette audience aggrave le danger, dit Heidi Beirich. C’est que les personnes qui agissent seules et les petites cellules sont souvent plus difficiles à repérer, et leurs actions sont plus difficiles à prévoir et à contrer (par rapport à de plus vastes organisations extrémistes).

« Ceux qu’on appelle les loups solitaires, seuls ou en petites cellules, représentent seulement six pour cent des criminels aux États-Unis, mais ils sont responsables de 25 % des actes de terrorisme, poursuit-elle. L’extrême droite est à l’origine de 35 % des actes terroristes aux États-Unis depuis 2010. En comparaison, dans les années 2000, le terrorisme d’extrême droite comptait pour seulement 6 % des crimes haineux dans les dix plus grandes villes américaines. »

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Plusieurs ont laissé entendre que le groupe était secrètement dirigé par les agents fédéraux. « Vous devriez encourager la défense individuelle et rester dans l’ombre. Faire de la publicité comme ça, c’est très suspect », a écrit à The Base un utilisateur de Twitter.

Mais les chances qu’une agence fédérale soit derrière un groupe qui encourage autant les actes violents que The Base sont faibles. Il est plus probable que The Base soit une nouvelle étape vers l’objectif de Spear. Comme il l’a expliqué dans un épisode du podcast Darkest Hour auquel il avait été invité à participer plus tôt cette année : « On n’a pas besoin de convertir ou transformer tous les Blancs sans volonté en grands guerriers aryens pour gagner. On a juste besoin d’unir les meilleurs d’entre nous qui sont prêts à se battre pour faire ce qui doit être fait. »

Ben et Mack sont sur Twitter.