Xarah Dion s’invite sur le plancher de danse avec FUGITIVE

Écoutez son deuxième album avant tout le monde sur VICE Québec.

|
26 septembre 2016, 2:52pm

Photo : Yannick Fornacciari

Xarah Dion, c'est l'éther des machines, la danse folle du dilemme et de la contemplation, l'ensorcellement indocile et consentant. On l'a d'abord connue il y a quelques années via les formations Les Momies de Palerme et Léopard et Moi, issues de La Brique, mais elle brille davantage depuis qu'elle s'est établie comme artiste solo. Faisant suite à son premier album, Le Mal nécessaire, paru en 2014, et à un split 7" avec le fulgurant dandy Automelodi cet été, elle livre ce vendredi FUGITIVE, un deuxième album dont VICE vous grée de l'écoute exclusive.

À la sortie de Le mal nécessaire, en 2014, tu misais déjà sur du nouveau matériel en live. Est-ce que FUGITIVE était en chantier?
FUGITIVE a commencé à prendre forme à l'hiver 2015 à Montréal. Avec la mise en place d'une instrumentation strictement analogue, synchronisée en CV, mon approche compositionnelle a changé. Le retour à ces techniques datant d'avant l'ère midi posait un défi intéressant par le fait même de devoir s'en tenir à ce qui peut se jouer en temps réel. Une bonne partie de l'album était déjà composé lors de ma première tournée européenne en mai 2015, lors de laquelle j'ai pu mettre à l'épreuve mon instrumentation.


C'est quoi ton ratio contrainte/affranchissement d'œuvrer en solo
L'organisation et la simplicité sont au cœur d'une démarche en solitaire. Plutôt que d'être vécues comme des contraintes, ces facultés permettent à la volonté de s'affiner au quotidien et au rêve de s'imposer dans son domaine qui est le futur, l'ineffable, la croyance. Le but étant de produire de la musique et d'être entendue, il est toujours dépassé, à chaque nouvelle étape (concerts, parutions). La liberté qui affranchit est renouvelable, sinon elle ne serait pas liberté, mais illusion.

La production de FUGITIVE apparaît plus franche, modelant davantage son onirisme pour le plancher de danse; c'est corollaire du lot de concerts - souvent européens - que tu as donnés depuis Le mal nécessaire?
Avec FUGITIVE, j'ai voulu capter l'énergie du concert, propre à la manipulation de mes synthétiseurs et de ma boîte à rythme. J'ai enregistré la majorité des pistes de synthétiseurs en temps réel avec le kick drum. Puisque je voulais accorder une plus grande place au rythme avec cet album, j'ai séparé chaque instrument de la boîte à rythme à l'enregistrement. Les sons bruts de mes instruments étant à la base de mon inspiration, mon orchestration imposait déjà une certaine formule pour le mixage. Le mixage a donc été effectué avec peu d'hésitations ou d'artifices.

Laquelle des pièces de FUGITIVE est la plus appropriée pour boire beaucoup d'alcool, porter du parfum dispendieux et des vêtements noirs?
Le dédale qui « se décuple du sous-sol à la cime comme un M.C. Escher sans début sans fin ».

Suivez Benoit Poirier sur Twitter

Plus de VICE
Chaînes de VICE