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techno

Le pire sextoy féminin de l'histoire est toujours visible sur Indiegogo

On vous présente BigoDicky, un gadget érotique cauchemardesque qui ne verra heureusement jamais le jour.

par Samantha Cole
09 mars 2018, 12:00pm

Capture d'écran YouTube

Cet article a été traduit par Motherboard France.

Le BigoDicky est un monstre. Gadget de torture érotique d'un nouveau genre, il est l'objet d'une campagne de crowdfunding qui était destinée à échouer. Imaginez : une brassière de sport munie d'un stimulateur de tétons, assortie d'un mini-short à l'intérieur duquel trône un dildo mobile destiné à pénétrer sans ménagement le vagin de l'utilisatrice. BigoDicky est une abomination dans les habits d'un sextoy girly, et fort heureusement, il ne sera jamais testé par le grand public.

Kyle Machulis, spécialiste de télédildonique (c'est-à-dire d'appareils de stimulation sexuelle autonomes) a repéré le gadget cette semaine à la faveur d'une navigation hasardeuse. Lancée par l'entreprise hongkongaise Quadragon Digital Media Limited, la campagne de crowdfunding a été suspendue en 2017, à l'issue de la première année de développement de BigoDicky. Seules 8 personnes ont soutenu financièrement l'initiative : 2170 $ ont été récoltés pour un objectif de 60 000 $.

Outre le fait que l'engin témoigne d'une conception un peu rudimentaire du plaisir féminin – le matraquage vaginal et le gommage de tétons ne plaisent pas à tout le monde – le dispositif est également atroce sur le plan esthétique. Rose bonbon, la brassière abrite 18 pads de stimulation musculaire, 9 par sein (c'est trop), accompagnés de "masseurs rotatifs" à mamelons qui me font frissonner d'horreur au moment où j'écris cette phrase. Les bidules ressemblent à des exfoliants électriques pour peau à problèmes, en plus douloureux. Il existe probablement un fétichisme des points noirs mammaires quelque part sur Internet, mais personnellement je n'appartiens pas à cette niche.

Quant au mini-short, il aurait pu être sorti tout droit d'une scène de Saw édition St-Valentin. Les développeurs de Quadragon – une équipe de cinq hommes, étonnamment – sont disposés à croire que les femmes aiment enfiler des cuissardes cyclistes contenant un dildo de 15 centimètres qui les pénètrerait sans faire de manières, avant d'esquisser d'impitoyables mouvements de va-et-vient en cliquetant. Tout cela sans la moindre forme de préliminaires, de variations, et sans possibilité de stimulations intermédiaires entre RIEN et un bon gros BOURRINAGE GÉNITAL extrêmement monotone.

Afin de nous éclairer un peu plus sur cet appareil bizarre, la page Indiegogo de la campagne fournit au lecteur quelques vidéos hilarantes mettant le jouet dans diverses situations tout à fait absurdes : BigoDicky bondit hors du mini-short, BigoDicky répond à des commandes vocales, BigoDicky masse un avant-bras.

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À ce moment de la lecture de l'article les propriétaires de pénis doivent se sentir particulièrement jaloux, devant un appareil si sophistiqué. Heureusement, les ingénieurs de Quadragon ont également conçu un sextoy masculin. Il s'appelle "ZiZi", il est joli, c'est une sorte de fleshlight compatible VR doté de deux boites contenant des faux seins gonflables. Il suffit de placer son pénis dans le tube et les mains dans les boites, et en avant la musique. Vous pouvez gonflez les seins à la taille de votre choix, selon l'humeur, du 36B au 40E.

« La plupart des pratiquants de l'onanisme se contentent de stimuler la partie inférieure de leur corps. Chez Quadragon, nous croyons qu'une simulation de rapport sexuel convaincante doit faire appel au toucher », précise la page de la campagne. « C'est la raison pour laquelle nous avons développé Zizitube. Zizitube, c'est un film porno en VR, un jouet de masturbation, mais aussi une expérience tactile complète ».

Parce que j'ai actuellement beaucoup de questions restées sans réponses, j'ai envoyé un email à Quadragon. Cet article sera complété si je reçois une réponse de leur part.